À 30 ans, Tristan Monthiller dirige une société d’immobilier clé en main et manage une équipe de 15 collaborateurs.
Mais son parcours entrepreneurial est loin d’avoir été linéaire.
Dans cet épisode de Change & Chill, Tristan revient avec lucidité sur :
Ce qui rend cet échange particulièrement fort, ce n’est pas seulement la réussite entrepreneuriale.
C’est la manière dont Tristan parle :
Il partage sa vision d’un management basé sur les résultats plutôt que le présentéisme, sur la confiance plutôt que le contrôle, et sur la conviction que l’énergie du dirigeant est un actif stratégique.
Un épisode pour celles et ceux qui :
Un échange sans filtre sur l’entrepreneuriat, la résilience, la discipline et la performance durable.
[00:00:31] Présentation de Tristan Monthiller et son parcours
[00:03:33] Perception du changement
[00:05:18] Formation et choix d’études en génie civil
[00:17:56] Expériences professionnelles en tant que salarié
[00:23:22] Transition vers l’entrepreneuriat via la danse
[00:34:52] Période de dépression et rebond
[00:39:32] Création et développement de l’entreprise immobilière
[00:43:54] Association avec Alexandre
[00:48:15] Croissance de l’équipe jusqu’à 15 collaborateurs
[00:52:41] Valeurs et culture d’entreprise
[01:02:07] Processus de recrutement et onboarding
[01:09:01] Biohacking et optimisation de la santé
[01:21:04] Questions personnelles finales
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Olivier My 00:05
– Bienvenue dans ce nouvel épisode de Change & Chill, où j’ai le plaisir d’accueillir Tristan Monthiller. Salut Tristan ! Comment ça va ?
Tristan M. 00:31
– Ça va très bien et toi ?
Olivier My 00:32
– Ça va. C’est toi qui t’es levé tot pour venir aujourd’hui !
Tristan M. 00:36
– Cinq heures et quart je crois.
Olivier My 00:36
– Cinq heures et quart quand même.
Tristan M. 00:38
– Comme ça ouais.
Olivier My 00:40
– C’est très cool de t’avoir et puis finalement je ne fais pas beaucoup d’épisodes en studio donc c’est sympa de le partager avec toi.
Tristan M. 00:46
– Carrément. Trop bien.
Olivier My 00:47
– Pour commencer, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur qui tu es ? Qui suis ? La grande question.
Tristan M. 00:52
– J’ai combien de temps pour répondre ?
Olivier My 00:54
– Vas-y, on a le temps.
Tristan M. 00:56
– Écoute, je vais essayer de la faire assez courte. Du coup, je suis Tristan, comme tu l’as dit. J’ai 30 ans, depuis pas très longtemps. Depuis un mois, passé dans la trentaine. Ça m’a fait un petit quelque chose.
Olivier My 01:06
– Je comprends.
Tristan M. 01:06
– Je sais que j’en ai parlé un peu avec des amis. La plupart de mes amis, ça n’en a rien fait. Moi, ça m’a fait un petit quelque chose. Il y a une dizaine qui vient de se finir et on démarre une nouvelle dizaine. J’ai trouvé ça intéressant. J’ai pas mal réfléchi à qui j’étais et où est-ce que j’étais quand j’avais 20 ans. J’ai trouvé ça assez intéressant. En tout cas, pour ma part, le chemin parcouru entre mes 20 et mes 30, quand tu prends une dizaine, Ah oui, quand même, il s’est passé des choses. Donc voilà, j’ai 30 ans, j’habite à Saint-Etienne, à côté de Lyon. Je suis ingénieur bâtiment et travaux public de formation, entrepreneur, chef d’entreprise. Moi, je dis rarement entrepreneur. Je ne sais pas pourquoi, parce que je pense que ce mot, il est peut-être galvaudé pour moi.
Olivier My 01:42
– Ça veut tout et rien dire en même temps. C’est à la fois positif pour certaines personnes, à la fois négatif pour d’autres.
Tristan M. 01:47
– C’est peut-être le salut à toi, jeune entrepreneur, tu vois, qui a marqué. En tout cas, moi, je dis beaucoup plus souvent que je suis chef d’entreprise, parce qu’en l’occurrence, je m’estime chef d’entreprise. C’est un sujet d’ailleurs qu’on pourra parler, parce que des fois, il y a des personnes qui disent qu’elles sont chefs d’entreprise. Et de mon point de vue, ce n’est pas le cas. Je trouve que quand on est solopreneur, par exemple, pour moi, j’estime qu’on n’est pas chef d’entreprise.
