Dans cet épisode d’Au fil de l’idée, Olivier My nous invite à explorer une question qui traverse notre époque : comment avancer avec justesse quand tout bouge, tout le temps ?
À travers des images puissantes — la forêt, l’eau, la météo, les émotions comme boussole — il propose une manière concrète, simple et profonde d’aborder l’incertitude : non pas en cherchant le plan parfait, mais en retrouvant une posture vivante, fluide, présente.
On y découvre un regard différent sur le changement :
→ moins axé sur la performance,
→ davantage tourné vers la justesse,
→ et profondément ancré dans l’expérience humaine.
Olivier partage également la boussole qu’il a créée : W.A.T.E.R., une approche cyclique inspirée de la métaphore de l’eau, pour avancer même quand le chemin n’existe pas encore.
Un épisode pour celles et ceux qui se sentent parfois perdus, sous pression, en quête de clarté — ou simplement en transition.
Dans cet épisode, vous entendrez :
trouver sa voie
incertitude
monde imprévisible
changements personnels
émotions et décision
méthode WATER
posture du changement
justesse vs perfection
Olivier My
développement personnel
résilience
leadership authentique
Frédéric Ranganayaguy 00:02
– Bonsoir, je vous souhaite la bienvenue pour ce nouveau épisode au fil de l’idée Tisser des pensées, révéler des mondes. Sans plus tarder, accueillons notre invité de ce soir. Bonsoir Olivier.
Olivier M. 00:14
– Eh bien bonsoir, salut.
Frédéric Ranganayaguy 00:16
– Je suis ravi de t’accueillir pour cet épisode de podcast au fil de l’idée. Est-ce que tu peux te présenter ?
Olivier M. 00:23
– Eh bien oui, tout à fait. Donc Olivier My, aujourd’hui, je suis surtout un passionné du changement. de ce processus qui nous permet de passer de l’intention à l’action. Et on va dire qu’aujourd’hui, on m’appelle pour développer plus de sérénité et d’impact au quotidien. Donc ça peut être des dirigeants, des managers, ça peut être des équipes. Et dernièrement, c’est aussi des agents du changement comme moi qui souhaitent développer ça aussi dans leur propre activité.
Frédéric Ranganayaguy 00:53
– Ok, et ce soir, de quoi on va parler ? thème de cette soirée ?
Olivier M. 00:58
– Eh bien, à toi de me le dire. Non ? Non, c’est à moi de le dire. Très bien. Non, non, le thème de la soirée, en tout cas, quand tu m’as posé la question, je t’avais dit trouver sa voie dans un monde imprévisible. Et c’est un sujet que je trouve intéressant, surtout dans un monde aujourd’hui où on perd de nos repères et où on ne sait plus où aller, comment aller, où tout le monde a une certaine surcharge. Et du coup… Je trouve que ça crée beaucoup de malaise et beaucoup de mal-être ces derniers temps.
Frédéric Ranganayaguy 01:32
– Justement, c’est un sujet assez complexe. Et par où commencer ? Enfin, à quoi commencer dans ce sujet de trouver sa voie dans un monde imprévisible ? On commence par où, Olivier ?
Olivier M. 01:44
– Quand moi, j’ai évoqué ce thème-là, quand nous, on avait discuté ensemble, à quel endroit ça a résonné en premier chez toi ?
Frédéric Ranganayaguy 01:52
– À quel endroit ça a résonné chez moi ? Moi, ce que j’ai bien aimé, c’est que… « Imprévisible » , pour moi, ça fait référence à incertitude. Il y a de ça, en tout cas.
Olivier M. 01:59
– Oui.
Frédéric Ranganayaguy 02:00
– Et quand on parle d’incertitude, moi, je vois deux choses. C’est faire des actions, commencer l’action pour nourrir la réflexion. Et voilà où moi, j’ai commencé. Et toi, quand on parle de trouver sa voie, ça veut dire quoi ? Qu’est-ce que tu y mets derrière toi, quand on dit trouver sa voie ? Du coup, ça veut dire qu’il y en a plusieurs ? Comment tu le perçois ?
