[Hors-série #9] Revenir à l’essentiel : agilité, passion et conversations qui comptent – Michel Godart – Olivier My – Pyxis Le Podcast

Description

Un épisode proposé par Pyxis Le Podcast.

Un an après une première rencontre sur un sofa d’hôtel, Michel Godart et Olivier My se retrouvent, cette fois à la Journée Agile de Liège.
Entre-temps, un virus s’est propagé : celui du podcast, des conversations longues, et du goût pour ce qui compte vraiment.

Dans cet épisode, il n’est pas question de recettes miracles ni de frameworks de plus.
Il est question de trop. Trop de jargon. Trop de complexité. Trop d’agilité « à l’échelle » qui finit par faire perdre le sens initial.

Olivier revient sur sa conférence « Retour aux bases avant l’échelle » et partage un constat lucide :
quand les organisations empilent les méthodes sans réinterroger l’intention, le changement devient douloureux au lieu d’être vivant.

Avec Michel, ils explorent aussi ce qui fait la singularité de Change & Chill :
des conversations longues, incarnées, sans préparation, où l’on prend le temps de comprendre qui parle avant de parler de quoi que ce soit.

Un épisode profondément humain, qui parle autant d’agilité que de leadership, de responsabilité, de passion… et de la valeur invisible des moments partagés.

À écouter si vous ressentez que le changement est devenu trop bruyant — et que vous cherchez à changer sans vous perdre.

Séquençage du podcast

[00:00:19] : Introduction et contexte du podcast PYXIS

[00:01:37] : Intervention à la Journée Agile : « Retour aux bases avant l’échelle, cultiver l’agilité authentique »

[00:02:42] : Définition et problématiques de l’agilité à l’échelle

[00:04:37] : Constats sur les dérives de l’agilité à l’échelle

[00:07:01] : Participation aux autres sessions de la Journée Agile

[00:08:45] : Lancement et philosophie du podcast « Change and Chill »

[00:11:49] : Méthodologie et retours d’expérience du podcast

[00:15:46] : Vision du changement au-delà de l’agilité technique

Idées Clés

Mots-clés

  • podcast changement
  • agilité authentique
  • agilité à l’échelle
  • leadership humain
  • intelligence collective
  • simplicité organisationnelle
  • changement naturel
  • conversations inspirantes
  • Change & Chill
  • Michel Godart Pyxis
  • Olivier My

Michel Godart (Pyxis)  00:19

– Bienvenue dans un nouvel épisode PYXIS, le podcast journée agile au Palais des Congrès de Liège. J’ai face à moi quelqu’un qui m’a inspiré puis que j’ai manifestement apparemment inspiré un petit peu. Et puis là qui m’inspire à nouveau parce que je vois les résultats de son travail, mais vous allez comprendre chers auditeurs et auditrices quand on va arriver plus en détail dans le débat de quoi je parle. Parce que là je mets un peu de mystère pour teaser l’arrivée de Olivier My. Bonjour !

 

Olivier M.  00:41

– Salut salut !

 

Michel Godart (Pyxis)  00:42

– Tu te rappelles ? Premier podcast ?

 

Olivier M.  00:44

– Tout à fait, c’était Nivelle. Il y a un an sur ton sofa.

 

Michel Godart (Pyxis)  00:49

– Sofa de l’hôtel. Oui c’est vrai.

 

Olivier M.  00:50

– Sofa de l’hôtel, mais je me rappelle de cette expérience-là qui m’a ouvert énormément de perspectives.

 

Michel Godart (Pyxis)  00:54

– Parce que tu as lancé ton podcast.

 

Olivier M.  00:56

– J’ai lancé mon podcast et là c’est 20 épisodes après. Donc un an, 20 épisodes après, on se retrouve l’un en face de l’autre.

 

Michel Godart (Pyxis)  01:02

– C’est grâce à toi que j’ai fait tout ça.

 

Olivier M.  01:04

– Tout à fait.