Olivier My 02:07
– C’est intéressant.
Tristan M. 02:08
– Chef d’entreprise, du coup, dans l’immobilier, comme tu le sais.
Olivier My 02:11
– Ce qui est cohérent avec, on va dire, les études que tu nous as évoquées.
Tristan M. 02:15
– Cohérent, oui, mais différent, tu vois. Je n’ai pas fait des études d’immobilier. J’ai fait des études de bâtiments et de travaux publics. Et du coup, l’immobilier, je l’ai appris ensuite. Mais j’ai cette double casquette. Du coup, je travaille dans l’immobilier, donc dans l’investissement locatif, l’achat-revente, les travaux, le financement bancaire. Enfin, voilà tout ça, mais je pense qu’on en parlera. Je suis passionné d’entrepreneuriat, passionné d’investissement, passionné d’humain et de relations humaines également, avec la volonté d’avoir un impact positif sur les personnes qui m’entourent et sur le monde en général pour étendre un petit peu plus loin. Passionné également de biohacking, de longévité de la vie, de sport, de tout ce qui tourne autour du fait d’être en bonne santé le plus longtemps possible. Ça, ça m’intéresse beaucoup et de plus en plus ces dernières années. Également très sportif. Bon, voilà, du coup, j’ai beaucoup parlé.
Olivier My 03:00
– Oui, mais c’est déjà pas mal. Je pense que, justement, on va avoir du temps. J’espère qu’on aura l’occasion de passer par, on va dire, l’ensemble de ces sujets-là, parce que je pense que, quand on est passionné, on peut parler de plein de sujets avec les petites étoiles aux yeux. Et je voulais rebondir sur un des éléments que tu as évoqués, le fait d’avoir de l’impact sur le monde, parce que ce podcast, en tout cas… le concept que moi j’essaie de développer c’est change and chill, donc il y a change dedans et la partie changement est importante parce que c’est tel que moi je le décris notre capacité à prendre des décisions et à créer un avenir pour soi et pour les autres. Et du coup toi si je te dis changement, ça résonne comment ?
Tristan M. 03:38
– J’ai trop de blagues qui me viennent à l’esprit Le changement c’est maintenant c’est ça non ? Oui alors il y a des gens qui ont dit ça il y en a beaucoup qui ont dit bien ça La question c’est du coup.
Olivier My 03:46
– Hormis la blague le terme changement quand je te dis changement du coup Merci. Comment ça résonne chez toi ?
Tristan M. 03:51
– Positivement, déjà. Pour répondre à la question comment ça résonne, si la question c’est résonne, pas forcément qu’est-ce que ça m’évoque. Si c’est comment ça résonne, ça résonne positivement et j’ai envie de dire si possible dans la bonne direction. Changement, parce que le changement ça peut aussi être négatif.
Olivier My 04:09
– Tout à fait.
Tristan M. 04:09
– Clairement. Chez moi ça résonne positivement mais ça peut être négatif. Du coup je me dis quitte à ce qu’il y ait du changement, autant que ce soit si possible dans la bonne direction. Et du coup dans quelque chose de plutôt positif, si possible.
Olivier My 04:20
– Mais c’est pas toujours possible oui tout à fait donc pour toi le terme en lui-même est plutôt positif parce que c’est vrai qu’il y a des personnes que je rencontre dans les écosystèmes dans lesquels j’interviens où ils me disent moi le changement je l’aime pas il peut se comprendre d’une certaine manière mais c’est marrant parce que tu disais donc tu as eu 30 ans il n’y a pas longtemps.
Tristan M. 04:39
– 29 décembre.
Olivier My 04:40
– 29 décembre entre le 25 et le 31 c’est d’ailleurs une des seules fois où j’ai fêté mon anniversaire c’est vrai ?
Tristan M. 04:46
– Avec des amis bah ouais tu fêtes ton anniversaire habituellement bah en fait entre le 25 25-26 tu vois tout le monde enfin la plupart des gens sont en famille pour Noël c’est vrai le 31 tout le monde le fête en fait moi je suis bah au milieu je me souviens peut-être quand j’avais 23-24 ans on avait fait une petite fête tu vois mais on était 6 ou 7 Sinon, globalement, je n’ai malheureusement pas l’occasion de trop le fêter avec mes amis mon anniversaire.