Olivier M. 02:24
– Déjà, il y a plusieurs aspects. Donc, juste pour revenir sur la partie d’avant, pourquoi est-ce que je te demandais où est-ce que ça résonnait ? Parce que tu as touché exactement là où moi, je commence habituellement. C’est le contexte dans lequel on est. Ça veut dire que trouver sa voie dans un monde qui est prévisible, c’est différent. Là, c’est trouver sa voie dans un monde imprévisible. C’est là le contexte qui fait la différence. Et donc, effectivement, le monde tel que tu l’as décrit, c’est aussi le monde… actuel, c’est un monde qui est beaucoup moins prévisible parce qu’il est marqué de crises, marqué d’incertitudes, il y a beaucoup de troubles, qu’ils soient géopolitiques, qu’ils soient sociaux, qu’ils soient sanitaires, fuites un temps, tu vois. Et forcément quand tu as ce monde qui bouge beaucoup, c’est beaucoup plus dur d’être stable, à la fois dans sa vie, mais également dans, on va dire, son chemin, quel qu’il soit. Donc ça c’est un premier aspect, ça c’est le contexte du monde dans lequel on est. Ensuite, trouver sa voie. Pourquoi est-ce que trouver sa voie, c’est un sujet qui me paraît intéressant, c’est que c’est un peu comme un voyage. Lorsque tu sais où tu veux aller et que tout se passe comme prévu, donc quand tout est prévisible, finalement trouver sa voie c’est assez facile. Je caricature, mais tu vois, il y a un côté où le chemin il est là, je le vois, je regarde, j’y vais quoi. Mais quand tu as tout qui bouge autour de toi, tu vois, tu imagines que le sol il se dérobe en dessous de tes pieds, bah tu fais comment pour t’agripper et puis savoir à quel endroit aller ? Bah en fait tu sais pas trop. Et donc moi, la notion de trouver sa voix, en vrai, je n’aime pas trop. C’est juste qu’il faut donner un petit sous-titre. C’est qu’on a l’impression qu’elle est là, il faut juste la trouver. Tu vois ce que je veux dire ? C’est comme si elle était quelque part. Il faut juste la chercher et puis la trouver. Pour moi, il y a une notion derrière, et c’est exactement ce que tu évoques, c’est qu’on construit finalement son chemin, et au final, on trouve sa voix à un instant T. C’est que tu vas sentir qu’il y a un endroit qui va t’appeler. plus qu’un autre endroit. Et du coup, tu vas faire quoi ? Tu vas faire un pas dans cette direction-là. La question qui se pose, c’est, à chaque pas que tu vas faire, tu vas apprendre quelque chose de nouveau, et donc tu vas te poser la question, est-ce que c’est toujours la direction que je veux prendre par rapport à qui je suis devenu maintenant ? Et du coup, ça nourrit bien la réflexion telle que tu l’as vue. Ce qui fait qu’habituellement, on a tendance à dire que c’est la clarté qui précède l’action, alors qu’en réalité, dans ce monde-là, c’est l’action qui va précéder la clarté parce que c’est l’action qui va nous permettre de gagner en clarté.
Frédéric Ranganayaguy 04:49
– C’est super intéressant ce que tu dis et j’aimerais poser une question. Comment toi, Olivier, t’es arrivé à cette façon de voir les choses ? Comment ça a émergé, cette vision ? Parce qu’elle me semble assez difficile à arriver tout d’un coup. C’est-à-dire que si on reprend la métaphore, on veut aller quelque part dans un voyage, on sait la destination, mais comment on choisit ? Ce n’est pas évident tout de suite comme ça. Tu vois ce que je veux dire ? Ce n’est pas évident déjà de décider de la destination. Surtout si on n’a pas l’ensemble des paramètres ou l’ensemble des critères qu’on veut comme destination. C’est déjà un challenge de faire ça. En plus que ça bouge, comme tu as dit, en perpétuel mouvement. Comment toi tu es arrivé à ce constat-là, cette vision-là ?
Olivier M. 05:42
– Je pense que j’ai juste vécu ma vie. Je pense que c’est une certaine réalité qu’on n’arrive pas à voir. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, il y a beaucoup de modèles. Après, je suis dans le métier du changement aussi, donc c’est quelque chose qui me parle, que j’étudie et que j’accompagne. Donc c’est un sujet quand même qui me tient à cœur. Mais je pense aujourd’hui qu’on a une vision des choses qui nous crée une certaine illusion de la vie. Typiquement, c’est marrant comme quoi il y a beaucoup de projets que j’accompagne, des équipes que j’accompagne, où on doit faire un plan. On doit faire un plan un an avant, où on doit déterminer précisément combien ça va coûter, et ce qu’on va faire, et combien on va gagner. Tu vois, typiquement. On va dire que c’est une illusion. C’est-à-dire que le moment où on te demande ça, c’est le moment où t’en sais le moins. Et donc du coup, c’est là où tu bluffes le plus, et après t’essayes de rattraper les morceaux. Et ça, tu recommences l’année d’après, et l’année d’après, et l’année d’après. Alors qu’en réalité, de plus en plus, en tout cas, le monde fait que c’est… tellement imprévisible qu’on pourrait passer du temps à essayer des choses et voir si ça va dans la bonne direction. Mais essayer d’une manière, j’aime pas trop le terme scientifique, mais d’une manière cadrée et structurée de manière à ce que ce ne soit pas le chaos. Moi, il y a déjà ce premier constat que je fais. C’est comme la météo, par exemple. Tu ne vas pas gueuler sur la météo parce qu’elle s’est trompée le lendemain. Tu as le temps, c’est la réalité de ce qui se passe. Et puis, il y a ce qu’on a prévu. qui est basé sur plein d’aspects de mesure et de technologie, de ce que tu veux.
Frédéric Ranganayaguy 07:23
– Et cette vision-là, cette façon de faire de manière empirique, on pourrait dire, est-ce qu’elle est adaptable partout, dans tout contexte, où il y a des limites ?
Olivier M. 07:33
– Moi, j’ai l’impression que c’est quelque chose que l’on fait intuitivement, lorsqu’on ne sait pas. C’est juste que quand on a envie aujourd’hui d’être… qu’on dirait d’être rentable, vraiment au sens, tu vois, pur et dur du terme, c’est je ne veux pas me fatiguer à faire un truc si je ne suis pas sûr que ce truc va m’apporter, parce que je vais dépenser, si ce n’est de l’argent, je vais dépenser de l’énergie, je vais dépenser quelque chose. Et du coup, parfois on se complique la vie, et on se complique la vie, et quand on se complique la vie, on bouge plus, parce que tu cherches, tu vois, cette réponse parfaite. Alors que justement, quand tu es perdu, imagine qu’on te lâche au milieu d’une forêt. D’accord ? Donc tu… débarque, tu te réveilles au milieu d’une forêt, t’as l’impression que c’est Lost qui recommence. Mais tu es perdu dans la forêt, il y a un moment donné tu veux survivre, tu veux trouver ta voie. Qu’est-ce que tu fais ? T’as pas de carte, t’as rien. Tu vas pas essayer de regarder le ciel en espérant qu’il y a un signe qui se révèle à toi. Qu’est-ce que tu vas faire ? Tu vas aller d’abord dans une direction et tu vas voir ce que ça donne. Donc il y a quelque chose d’assez naturel. dans cette dimension d’expérimenter et d’agir pour savoir. Sauf que parfois, on l’a un petit peu trop intellectualisé et le droit à l’erreur, toutes ces choses-là qui sont culturellement très ancrées, on a du mal à les mettre en pratique dans la vie de tous les jours. En tout cas, c’est comme ça que je le vois. Et je ne dis pas que c’est facile. Je dis juste que, bien à un moment donné, c’est quelque chose qui devrait être un petit peu plus naturel.