 

Michel Godart (Pyxis)  01:05

– Le virus est passé.

 

Olivier M.  01:06

– Exactement.

 

Michel Godart (Pyxis)  01:07

– Là il y a madame qui est derrière qui m’a dit « Ah c’est à cause de lui ! » Tout ce temps.

 

Olivier M.  01:12

– En vrai elle le sait déjà parce que je te rappelle, tu es venu à la maison pour enregistrer un épisode.

 

Michel Godart (Pyxis)  01:17

– Oui oui, je sais, J’étais charri un petit peu mais je vous dis, on va un peu titiller sur cet aspect-là parce que c’est vrai que nos premières fans et nos premiers supports sont nos partenaires et nos épouses respectives et que… S’une heure compréhension n’était pas là, ce serait parfois difficile de pouvoir tenir nos passions et nos lancers.

 

Olivier M.  01:32

– Ça c’est sûr.

 

Michel Godart (Pyxis)  01:33

– Alors aujourd’hui tu es revenu à la journée agile, tu étais de nouveau intervenant.

 

Olivier M.  01:37

– Exactement.

 

Michel Godart (Pyxis)  01:37

– Je vais revenir sur ton podcast après parce que j’ai envie de te demander plus d’infos mais on va quand même se concentrer d’abord sur la journée. Intervention aujourd’hui sur quel thème Olivier ?

 

Olivier M.  01:45

– Alors le titre de la session c’était « Retour aux bases avant l’échelle, cultiver l’agilité authentique » . personnes, parce que j’ai raconté un peu de contexte autour de la création de cette conférence, parce que je parle d’agilité à l’échelle, mais c’est un sujet qui ne m’intéresse pas particulièrement.

 

Michel Godart (Pyxis)  02:05

– Ah bon ?

 

Olivier M.  02:06

– Et donc j’explique pourquoi, c’est parce que moi ce thème-là m’inspire du trop, c’est-à-dire c’est trop gros, trop lourd, trop de gens et derrière trop de douleur et trop de souffrance. Et moi c’est ce que je vois beaucoup, beaucoup de trop. Et donc moi l’invitation que j’avais derrière ça, et c’est une autre manière d’aborder un sujet, c’est comment est-ce qu’on pourrait faire autrement ? parce que ce thème-là, je pense, est inévitable d’une certaine manière parce qu’il y a une certaine légitimité derrière le besoin d’agilité à l’échelle. Mais est-ce qu’on pourrait faire autrement pour que justement, on réussisse à avoir les résultats qu’on cherche à obtenir tout en ne détruisant pas tout sur notre passage ? Et donc la promesse, c’est ça.

 

Michel Godart (Pyxis)  02:45

– Comment tu pourrais vulgariser pour quelqu’un qui découvre l’agilité qui est encore à ses débuts, qui découvre cette capsule, l’agilité à l’échelle ? Comment est-ce qu’on va le résumer pour symboliser de quoi tu parles pour ceux qui ne le comprennent pas ?

 

Olivier M.  02:55

– Tout à fait. Alors… La question qui se pose, est-ce que cette personne-là sait ce que c’est que l’agilité ?

 

Michel Godart (Pyxis)  02:59

– On va dire qu’elle parle de quelques bases.

 

Olivier M.  03:02

– Grosso modo, si on considère que l’agilité, c’est une manière de fonctionner ensemble dans une équipe, c’est imaginer que là en fait, on a plusieurs équipes ensemble qui vont travailler sur un même produit. Et donc comment est-ce qu’on fait lorsqu’il y a plusieurs équipes qui travaillent sur un même projet, un même produit ? C’est ce qu’on met derrière agilité à l’échelle. Et donc en fait, derrière cette problématique… Il y a deux sujets qui sont finalement importants. C’est un sujet de synchronisation et un sujet d’alignement. Et du coup, comment est-ce qu’on fait ? Parce que c’est un vrai besoin derrière.