Olivier My 05:07
– Voilà déjà un changement. Aux 30 ans, il y a déjà une petite fête. Exactement. C’est génial. Si on remonte un petit peu, on va dire l’horloge, et qu’on revient un peu au niveau de tes études. Donc toi, tu as choisi d’aller dans le bâtiment, tu disais. Est-ce que quand tu étais plus petit, c’est ça que tu voulais faire dès le départ ou pas ?
Tristan M. 05:29
– Non, pas forcément. Non, non, pas forcément. Bah écoute, je vais t’expliquer comment ça s’est passé. Concrètement, parcours somme toute classique, tu vois, bac scientifique, option sciences de l’ingénieur. Arrivé en première, on commence à te dire qu’est-ce que tu veux faire plus tard. Donc en effet, moi, je me suis posé la question. J’avais plutôt des bonnes notes. Tu vois, j’étais plutôt dans le haut de la classe de mémoire. J’étais classé 2, 3e au lycée. Du coup, donc voilà, qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? Bon, bah, je ne savais pas trop. Donc, me voilà parti en recherche de ce que je veux faire plus tard. Et du coup, donc, mon grand-père… travaillait dans les travaux publics. Il a toujours travaillé dans les travaux publics, plutôt dans des grosses boîtes, sur des postes très techniques, type conduite de travaux. Et puis après, il a pas mal évolué et il a fini plus sur des postes, tu vois, de direction d’agence, typé un petit peu plus commercial. De mémoire, il a été directeur régional, enfin, tu vois, des choses comme ça. Il a beaucoup travaillé, alors ça s’appelait la chimique de la route, parce que je sais qu’il me dit souvent, j’ai travaillé à la chimique de la route, je crois que c’est Eurovia, enfin, tu vois, ça doit être…
Olivier My 06:25
– Ça a changé de nom ?
Tristan M. 06:26
– De toute façon, c’est un des trois gros, quoi. C’est soit Vinci, soit Bouygues, soit Eiffage, je ne sais pas trop lequel, là, comme ça. Mais bref, du coup, il a toujours travaillé là-dedans. Et du coup, j’en ai échangé avec lui de ça. J’ai dit, tiens, en effet, ça a l’air intéressant, les travaux publics. Et du coup, il m’a mis en relation. Donc, il était à la retraite quand moi, j’avais 18 ans. Du coup, il m’a dit, écoute, si tu veux, on organise un repas avec le responsable de l’agence de maintenant, qui a été aussi conducteur de travaux et tout. Donc, voilà, on a organisé un repas, discuté pendant deux heures. Et puis, à l’issue de ça, j’ai dit, en effet, ça a l’air cool.
Olivier My 06:52
– Ça a l’air cool. Et du coup.
Tristan M. 06:54
– Je me suis dirigé là-dedans. Puis après, tu cherches une école. Alors, soit tu fais une prépa, soit tu rentres en école d’ingénieur direct. Donc moi, du coup, ce que j’avais fait… Donc j’ai fait le tour un peu des écoles autour de Rouen, donc je suis originaire de Rouen, pas très loin de Saint-Etienne. Donc j’avais été à l’INSA, j’avais été à Polytech de mémoire et à l’ENIS, l’école nationale d’ingénieurs de Saint-Etienne qui est maintenant devenue Centrale Lyon. Et du coup super bon feeling quand je suis arrivé dans cette école et du coup j’ai dit à ma mère c’est dans cette école que je veux aller. Donc je vais tout faire pour et en effet j’avais tout fait pour, je m’étais mis à beaucoup travailler de mémoire parce que c’était pas non plus hyper simple de rentrer. Et donc du coup on était sur une prépa intégrée en fait directement à l’école. Donc en fait, tu rentrais à l’ENIS, tu rentrais en première année. en spécialité génie civil, donc bâtiment et travail public. Et tu ressortais en cinquième année là où à l’INSA. En fait, j’avais été pris aussi à l’INSA, j’avais été pris à Polytech et j’avais été pris à l’ENISE. Et j’allais dire contre toute attente. Alors l’INSA de Lyon est une école connue, connue et reconnue. Le truc, c’est qu’à l’INSA de Lyon, à l’époque, peut-être que ça a changé depuis, mais à l’époque, donc moi, ça date déjà d’il y a 12 ans du coup, tu rentrais en première année, t’étais en prépa en gros classique, mais t’avais pas de spécialité. Et donc t’étais en prépa maths, physique, chimie, comme tout le monde. À la fin des deuxièmes années, c’était ton classement. qui te permettait de choisir. Exactement. Et du coup, moi, j’avais appris que génie civil était un des domaines les plus demandés. L’INSA de Lyon, c’est déjà compliqué d’être pris. Tu sais que tu vas te battre déjà contre les meilleurs. Et moi, je m’étais dit, et on m’avait dit, en gros, si tu n’es pas très bien classé à l’INSA, tu te retrouves dans les derniers, tu prends ce qui reste. Et ce qui reste, c’est génie électrique ou génie informatique. Moi, je n’ai pas du tout envie de faire du génie électrique ou de l’informatique. Et du coup, moi, je m’étais dit, du coup, je ne vais pas à l’INSA. Et donc, vu que j’avais été pris à l’ENISE, je suis rentré à l’ENISE. Et puis sinon, j’avais mis l’IUT des Glottons, qui est un peu l’IUT aussi le plus reconnu pour le bâtiment et les travaux publics. Donc voilà, j’ai pas mal divagué, mais je crois que j’ai répondu à ta question.