Frédéric Ranganayaguy 09:07
– Si je comprends bien, si jamais je suis perdu en forêt, naturellement, moi, je vais essayer de suivre une voie. Et qu’est-ce qui pourrait m’aider dans ces situations-là ? Sur quoi je pourrais m’appuyer comme connaissance ou compétence pour faciliter cette démarche de se lancer sans trop réfléchir ? Et plutôt, qu’est-ce que tu pourrais me dire là-dessus ?
Olivier M. 09:33
– Un premier truc déjà, c’est que tu pourrais regarder Koh-Lanta régulièrement. Au moins, tu pourrais voir ce que les gens font. Mais disons que là, en vrai, au-delà de la blague, qui n’en est une sans en être une, c’est qu’ils ont vraiment développé des compétences, ces personnes-là. En tout cas, de ce qu’on me raconte, que je ne suis pas un grand suiveur de Koh-Lanta, mais des grands fans de Koh-Lanta me disaient « Oui, les saisons de maintenant, ce n’est plus comme avant. » Avant, c’est vraiment des gens qui débarquaient, donc un peu comme toi et moi, sauf si tu me dis que tu es un grand aventurier et que tu fais ça tout à vue, mais moi, ce n’est pas du tout mon cas. Tu me lâches à un endroit, c’est qu’est-ce que je fais ? Et tu te débrouilles et tu apprends sur le chemin. Là, c’est des gens maintenant qui… qui se sont entraînés, qui ont développé les compétences qu’il faut. Donc du coup, il y a un moment donné où effectivement, quel est le bagage que tu veux développer pour pouvoir survivre là-bas ? Peut-être qu’il faut t’y préparer. Donc tu peux étudier la survie, tu peux étudier les choses. Donc il y a bien des connaissances et des compétences que tu peux développer. Donc ça, c’est un premier aspect. Il y a un deuxième aspect que je trouve intéressant et qu’on fait assez peu et qui pourtant est tout aussi utile, c’est d’avoir cette capacité à ressentir les choses. C’est-à-dire ? C’est-à-dire, par exemple, tu vas marcher sur un chemin que tu prends et de par ce que tu vas entendre, de par ce que tu vas ressentir, de par ce que tu vas voir, tu vois ? Quand je dis ressentir, c’est au niveau des sens. Tu uses tes sens, enfin, uses de tes sens pour faire sens de la situation et donc agir dans la direction qui te semble être la plus appropriée. Parce que… typiquement le domaine des émotions. On n’aime pas trop parler des émotions, alors qu’en fait, c’est un sujet qui est important. C’est une manière de recevoir une information qu’on n’a pas encore réussi à intellectualiser. Mais ça veut dire que c’est l’information presque la plus rapide que tu peux obtenir, qui te permet de pouvoir prendre une action. Donc, cette capacité à pouvoir ressentir, pour moi, c’est une des compétences qui pourrait être utile à développer, parce que c’est ce qui te connecte au présent. Alors que toutes les compétences intellectuelles que l’on a, c’est beaucoup plus basé sur le futur. Comment est-ce que je ferais ça si j’étais dans telle situation ou si je voulais répondre à tel problème ? Il y a un peu cette dynamique-là qui me paraît être intéressante.
Frédéric Ranganayaguy 11:58
– Et par rapport aux émotions, imaginons que tu as un stimuli extérieur, tu as quelque chose d’extérieur qui font ressurgir des émotions, mais par rapport à une expérience passée. Tu vois quelque chose qui fait sens pour toi, mais par rapport à quelque chose que tu as… vécu avant et là du coup tu es brouillé par rapport à ça, comment tu fais ? Tu vois, tu es sur le chemin, tu vois quelque chose et ce quelque chose fait référence directe à un événement passé, une expérience passée et en fait tu vas ressentir les émotions non pas de la situation réelle mais les émotions que tu as vécu dans cette expérience passée et du coup ça fausse ta perception du moment présent. Qu’est ce qu’on fait dans ces cas là selon toi ? qu’est-ce qu’on pourrait faire ?
Olivier M. 12:44
– Déjà, la question qui se pose, c’est est-ce que ces émotions-là, ce sont des émotions plutôt positives ou des émotions plutôt négatives ? Si elles sont plutôt positives, c’est cool. Donc, autant les garder. Si elles sont négatives, c’est du passé. Mais en tout cas, c’est ce que tu vis à ce moment-là. La question qui va se poser, c’est est-ce que tu as conscience que ce sont des émotions qui ne sont pas les tiennes maintenant, mais qui sont plutôt des émotions élastiques du passé ? Et ça, ce n’est pas toujours évident. C’est pour ça, d’avoir la capacité à la fois d’user de… tes connaissances et tes compétences, on va dire, dans l’absolu, et en plus d’avoir cette capacité à ressentir le présent, le réel, ce que tu vis vraiment à ce moment-là, je pense que ça me paraît être le combo gagnant. Comment est-ce que je ferais ? Pour moi, c’est vraiment de savoir est-ce que les émotions que je suis en train de vivre, c’est bien les miennes ou pas, et est-ce qu’elles sont appropriées pour me permettre de prendre la bonne décision à ce moment-là ?