 

Michel Godart (Pyxis)  03:34

– Est-ce qu’il y a des profils qui ne sont pas justement demandeurs, même si c’est trop ?

 

Olivier M.  03:39

– Malheureusement, j’ai l’impression que c’est entre guillemets le nouveau Scrum. C’est-à-dire que fut un temps où les gens voulaient aller vers de l’agilité. Et malheureusement, peut-être encore aujourd’hui, mais il y a une vision que l’agilité c’est Scrum et donc tout le monde voulait faire ça. Puis maintenant, il y a une mode de soi-disant « c’est faire du scrum à une équipe » , donc maintenant faisons plus et donc faisons de l’agite à l’échelle. La difficulté est, est-ce qu’aujourd’hui on répond à un vrai besoin ?

 

Michel Godart (Pyxis)  04:04

– D’une part, et d’autre part, on se dit, tiens, est-ce que les entreprises déjà en mouvement, elles n’ont déjà pas du mal d’intégrer la réelle agilité puisqu’elles ont même sur certaines le don de se dire « c’est mort » . Mais en fait, c’est mort parce qu’ils n’ont peut-être pas compris les bases et mal impliqué les bases et on est en train de parler d’aller plus loin. C’est ça que tu dénonces quelque part ? Exactement.

 

Olivier M.  04:20

– C’est pour ça que la conférence que je fais, c’est trois quarts de la conférence et en fait, on va revenir aux bases. Est-ce qu’on se souvient encore de ce pour quoi on voulait faire avant de partir sur nos grands chevaux ? Donc c’est ça que j’essaye d’amener.

 

Michel Godart (Pyxis)  04:32

– Quelle était la perception du public ? Est-ce que tu as été étonné ? Est-ce qu’il y a eu des questionnements où tu te dis « Ah, je ne m’y attendais pas » ? Comment s’est faite l’interaction ? Est-ce que ça coulait de source pour tout le monde ?

 

Olivier M.  04:41

– Alors c’est difficile à dire parce que le créneau que j’avais n’était pas le plus simple. Moi, j’aime bien intervenir le matin parce que moi, je suis plus frais et les gens aussi. Là, c’était le dernier créneau. Moi, j’avais une énergie qui était différente. Je pense que les gens aussi. Néanmoins, pour les interactions que j’ai eues, c’est intéressant parce que Je sens quand même qu’il y a des hochements de tête.

 

Michel Godart (Pyxis)  04:58

– D’accord, donc ça parle.

 

Olivier M.  04:58

– Ce que je raconte n’est pas complètement désaligné. Je le parle parfois d’une manière un peu extrême, juste pour voir si effectivement ce que je raconte est cohérent. Après mon extrême n’est peut-être pas le même que tout le monde, je suis quand même assez rond comme garçon dans ma manière de parler. Mais je pense qu’il y a une certaine résonance dans la manière accessible que j’essaye d’avoir dans mon discours. Ça veut dire que j’essaie d’amener ça pas sous l’angle du jargon, mais simplement de parler à n’importe qui qui pourrait être dans un environnement comme ça. et de rappeler, mais en fait c’est ça qu’on cherche à faire au départ. Si tu avais l’impression qu’il y avait quelque chose qui clochait dans ton organisation, peut-être que c’est pour cette raison-là.

 

Michel Godart (Pyxis)  05:34

– Et c’est peut-être le moment de faire la recette.

 

Olivier M.  05:36

– Exactement. C’est peut-être l’occasion de te dire, mais en fait ce n’est pas déconnant que j’ai l’impression que ce soit bizarre ce qu’on fait. Peut-être parce qu’on en a simplement oublié le sens et l’intention au départ.

 

Michel Godart (Pyxis)  05:44

– Qu’est-ce qui t’a permis de faire ce constat qu’il y avait trop ? C’est quoi le premier symptôme qui t’est remonté où tu t’es dit, là on est vraiment dans du trop, ça déconne ?