Olivier My 08:37
– Non, mais c’est très bien. Mais ce qui me questionne, c’est que grosso modo, ton choix s’est fait à partir de, on va dire, de rencontres.
Tristan M. 08:43
– Ouais.
Olivier My 08:44
– Il y a ton grand-père avec qui tu as échangé. C’est souvent les personnes qui nous entourent qui influencent pas mal nos décisions, parce que forcément, c’est des choses que tu vois, des personnes en qui tu as confiance, qui créent une relation avec toi, qui est sincère et qui est honnête. Tu t’es pas dit tiens je vais… peut-être regarder autre chose avant de me lancer ? Tu t’es dit direct, ok, j’ai eu le feeling avec la personne avec qui j’ai déjeuné ou dîné, je ne sais plus. Du coup, go.
Tristan M. 09:06
– Non, il y a eu des recherches. De mémoire, ça s’est fait en plusieurs étapes. J’ai discuté avec mon grand-père. J’ai dit, en effet, ça peut être intéressant, le bâtiment, les travaux publics. Après, Google, à l’époque, il n’y avait pas de chat GPT. Il n’y avait pas l’intelligence artificielle en général. Google était mon ami. J’ai commencé à me documenter, à regarder ce que c’était, quels étaient les métiers auxquels on pouvait prétendre. en travaillant dans le bâtiment et dans les travaux publics. Et puis après, je suis revenu vers mon grand-père. J’ai dit, en effet, ça peut être intéressant. Et vu qu’il m’avait proposé, il m’avait dit, si tu souhaites échanger avec… Je ne sais plus comment il s’appelle ce monsieur, mais si tu souhaites échanger avec lui, on organisera un repas. Et c’est là où je lui avais dit, on va faire un repas. Et du coup, c’est ça qui m’avait fait me dire, en effet, en discutant avec lui, le mec était hyper passionné. Et du coup, je me suis dit, en effet, ça a l’air cool. Et c’est à partir de là où j’ai cherché des études là-dedans.
Olivier My 09:50
– Est-ce que tu te souviens, parce que quand tu évoques que la personne était passionnée et du coup, ça a eu un impact ? sur toi. Est-ce que tu te rappelles de certaines phrases ou certains mots qui l’Asie, qui chez toi ont résonné et qui t’ont amené à faire ce choix par la suite ?
Tristan M. 10:02
– C’est peut-être un peu vieux. C’est vieux déjà, mais des phrases ou des mots précis, non. Après, c’est un tout. Et c’est vrai qu’en tout cas, dans le domaine du bâtiment et des travaux publics, il y a, en tout cas, je trouve beaucoup de personnes passionnées par ça. Moi, je sais que du coup, mes camarades de promo, il y en a quand même beaucoup qui sont vraiment passionnés. Et tant que c’est un domaine assez passionnant, moi, je trouve, un secteur d’activité passionnant, il y a beaucoup de gens passionnés. Il y a beaucoup, souvent, les conducteurs de travaux, ceux qui gèrent des chantiers sont relativement passionnés. Donc, de mémoire, c’était un tout. Je pense que le gars, je sentais qu’en fait, il allait au travail le matin, il était content d’y aller. Et ça, moi, je pense que c’est le principal. Il n’y a pas que ça dans la vie, mais on passe tellement de temps au travail que si possible, si on peut éviter d’y aller en reculons, c’est quand même mieux.