Frédéric Ranganayaguy 13:34
– Du coup, là, ici, il y a deux questions. Est-ce que ce sont des émotions de maintenant ? ou du passé, et tu m’as dit, est-ce que c’est… Tu peux répéter ce que je n’ai pas bien saisi. Il y a deux questions qui sont émergées, mais je n’arrive plus à reformuler. Là, tu as dit par rapport aux émotions, tu couples avec d’abord le contexte, et ensuite, par rapport aux émotions, il y a deux questions qui sont importantes, c’est est-ce que c’est des émotions de maintenant, ou du passé, et est-ce qu’elles… Et l’autre question, j’ai du mal à…
Olivier M. 14:03
– Moi, c’est est-ce qu’elles sont appropriées par rapport au chemin que je veux emprunter. Parce que du coup, tu te dis, ok, Et là, j’ai une sensation de peur. Parce que cette peur-là, elle me permet d’appréhender le challenge que j’ai à affronter ou à dépasser. Parce que la peur, c’est intéressant comme système, c’est une sortie de zone de confort. C’est une sorte de seuil à franchir. Ça ne veut pas dire que tu n’es pas capable ou quoi que ce soit, c’est juste que tu as une crainte. Parce qu’il y a une incertitude derrière. C’est un petit peu comme quand tu vois un couloir qui est un peu noir. c’est qu’est-ce qui peut s’y passer derrière mais tu peux aussi vivre quelque chose comme de l’enthousiasme parce que t’as envie de découvrir quelque chose donc tu vois cette émotion là la question qui se pose c’est est-ce qu’elle sert l’objectif que tu as Et pour moi, c’est aussi ça qui importe. Presque, tu pourrais te dire, moi j’ai envie de survivre dans cette forêt-là, est-ce que ce petit coin sombre que je suis en train de voir, j’ai l’impression que c’est le seul chemin que je peux emprunter. Si j’ai peur aujourd’hui et que je décide de ne pas bouger, je ne vais pas bouger du tout. Et du coup, est-ce que ça sert mon objectif ou pas ? Normalement, quand tu n’auras pas bougé pendant 15 heures et que tu n’auras plus à boire et plus à manger, ça va être un peu compliqué. Et bizarrement, tu vas commencer à te mettre à bouger. Donc, il y a une dimension d’objectif qui est importante, qui est importante pour moi à avoir en exergue. Et ce qui est souvent oublié, c’est-à-dire que des fois, on se dit, je ne sais pas où aller ou je n’en sais rien. La question qui se pose, c’est est-ce que déjà tu sais où est-ce que tu veux aller ? Ça veut dire qu’avant d’y aller.
Frédéric Ranganayaguy 15:37
– Il y a plusieurs questions à se poser pour permettre d’éclaircir dans quelle direction on commence le pas. C’est ça que tu veux dire ?
Olivier M. 15:45
– Exactement, et la notion de direction est importante, et pas forcément de destination, parce que du coup, sinon, ça fausserait le message que j’envoie. Encore une fois, quand c’est clair dans ta tête que tu veux aller dans telle destination, donc il y a vraiment un endroit précis dans lequel tu veux aller, ensuite, tu construis le chemin. Tu trouves, tu passes par les branchages, tu fais Tarzan, ou tu fais, j’en sais rien. Mais des fois, il y a potentiellement des personnes qui ne savent pas vraiment où aller. Et du coup, quand tu ne sais pas vraiment où aller, imagine que tu es vraiment dans la jungle, tu n’y connais rien à la jungle, tu es lâché comme ça, tu te réveilles suite à, j’en sais rien, un crash d’avion par exemple, tu vois. Tu ne sais pas où aller. La question qui va se poser, c’est quel endroit t’inspire le plus ? Là, tu vois, tu regardes 360, tu le sens plus où ? Et c’est là en fait que tu fais ton premier pas. Et du coup, tu vas sentir au fur et à mesure, est-ce que c’est un endroit où tu sens que… que tu as des résultats qui sont plus positifs que négatifs.
Frédéric Ranganayaguy 16:45
– Je vais te poser une question assez peut-être absolue, mais imaginons que la personne, il n’y a aucun endroit où elle sent bien. Elle est vraiment bloquée parce qu’elle regarde, elle fait le 360, mais elle est tellement épris par la situation. Déjà, elle a s’y vécu peut-être à un crash d’avion où elle est sous le choc. Et là, elle est là et elle se dit, il n’y a aucun endroit où j’ai envie d’y aller. dans ces moments là est-ce qu’il y aurait quelque chose sur lequel s’appuyer ou de se rappeler pour justement pouvoir sentir la tête de l’eau ou sortir un petit peu pour respirer parce que la personne que tu me décris en plus elle est dans l’eau déjà elle a survécu de l’avion et en plus elle est tombée dans l’eau disons que j’imaginais plus que comme une métaphore pour dire que en fait elle est tellement sous le choc elle a la tête sous l’eau Elle n’a plus la capacité de traiter les informations extérieures. Et du coup, elle voit tout comme un danger. Elle n’arrive plus à se décider quel endroit commencer parce que tout me fait peur. Et là, est-ce que tu aurais une astuce pour justement pouvoir prendre du recul ou se rappeler de quelque chose pour pouvoir s’élever un petit peu et pouvoir respirer pour… reprendre ses idées ?