 

Olivier M.  05:51

– Il y a je pense deux aspects. Aspects, le premier aspect c’est quand je côtoie les gens.

 

Michel Godart (Pyxis)  05:56

– Les échanges.

 

Olivier M.  05:56

– Les échanges parce que du coup il y a plein de gens qui me disent en fait ça n’a rien changé. Non seulement ça n’a rien changé mais il y a encore plus de problèmes maintenant.

 

Michel Godart (Pyxis)  06:06

– Ah ouais carrément.

 

Olivier M.  06:07

– Moi je vois ça et encore plus qu’avant il y a un jargon supplémentaire qui est arrivé. C’est à dire que déjà quand parfois tu mets juste de l’agilité, du scrum ou peu importe, les gens te parlent avec un jargon qu’ils ne comprennent pas eux-mêmes mais par contre ils se parlent entre eux. avec un jargon que chacun comprend à sa manière. Et puis après, il s’étonne qu’il y ait un résultat qui soit un peu étrange. Maintenant, avec la JTL échelle, tu as un autre jargon qui se rajoute au-dessus. Et au bout d’un moment, en fait, on parle des choses, on ne se comprend plus et on s’étonne que les résultats ne soient pas là. Donc je pense qu’il y a quelque chose autour de simplifier, Et si tu te rappelles l’année dernière, quand j’étais visquété…

 

Michel Godart (Pyxis)  06:41

– On est assez aligné avec ton premier sujet.

 

Olivier M.  06:43

– Exactement, je venais parler de simplicité et c’est un truc qui pour moi aujourd’hui est d’actualité, non seulement dans le monde des entreprises, mais d’une manière sociétale. d’une manière sociétale, c’est ça qu’on cherche à faire. Faire moins, faire mieux, plutôt que de chercher toujours à faire plus.

 

Michel Godart (Pyxis)  06:56

– En fait tu restes cohérent en Ligier, t’es hyper cohérent et aligné.

 

Olivier M.  06:59

– Bah on essaye en tout cas.

 

Michel Godart (Pyxis)  07:01

– Ça c’était sur ton intervention mais tu as participé aussi à d’autres ateliers, tu as profité un peu de la journée, tu as eu le temps ?

 

Olivier M.  07:07

– Moi je suis arrivé en fait à Liège hier soir.

 

Michel Godart (Pyxis)  07:09

– Ah oui donc ça va, t’avais le temps.

 

Olivier M.  07:11

– Donc j’avais le temps mais il s’avère que j’ai travaillé ce matin. Donc malheureusement j’ai pas pu assister à de belles conférence qu’il y avait ce matin, il y avait Lisa Atkins en introduction. Donc ça vraiment, j’ai vraiment loupé ça. Par contre, j’ai eu la keynote de l’après-midi qui était, je trouve, très intéressante sur l’intelligence collective.

 

Michel Godart (Pyxis)  07:28

– Qu’est-ce qui t’a marqué ?

 

Olivier M.  07:29

– Sur cette session-là, il y a un terme qu’il faudrait que je regarde là, sur mon téléphone. C’est un terme que j’ai noté parce que je prends rarement trop de notes, je préfère être connecté avec la personne. Mais il y a un terme qu’il a utilisé que je trouve intéressant sur les différents types d’intelligence collective, différentes manières de faire les choses. Je ne me rappelle plus du mot, mais je me rappelle du sens, qui est intéressant, c’est comment est-ce qu’on peut gérer un groupe à résoudre un problème ? Et il y avait le mode naturel qui émerge des groupes, c’est on centralise, il faut qu’il y ait quelqu’un qui dise où est-ce qu’on va, etc. Donc c’est un peu le mode naturel qu’un groupe peut avoir. Et le deuxième mode, qui est en fait le mode des fourmis, qui se coordonne par rapport à ce qui a déjà été fait. Ça veut dire que je sais ce que je dois faire parce que je regarde ce qui a été fait.