Olivier M. 18:06
– Je dirais qu’avant de passer à l’astuce, c’est déjà de comprendre ce qui fait que la personne est dans cette situation-là. Et qu’est-ce qui fait que cela fait sens qu’elle reste là où elle est. Et en fait, cette métaphore, elle est très bonne parce qu’il y a beaucoup de personnes qui se retrouvent dans ces situations-là, dans la vie. En fait, ils sont très confortables là où ils sont, parce que du coup, ils connaissent le sol sur lequel ils ont leurs deux pieds. Par contre, tout ce qui est autour est effrayant, soit parce qu’ils ont une crainte, j’en sais rien… qui peut être basé sur l’incompétence, sur l’inconfort, sur l’imprévisible, sur le jugement, sur j’en sais rien, qui font que le mouvement, tu ne le fais pas. Donc, il y a une sorte d’insécurité extérieure. Par contre, la question qui va se poser, c’est, est-ce que c’est satisfaisant de rester là où je suis ? Et est-ce que finalement, j’ai une intention, c’est-à-dire une désir et une direction qui va m’appeler dans une certaine direction ? Et pour moi, ça revient toujours à la même chose. Est-ce que j’ai un objectif qui est suffisamment clair et motivant pour me mettre en mouvement ou pas ? Si je n’ai pas ce truc-là qui me porte et qui résonne suffisamment avec moi, je n’ai aucune raison de me mettre en mouvement parce que c’est confortable là où je suis.
Frédéric Ranganayaguy 19:20
– C’est ce que je veux dire. J’aime beaucoup cette question que tu as dit plus tôt. Est-ce que la situation où je suis est satisfaisante ? Et il y a une notion de… Merci. Est-ce qu’on peut être malhonnête en répondant à cette question, selon toi ? Imaginons que, selon toi, est-ce que c’est possible que la personne, elle n’est pas satisfaite de la situation, ni même où elle se trouve, mais elle n’est pas assez honnête envers elle pour dire, non, je ne suis pas satisfait.
Olivier M. 19:49
– On est très fort pour s’inventer des histoires. La question qui se pose, c’est est-ce que c’est volontaire ou involontaire ? Et tous les cas sont possibles. Et ça, c’est basé très fortement sur notre histoire, sur les protections qu’on met en œuvre pour vivre, pour naviguer un monde qui, aujourd’hui, est imprévisible, et puis même avant. Donc, pour moi, oui, c’est tout à fait possible. Maintenant, la question qui se pose, encore une fois, il n’y a pas de jugement tellement à avoir sur le sujet. La question qui se pose, c’est qu’est-ce que tu en fais ? Est-ce que tu as envie de rester dans ce potentiel déni de la situation ? Si tu commences à te plaindre de cette situation-là, là, il commence à y avoir un problème. Parce que du coup, tu te plains d’une situation que tu construis et dont tu bénéficies.
Frédéric Ranganayaguy 20:38
– Et là, je me posais la question, finalement, est-ce qu’on n’aurait pas besoin d’un second naufragé ou un second rescapé sur cette île pour qu’il puisse nous donner un regard extérieur ? Est-ce que… Je me dis, imaginons que la personne est trop autocentrée, elle est trop plongée en elle, n’arrive plus à avoir ses moments de lucidité. Et est-ce que là, quelque part, on ne serait pas un peu dépendant de l’environnement et de l’autre pour qu’ils puissent nous dire, ah, mais là, j’ai l’impression que tu as peur. Ah, j’ai l’impression que quand tu dis ça, ça me semble faux. Tu vois ce que je veux dire ? Est-ce qu’il n’y a pas une dépendance à l’autre dans ces moments-là ?
Olivier M. 21:16
– Il y a des gens qui disent en tout cas qu’effectivement, on n’existe qu’au travers des yeux de l’autre. Donc c’est des gens qui disent ça. Je ne pourrais pas te dire qui, mais en tout cas, il y a des gens qui disent ça. Et je trouve que c’est assez intéressant comme vision parce que, techniquement parlant, les yeux, ça nous permet de regarder. En fait, aujourd’hui, tu vois, moi, j’ai beaucoup plus de facilité à te regarder toi parce que tu es à l’extérieur, mais c’est beaucoup plus dur. pour moi, de me regarder à l’intérieur. Et donc, c’est là où je pense qu’effectivement, le regard de l’autre, qui est un regard extérieur vers soi, est un miroir qui est important à avoir parce que du coup, ça peut nous révéler à la fois nos forces que l’on ne s’est pas identifiées forcément et qui peuvent être une illusion de la pensée que l’on a, ou également, en fait, les défauts qu’on ne veut pas voir. Donc, je pense que les autres peuvent être révélateurs de qui l’on est, effectivement.
Frédéric Ranganayaguy 22:04
– Et on a partagé là… pas mal d’astuces et de techniques, plus que des techniques, des questions précises. Et je voulais savoir, qu’est-ce qu’il y aurait d’autre à rajouter dans cette thématique-là ? À part le contexte, décider du contexte, les émotions, coupler les deux, se poser des questions comme est-ce que c’est satisfaisant la situation ? Est-ce que j’ai un objectif qui me donne envie de bouger ? à part ces outils et astuces que tu nous as offerts, quoi d’autre on pourrait rajouter ?