 

Michel Godart (Pyxis)  08:18

– Et on est dans de l’incrémentation.

 

Olivier M.  08:20

– On est effectivement dans de l’incrémental et moi, du coup, on va dire qu’on fait les connexions qu’on a envie de faire. Et moi, je suis très cambant, je suis très flux. Et donc, ce qui est important, ce n’est pas le titre que tu as, mais c’est en quoi tu contribues à la production de valeur telle qu’elle est.

 

Michel Godart (Pyxis)  08:33

– Et apporter ta pierre à l’édifice.

 

Olivier M.  08:34

– Exactement. Et du coup, on parle de leadership derrière, de responsabilité et de prise en main finalement de son avenir et de ce en quoi on contribue.

 

Michel Godart (Pyxis)  08:42

– Tu m’as dit, apparemment je t’ai inspiré, tu as lancé ton podcast, j’y ai participé.

 

Olivier M.  08:45

– Exactement.

 

Michel Godart (Pyxis)  08:45

– J’ai vu et j’ai écouté des interviews que tu fêtes qui sont parfois d’une heure mais qui sont, waouh, inspirants des gens. Mais comment tu les trouves ?

 

Olivier M.  08:52

– Comment je les trouve ?

 

Michel Godart (Pyxis)  08:53

– C’est quoi ta recette magique Olivier ? Parce que ça je veux bien le partager.

 

Olivier M.  08:56

– Des fois il suffit de discuter avec les gens au détour d’une porte d’un événement et de voir ce qui fait que dans leurs yeux, il y a ces petites étincelles d’une passion. Moi c’est ça que j’ai toujours voulu faire passer et c’est ce qui a fait que je t’ai interviewé aussi parce que je vois… Les personnes ne le voient pas parce que là, c’est de l’audio. Mais quand tu es en face de moi, je vois cette étincelle dans tes yeux et je trouve que c’est quelque chose qui mérite d’être partagé. Et donc, la plupart des gens que j’ai interviewés sont des gens qui un jour au détour d’une conversation…

 

Michel Godart (Pyxis)  09:25

– Ont une passion.

 

Olivier M.  09:26

– Ont une passion, ont quelque chose. Mais qui dit passion ne dit pas un truc extraordinaire. C’est juste que quand elles parlent de quelque chose, on sent qu’il y a quelque chose qui se révèle en eux.

 

Michel Godart (Pyxis)  09:37

– Le cœur s’immuie.

 

Olivier M.  09:37

– Exactement, et donc c’est ça les personnes que je viens chercher Et que je continue à chercher Parce que je pense que n’importe qui On n’a pas besoin d’être une personne Qui a X millions d’abonnés pour avoir quelque chose à dire Qui va raisonner avec quelqu’un d’autre Moi c’est ça que je veux dans ce podcast là C’est que n’importe qui ait cette capacité à pouvoir s’exprimer Et à partager et raisonner avec d’autres On en a parlé.

 

Michel Godart (Pyxis)  09:57

– T’as des gens qui sont là En train de regarder combien de likes j’ai sur TikTok Ou Facebook ou LinkedIn Combien de followers j’ai, combien de statistiques De podcasts j’ai, et en fait Parfois je dis mais tu sais Il suffit d’une personne qui te fait un mail et qui te touche aux tripes parce qu’il prend le temps de t’écrire et que sa vie est courte et qu’il a pris 10 minutes pour t’écrire. Mais quel beau cadeau ! Un like, ça prend un millième de seconde, la personne t’oublie dans la seconde qui suit. Tout à fait. Ça n’a aucune valeur et on l’oublie trop souvent.

 

Olivier M.  10:20

– Exactement.

 

Michel Godart (Pyxis)  10:21

– Quelqu’un qui t’écrit une évaluation et te sort une tartine de cinq phrases où il a pris le temps de réfléchir et de te faire des compliments, mais ça vaut quoi par rapport à un like ? Ça n’est pas comparable.