Olivier M. 22:43
– Il y a un aspect qui est connexe, en tout cas si je peux appuyer dans cette direction, qui est que changer, trouver sa voie, tous ces éléments-là, se mettre en mouvement, tout ça, en fait, ce n’est pas obligatoire. En tout cas, je vais donner deux angles sur le sujet. C’est-à-dire qu’il y a aujourd’hui beaucoup un culte de la performance. il faut toujours faire mieux, il faut être la meilleure version de soi-même il faut être excellent, il faut être j’en sais rien toujours atteindre un truc qui est plus haut alors qu’en vrai on s’en fout d’atteindre un truc plus haut tant qu’on peut vivre la vie qu’on a envie de vivre et qu’on atteint nos objectifs c’est pour ça que moi je préfère la justesse à la perfection c’est à dire ?
Frédéric Ranganayaguy 23:25
– Qu’est-ce que tu entends par la justesse à la perfection ?
Olivier M. 23:27
– En fait il y a la perfection qui est un petit peu l’illusion qu’on s’est donnée et qui a amené à énormément de traumas je pense chez beaucoup beaucoup de personnes, qui est en fait, il faut toujours faire plus. Cela ne sera jamais assez. Alors que la justesse, c’est cette capacité à faire les choses au bon moment, au bon endroit, de la bonne manière, potentiellement avec les bonnes personnes. Donc c’est une capacité d’adaptabilité, si je puis dire, orientée résultat, qui nous permet aussi d’apprendre un peu plus de qui l’on est, de nos capacités, et puis de l’associer à une direction qu’on cherche à prendre. Ce qui fait que c’est beaucoup plus facile d’apprécier les résultats qu’on réussit à obtenir pour nous, plutôt que de les comparer à quelque chose qui parfois est trop lisse et qui s’avère être la perfection. Tu vois ce que je veux dire ?
Frédéric Ranganayaguy 24:13
– Du coup, si moi je comprends bien, ça veut dire que dans tous les cas, la perfection n’est pas atteignable comme destination, mais qu’on peut s’approcher. Que c’est ça ? Est-ce que vraiment ce que je dis a du sens ?
Olivier M. 24:27
– Ce que tu dis a du sens, ce n’est pas directement lié à ce que je disais. Ce que tu dis a du sens, c’est-à-dire qu’en fait, La perfection est un problème si c’est un objectif. Parce que du coup, vu que ce n’est pas atteignable, c’est un peu chiant quand même, tu vois. C’est-à-dire que tu n’atteins jamais ton objectif. Par contre, il y a une notion d’horizon. J’aime bien le terme horizon, parce que du coup, tu sais que tu ne l’atteins pas. Mais c’est quelque chose qui va te porter. Donc ça, en tout cas, je rejoins les gens, par exemple, qui veulent aller vers la perfection, l’excellence, ce genre de trucs-là. Donc c’est ce que moi, je cherchais avant aussi. Parce que du coup, on a toujours envie d’être le premier, on a toujours envie d’être devant, M. Mais aujourd’hui, ce n’est plus ma recherche, c’est plus de me dire qu’est-ce qui est bon pour moi maintenant et qui est suffisant. Et pourquoi est-ce que c’est important comme nuance ? C’est que dans un monde de l’abondance, on peut se permettre d’aller au plus loin, etc. Parce qu’en fait, ce n’est pas ce qui est nécessaire, c’est juste qu’on veut pousser le truc au maximum. Dans un monde qui est contraint comme celui d’aujourd’hui, il y a moins de ressources, tout est plus compliqué, tout est plus instable, etc. la question qui se pose c’est c’est quoi la juste chose à faire pour atteindre le juste résultat la nuance elle est là dit autrement c’est comment est-ce qu’on peut faire moins pour faire mieux et ça veut dire retour à la simplicité, retour à l’essentiel et comment est-ce que on arrête de faire trop de froufrou autour et qu’on aille droit au but et ce déclic de changement on va dire de paradigme de changement de vision de vision.
Frédéric Ranganayaguy 26:00
– Quel a été le déclic pour que tu passes de prendre conscience qu’on n’est pas dans un monde de l’abondance, tout a une fin, tout est assez limité, et de se dire que j’arrête d’aller vers la perfection et que je regarde ce qui est satisfaisant pour moi et nécessaire.
Olivier M. 26:18
– C’est assez dur à dire. Je me dis que c’est des choses qui se sont révélées à moi plus que je les ai cherchées. mais en réalité c’est ce que la vie nous amène. Quand tu vois, je n’en sais rien, le Covid n’est pas si loin, tu te dis qu’il n’y a plus de papier toilette, c’est la panique. Bref, tu as les guerres qui sont dans le monde et tu te rends compte qu’il n’y a plus d’huile d’olive dans ton supermarché. Tu commences à sentir qu’il y a un truc qui se passe, qui fait qu’il y a moins de choses et donc on est plus contraint. C’est pas la famine, tu vois, mais il y a une dimension où il y a moins de choses. Donc, la question qui va se poser, c’est pas comment est-ce qu’on peut faire plus avec ce qu’on a, ou avec moins, tu vois, c’est vraiment comment est-ce qu’on peut faire mieux avec ce qu’on a, parce que derrière, il y a une notion de respect écologique de soi. Et donc aujourd’hui, on est bien dans une dimension où tu as deux mouvements qui se combattent. Tu as le mouvement, on va dire, de la consommation à outrance. et le mouvement de l’écologie au sens global du terme. Et donc là, pour moi, la notion de faire mieux avec ce que l’on a, c’est une notion écologique de soi. Comment est-ce que je peux avoir toujours les résultats qui sont bien ceux qui sont escomptés pour naviguer un monde qui est celui qu’il est aujourd’hui, mais tout en respectant qui je suis ? Dit autrement, mon 8, ma capacité à faire, sans me surcharger non plus, en me challengeant suffisamment pour me garder motivé. mais en respectant en fait que je ne reste qu’un être humain. Et je pense que ça, on l’a un peu oublié.
Frédéric Ranganayaguy 27:56
– C’est intéressant ce que tu as dit. Finalement, moi, ce que je comprends ici, c’est que c’est face à la contrainte que finalement, ça t’a poussé à changer, vu que la situation, il y avait une… On peut même dire que c’était une contrainte féconde, puisque ça t’a permis d’évoluer, de te dépasser face à… l’ancien toi, on va dire.
Olivier M. 28:23
– On peut voir ça comme ça. C’est marrant parce que du coup, quand tu parles de contraintes, on sent que c’est un cadre figé qui m’a enfermé. Et je pense que les deux contraintes que j’ai eues dernièrement, en tout cas qui me viennent en tête, c’est au contraire trop de liberté. Et c’est assez intéressant parce que typiquement, j’ai eu deux périodes qui me viennent en tête. il y a la période du Covid encore une fois sur laquelle je reviens où du jour au lendemain j’ai perdu 50% de mon activité et je faisais encore partie des chanceux d’avoir encore 50% mais du coup c’est un vide qui s’est créé dans mon agenda du jour au lendemain donc tu ne peux pas planifier et donc tu ne peux pas anticiper et en fait qu’est-ce que tu fais à ce moment là alors que moi j’ai toujours été quelqu’un qui essayait de continuer et donc du coup quand tu continues tout le temps t’as la tête dans le guidon tu n’arrives plus à la lever et puis tu ne peux pas construire quelque chose qui est peut-être plus toi. Tu réponds plutôt que de créer à partir de toi. Et c’est là où j’ai commencé à vraiment m’intéresser au sujet qui me bottait, tu vois. Et là, enfin, je ne pouvais pas dire que je n’ai plus le temps. Donc là, j’ai pris le temps pour faire des choses qui me plaisaient. Tu peux marcher à l’extérieur. On ne pouvait pas trop marcher à l’extérieur à l’époque. Mais du coup, tu achètes un chien et puis tu peux marcher à l’extérieur, tu vois. Il y a une dimension où tu te reconnectes à ce qui te botte. Tu vois, la dimension écologique de soi, c’est là où je l’ai un peu plus reconnue. Tu vois, tu regardes un peu le ciel. C’est con, mais tu vois, tu marches un peu dans la rue sans avoir à te dire « Ok, c’est l’heure, je vais avoir un meeting ou un truc comme ça. » Donc, il y a un peu cette reconnexion à un rythme. qui est peut-être plus le tien. Et donc du coup, je me suis formé sur les trucs sur lesquels je voulais me former. Et en fait, aujourd’hui, c’est ce qui est vraiment au cœur de qui je suis aujourd’hui, tu vois, et de ce que je propose. Et le deuxième moment, c’était cette année, tu vois, où grosso modo, pareil, j’ai eu un trou au niveau de mon activité. Et je me suis dit, pourquoi est-ce que je ne créerais pas un programme pour accompagner les personnes comme moi ? Parce que c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire, mais je ne lui ai jamais donné forme. j’ai rien à perdre j’essaye et puis ça prend pas mais au moins c’est quelque chose qui vient de moi et qui me permet de créer quelque chose non seulement qui me tient à coeur mais qui me permet de naviguer mon propre chemin finalement.
Frédéric Ranganayaguy 30:55
– Moi je vois bien que enfin je vais dire ça d’abord moi quand on parle de liberté je mets égal choix Pour moi, liberté égale choix. Quand tu as le choix, c’est là que tu as la liberté. Moi, je voyais ça, la première situation par rapport au Covid, c’était finalement, tu avais moins de choix parce que tu ne pouvais plus faire des actions. Finalement, tu étais contraint. Du coup, tu as perdu la possibilité. Et ça, ça t’a permis de te recentrer sur des choses que tu pouvais faire avec tes ressources actuelles. Je voyais ça comme ça et ça me faisait… réfléchir en disant que toi, parce que tu as eu beaucoup de liberté, que tu as changé. Ça fait un genre de paradoxe.
Olivier M. 31:43
– Oui, c’est ça. Ce que moi, je mettais derrière liberté, c’est qu’en fait, j’ai eu une respiration forcée. Parce qu’avant, j’étais juste sous l’eau tout le temps, au sens métaphorique du terme. Mais quand tu es sous l’eau tout le temps, tu ne vois plus la surface et tu vois plus… Tu vois déjà un peu flou, surtout quand tu ouvres les yeux sous l’eau. mais tu vois pas assez loin là j’ai eu une respiration c’est cette respiration qui m’a permis de pouvoir me dire bah tiens je pourrais faire autre chose c’est ça pour moi qui apporte la chose et moi derrière liberté tu disais il y a choix mais pour moi il y a aussi responsabilité parce que avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités parce que c’est spider man c’est un grand homme en tout cas.
Frédéric Ranganayaguy 32:31
– Le podcast arrive bientôt à la fin, ça passe très vite et il y a encore plein de choses à questionner. Mais est-ce que tu pourrais faire un récapitulatif des points importants que les personnes qui vont écouter cette vidéo devraient se rappeler de ce qu’on a dit ?
Olivier M. 32:49
– Tu ne m’as pas prévenu que je devais retenir en plus ce que j’avais raconté ? Je rigole.
Frédéric Ranganayaguy 32:55
– Peut-être pas tout, mais quels sont les… les points vraiment importants sur cette thématique. On a parlé de contexte, on a parlé d’émotion, on a parlé des questions. Tout à fait.