 

Olivier M.  10:30

– Il n’y a rien d’humain dans tout ça et je pense qu’on l’oublie. Et moi, en tout cas, ce que j’ai découvert dans le podcast, c’est grâce à toi, c’est le moment qui est passé. C’est-à-dire que moi, finalement, ce que je partage, C’est le résultat de ce qui s’est passé. Mais moi, je vis vraiment une expérience avec les gens parce que le choix que j’ai fait, qui est une contrainte, contrainte peut-être que j’ai eu par toi d’une manière ou d’une autre. Mais je trouve ça intéressant. C’est que, par exemple, dans mes épisodes de podcast à l’heure actuelle, les gens ne l’ont pas remarqué, mais il y a une femme, un homme, une femme, un homme, une femme, un homme dans chaque mois.

 

Michel Godart (Pyxis)  10:59

– Tu te rappelais de ma fameuse proposition, ça y est diversifié et inclusif.

 

Olivier M.  11:03

– Et c’était intéressant pour moi de faire cet exercice là. Et il y a aussi une volonté de ma part de le faire en physique. C’est-à-dire que les 20 épisodes que j’ai faits, donc là j’en ai 28 en réalité, ils ont tous été faits en physique, sauf une personne. C’est juste que la personne est Aline Maurice.

 

Michel Godart (Pyxis)  11:19

– Ah ouais, là c’est un peu compliqué.

 

Olivier M.  11:20

– C’était un peu plus dur, mais la plupart du temps je l’ai fait en déplacement où la personne est venue. Toi tu étais venu chez moi.

 

Michel Godart (Pyxis)  11:26

– Exact.

 

Olivier M.  11:26

– Et je trouve que c’est ce qui nous redonne un petit peu de connexion, de proximité et le podcast aide énormément à ça.

 

Michel Godart (Pyxis)  11:32

– C’est une des raisons pour lesquelles je ne donne aucune formation en ligne. Moi je veux des formations présentielles pour faire communauté. pour faire cet échange, pour faire ce lien, ce contact qui est humain et qui est nécessaire et qu’il ne faut pas oublier. Ça me rappelle que sur mon profil LinkedIn, j’ai toujours mis chasseur de passion. Je crois que je vais jamais le renlever en fait. C’est vraiment ce qui nous réunit. Tu as raison.

 

Olivier M.  11:49

– Un vrai passionné et tu as développé d’autres passionnés derrière toi. Donc merci à ça parce que ça m’a rappelé en fait le plaisir que j’ai à interviewer des gens et à révéler des personnes.

 

Michel Godart (Pyxis)  11:59

– Quels sont les retours que les gens te donnent ? C’est quoi leur vécu ? À la fois quand ils viennent au micro mais peut-être aussi l’auditeur, auditrice ?

 

Olivier M.  12:06

– Ok parce que justement il y a les interviewés qui… ont tendance à me dire qu’ils n’ont pas vu le temps passer. Parce qu’il s’avère que, comme j’en avais discuté avec toi, j’ai décidé de faire des épisodes longs. Moi, ils font à peu près une heure et demie. Bon, 1h45 en termes d’enregistrement, mais ça tourne toujours entre une heure et une heure et demie. C’est un choix, mais c’est un choix qui pour moi est conscient. Et assumé. Et assumé parce que les épisodes tels que je cherche à les faire, c’est qu’il y a environ une demi-heure vraiment de connaissance de la personne avant d’aborder finalement le sujet qu’on voulait parce que selon le sujet qu’elle va aborder, qui elle est ? va totalement changer la couleur de la manière dont ça va être transmis.

 

Michel Godart (Pyxis)  12:40

– Nous sommes bien d’accord. C’est le référentiel, c’est le côté légitime de l’approche.