Olivier M. 33:06
– En fait, je vais pouvoir te le résumer de manière assez simple. Tu vois l’image qu’il y a derrière moi. Tu me disais, tiens, elle est assez imparable, très représentative. C’est parce que je m’inspire beaucoup aujourd’hui de la métaphore de l’eau. En fait, tu la vois là, elle navigue autour des rochers. Ça veut dire plutôt que de forcer un chemin. Elle trouve toujours son chemin. Et du coup… À partir de là, je me suis dit, est-ce qu’il n’y a pas quelque chose que je pourrais utiliser à partir de l’eau ? Et en fait, j’y ai décrit une approche que j’ai décrite sous l’acronyme WATER. Et du coup, je vais juste la partager, parce que moi, c’est un peu un résumé de ce qu’on a discuté. Parce que O, E, A, U, ce n’était pas super sexy. Donc WATER, c’était plus sympa. W, c’est WELCOME. WELCOME comme accueillir. Accueillir, c’est avoir… la capacité de regarder à ses pieds et d’apprécier son contexte. Où est-ce que je suis ? Qu’est-ce que j’ai envie ? Qu’est-ce qui m’appelle ? D’accord ? C’est ça l’idée. Le A, c’est align. Comment est-ce que je m’aligne à ce qui est important pour moi ? Ça peut être ce qui a de la valeur pour moi, mais ça peut être aussi quelles sont mes valeurs à moi, parce que c’est ce qui me permet, ensuite, quand je vais me mettre en mouvement, d’être aligné et cohérent dans la durée. T, c’est test. Comment est-ce que, justement, j’expérimente parce que du coup je sais qui je suis, je sais d’où je pars et donc je sais ce que je peux expérimenter et je comprends qu’expérimenter vaut mieux que de rester immobile E c’est expand c’est lorsque j’ai fait un pas qui a marché comment est-ce que je fais pour étendre la chose, donc c’est pas machinalement mais comment est-ce que d’une manière vivante focalisée par rapport à mes objectifs finalement j’étends une démarche qui a fonctionné pour moi et potentiellement je la déploie ailleurs et je m’appuie aussi sur d’autres personnes. Et enfin, le R, c’est Renew. Donc, c’est renouveler, respirer. Parce que comme l’eau, lorsqu’elle ne bouge pas, elle stagne. Alors que quand elle se jette dans la mer, elle s’évapore. elle devient nuage, elle retombe en tant que pluie et elle recrée un nouveau mouvement. Pour moi, c’est ça l’esprit, on va dire, de trouver sa voie dans un monde imprévisible.
Frédéric Ranganayaguy 35:18
– Ok, on le résume avec l’acronyme WATER, qui est une méthode qui t’a inspiré, qui t’a formulé pour permettre de se confronter au changement.
Olivier M. 35:31
– Oui, exactement. J’appelle ça plutôt une boussole qu’une méthode parce que du coup, derrière méthode, on a l’impression que c’est un plan qui est défini. Alors que là, c’est plus une orientation, c’est plus une méthode posturale, c’est plus une posture qu’on a face au monde, plutôt qu’une démarche.
Frédéric Ranganayaguy 35:46
– Ce n’est pas un processus, c’est-à-dire que on ne suit pas les… Ce n’est pas chronologique Water. C’est-à-dire que tu peux prendre à tout moment. Tu peux aller dans le renouveau…
Olivier M. 35:55
– Je vais plutôt dire ça, c’est cyclique.
Frédéric Ranganayaguy 35:58
– Cyclique, ok.
Olivier M. 36:00
– Comme le cycle de l’eau et comme les vagues de la mer.
Frédéric Ranganayaguy 36:04
– En tout cas merci pour ce partage d’outils moi j’aime bien à la fin du podcast finir avec une citation je sais que tu en as une est-ce que tu veux bien nous.
Olivier M. 36:18
– La partager je vais te la lire elle est très liée à ça en fait c’est une citation de Bruce Lee que j’utilise aujourd’hui beaucoup en conférence parce qu’elle explique vraiment le… cette idée-là. Et Bruce Lee, dans une interview, il nous dit « Vide ton esprit, sois sans forme, comme l’eau. » Parce que maintenant, quand tu mets de l’eau dans une tasse, elle devient la tasse. Tu peux mettre de l’eau dans une bouteille, elle devient la bouteille. Tu peux mettre de l’eau dans une théière, elle devient la théière. L’eau peut à la fois couler ou elle peut détruire. Et donc, « Sois l’eau, mon ami. » Et donc, c’est de Bruce Lee. Et c’est vraiment la citation qui, pour moi, m’a amené à creuser la question et à développer ce que je t’ai partagé.
Frédéric Ranganayaguy 37:00
– Bravo Olivier, merci pour ces partages et surtout pour ces outils très puissants que tu nous as offerts, les questions qui pour moi vraiment amènent cette réflexion et qui fait lien avec la citation de Bruce Lee qui est l’esprit. L’esprit, la pensée, la réflexion et ces questions permettent justement d’aller jouer dessus, aller vraiment travailler ça pour que finalement on devienne comme l’eau. merci Olivier, on se dit peut-être à bientôt pour un nouvel épisode ah, une dernière question est-ce qu’il y aurait une dernière chose à partager avant qu’on termine ?
Olivier M. 37:41
– Moi je trouve que c’est déjà très bien.
Frédéric Ranganayaguy 37:43
– Merci beaucoup pour l’invitation merci Olivier je vous souhaite une bonne soirée, à bientôt.