 

Olivier M.  12:43

– Exactement. Et donc, ce parcours-là, la plupart du temps, les gens me disent « Je me suis vraiment senti écouté parce que les questions qui sont arrivées ont été naturelles. » Et je leur dis « En fait, c’est parce que je m’intéresse vraiment à ce que tu racontes. Je ne suis pas là pour un truc marketing de je ne sais pas quoi. .

 

Michel Godart (Pyxis)  12:58

– Ou pour faire du présentiel sur LinkedIn.

 

Olivier M.  13:00

– Oui, c’est ça. Moi, en fait, si je suis avec toi, c’est comme si on était à un café et que je te posais des vraies questions d’intérêt parce que j’ai une curiosité. Et en fait, il n’y a pas de préparation. Ce qu’il faut savoir, c’est que je parle pendant une heure et demie avec quelqu’un, il n’y a pas de préparation. Pourquoi ? Parce que j’ai besoin juste de la première question que je vais lui poser parce que le reste va être une conversation telle que je l’aurais eue si vraiment on s’était posé pendant deux heures avec quelqu’un. Donc ça, c’est les premiers retours que j’ai. Et d’auditeur ou d’auditrice, quand j’en ai, parce qu’en vrai…

 

Michel Godart (Pyxis)  13:27

– C’est plus dur, hein ?

 

Olivier M.  13:28

– Ouais, mais je pense que j’ai vraiment un truc que je transporte avec moi parce que même quand je suis en conférence, là ici, il y a très peu de gens qui viennent me voir. Alors voilà, je ne… Je ne discuterai pas des raisons parce que en vrai, j’en sais rien. Mais quand j’ai des retours, les retours sont intéressants parce qu’ils révèlent la valeur du moment passé avec la personne. C’est-à-dire que toi d’ailleurs, c’est intéressant, c’est que l’épisode qu’on a fait ensemble a résonné chez des personnes que je connais qui m’ont envoyé un message et je vous ai mis en contact.

 

Michel Godart (Pyxis)  13:54

– Oui, c’est vrai.

 

Olivier M.  13:54

– Tu te rappelles. Et donc, c’est quand on voit qu’il y a des vraies connexions comme ça qui se font que tu te dis, rien que pour cet épisode, ça valait la peine de le faire. Parce que tu sens… C’est ça, tu as contribué à quelque chose. Oui. et je trouve que rien que ça, ça vaut tout l’effort qui était nécessaire. Par contre, ce que j’ai appris et que je trouve intéressant, c’est que si moi, je n’ai pas forcément beaucoup de retours, en vrai, ce n’est pas si grave, parce qu’il y a quand même de l’effort à faire quand même, mais par contre, les gens qui ont fait l’interview, eux ont eu des retours. Et même quand ils ne s’en souvenaient pas ou qu’ils ne s’en rappelaient pas, il y a des gens qui sont allés les chercher. Moi, rien que pour ça, c’est de me dire, voilà.

 

Michel Godart (Pyxis)  14:28

– Ça mérite d’être fait. Et puis, il ne faut pas oublier que le podcast est quand même un format très particulier. Les gens, quand ils veulent faire un like sur un Facebook ou un LinkedIn, ils savent très bien que tout le monde va voir qu’ils ont réagi sûr.

 

Olivier M.  14:39

– Oui.

 

Michel Godart (Pyxis)  14:39

– Et donc c’est se dévoiler.

 

Olivier M.  14:41

– Exactement.

 

Michel Godart (Pyxis)  14:42

– Quand tu es dans le podcast, et c’est la magie du podcast, on en parlait récemment, et c’est pour ça que j’y fais référence, en fait tu écoutes ça dans ta voiture, dans un endroit avec des oreillettes, c’est un peu intime, voire très intime.

 

Olivier M.  14:53

– C’est vrai.

 

Michel Godart (Pyxis)  14:53

– Et personne ne sait ce que tu écoutes comme podcast, ou ne trace ce que tu écoutes, à moins que tu ailles faire un like sur un podcast. cast sur les réseaux sociaux et on revient dans la boucle. Mais je veux dire, à la base, c’est assez anonyme.

 

Olivier M.  15:06

– C’est marrant.

 

Michel Godart (Pyxis)  15:07

– Et je crois que c’est aussi pour ça que c’est très difficile d’obtenir du feedback des auditeurs et auditrices. Parce que c’est ce qu’ils ont choisi comme média Pour une de ces raisons-là aussi. C’est avoir l’intimité de se dire, je suis incognito, je suis la petite souris qui vient se glisser dans la conversation et personne ne sait que je suis là. Si je réagis, ma souris, elle se dévoile.

 

Olivier M.  15:25

– C’est intéressant et c’est vrai que ça me rappelle certains retours quand même que j’ai qui sont « je t’écoute quand je suis dans mon trajet en voiture et quand je suis seul à écouter » parce que ça me permet d’avoir un trajet où le rythme fait que ça convient à la personne. Mais c’est vrai que souvent, c’est quand ils sont seuls.

 

Michel Godart (Pyxis)  15:42

– Alors le podcast, est-ce qu’il reprend des conversations agiles ? Et ce sera ma dernière question. On va continuer tout doucement.

 

Olivier M.  15:46

– Des conversations agiles ?

 

Michel Godart (Pyxis)  15:47

– Elles sont quotidiens, c’est ton métier.

 

Olivier M.  15:49

– Et non. Parce qu’en fait, ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’agilité au sens technique du terme. Le thème, c’est Change and Chill. C’est comment est-ce que le changement peut avoir un impact positif dans notre vie. C’est comment on passe de la décision à l’action pour construire un avenir qui nous ressemble. Et en vrai, on fait tous ça dans notre vie. Agile ou pas agile. Et je pense d’ailleurs que ça pourrait être intéressant d’arrêter de parler de ça. d’agile ou pas d’agile, mais vraiment de parler de ce qui est important pour nous.

 

Michel Godart (Pyxis)  16:14

– Des relations humaines.

 

Olivier M.  16:15

– Des relations humaines, des décisions que l’on prend, des décisions de ne pas agir parfois, tant qu’elles sont intentionnelles et qu’elles nous permettent de nous réaliser dans le futur.

 

Michel Godart (Pyxis)  16:23

– C’est inspirant. Ton feedback est inspirant. Et je voudrais encore une fois te remercier. Moi, je suis personnellement très, très content de te revoir. Effectivement, du visu.

 

Olivier M.  16:30

– Plaisir partagé.

 

Michel Godart (Pyxis)  16:31

– On rappelle aux auditeurs et aux auditrices que ce feedback s’est terminé aujourd’hui, mais qu’on peut suivre ton podcast. Il est sur toutes les bonnes plateformes. Rappelle-nous le nom du podcast.

 

Olivier M.  16:39

– Change.com. And chill.

 

Michel Godart (Pyxis)  16:40

– Et Olivier My, tu as un site internet ?

 

Olivier M.  16:42

– Tout à fait. Donc c’est oyomyony.fr. Et puis vous trouverez toutes les infos dessus, à la fois sur ce que je fais, sur le podcast et sur plein d’autres choses.

 

Michel Godart (Pyxis)  16:51

– Et dans ton podcast comme dans le mien, il y a un lien vers un voicemail. Et on plaît, c’est un message vocal. Donc n’hésitez pas. Vous avez entendu un petit feedback allié. Ce serait quand même sympa de lui dire « Ouais, j’aime ton podcast, j’aime ce que tu fais. Les filles, les garçons, allez chez vous. Allez, allez, un petit feedback » . Ça ne coûte rien. Vous pouvez vous écouter autant de fois que vous voulez avant de l’envoyer. Vous mettez votre mail, vous l’envoyez. Ça peut rester à colis. Tout le monde va être entre nous. On ne vous le dira personne. Et vous pouvez donner votre feedback. À bientôt pour de nouvelles aventures podcast.

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