Olivier My 10:42
– Oui, je comprends. Et si justement des personnes n’avaient pas la clarté sur c’est quoi le génie civil, c’est là où tu allais. Comment est-ce que tu le décrirais ?
Tristan M. 10:51
– Le génie civil, c’est le fait, j’allais dire, tout simplement, c’est vrai que ça, je me rends compte aussi souvent. nous qui faisons des travaux, tu vois, beaucoup de travaux, ça paraît complexe, dangereux, risqué pour plein de gens. Et en fait, quand on est dedans et qu’on sait faire, ça l’est un peu moins, mais bon bref. C’est le fait de construire des bâtiments, le bâtiment dans lequel on est, il a été construit par des gens, tu vois. Normalement, en tout cas. Oui, normalement, pas des robots encore. On a vu, franchement, il y a des robots artisans, c’est bluffant. On a regardé des vidéos avec Alex, tu te dis que ça paraît pas improbable que d’ici 10 ans, il y ait des robots qui remplacent des humains sur les chantiers, quoi.
Olivier My 11:27
– Alex, en tout cas, une personne dont on parlera probablement dans l’épisode.
Tristan M. 11:30
– Certainement, peut-être, je ne sais pas, on verra. Et donc voilà, c’est le fait de construire des bâtiments ou des ouvrages d’art. On appelle ça des ouvrages d’art. Des ponts, des barrages, des autoroutes, tout ça, c’est des ouvrages d’art. Donc c’est globalement construire ce qui nous permet de nous déplacer, construire toutes les infrastructures qui tournent autour, donc les centrales nucléaires civiles, toutes les centrales éoliennes, photovoltaïques, tout ça, ça tourne autour du génie civil. Et puis après, construire les bâtiments dans lesquels on habite, que ce soit le Burj Khalifa jusqu’à la plus petite maison. Tout ça, c’est du génie civil.
Olivier My 12:03
– Ok, d’accord. Et du coup, tu rentres dans cette école, Prépa intégrée, tu disais. Est-ce qu’il y a quelque chose dans ton parcours qui t’a parti en marqué ?
Tristan M. 12:12
– Dans mon parcours à l’école ?
Olivier My 12:13
– Oui.
Tristan M. 12:15
– Tellement, tellement, tellement. Du coup, l’ENIS, l’École nationale d’ingénieurs de Saint-Etienne, comme beaucoup d’écoles d’ingénieurs, il y a un vrai esprit de camaraderie. Moi, mes meilleurs amis, les amis dont je suis le plus proche, qui sont pour la plupart, on va dire, mes meilleurs amis, c’est tous mes amis d’école d’ingénieur. Moi, j’ai perdu contact. En tout cas, je n’ai plus de relation avec les amis que j’ai pu avoir maternelle, primaire, collège, lycée. Je n’ai plus de relation avec ces gens-là. Moi, très rapidement, j’ai switché. Je me suis super bien entendu avec mes amis d’école d’ingénieur qui sont du coup toujours mes amis. Donc ça, ça m’a marqué. On a passé des moments incroyables. On a fait plein de trucs. En fait, il y avait plein de trucs organisés par l’école. tu vois des week-ends qui… des rencontres. Donc moi, c’est l’école nationale d’ingénieurs de Saint-Etienne. Et en fait, il y en a cinq ou six des écoles nationales d’ingénieurs. Donc il y a Tarbes, il y a Brest, il y a Metz. Donc on se rejoignait une fois par an pour se faire des jeux inter-enni. C’était génial. Donc il y avait le week-end ski, il y avait les week-ends d’intégration. Nous, l’intégration, elle dure un mois et demi dans mon école d’ingénieurs. Et même par extension, enfin, tous les jeudis soirs, il y avait des trucs d’organiser tout ça. Donc on a beaucoup profité de tout ça les deux premières années. Après, moi, je suis passé de l’autre côté parce que j’ai organisé énormément d’événements. J’étais vice-président du BDE. J’ai été président de l’association des Jeux Inter-ENI. Donc, j’ai organisé les Jeux Inter-ENI pendant une année avec un de mes meilleurs amis. Et puis, on avait une équipe. On était 20, tu vois. J’ai organisé l’intégration en dernière année. Donc, ça, c’est pareil. C’est 150 nouveaux arrivants qu’on appelle des Minus. Des Minus ? Des Minus. Voilà, c’est les Minus les premières années. C’est les Minus. Et puis, dès qu’on est en deuxième année, on devient un ancien. Et quand on sort de l’école, on est un ancêtre.
Olivier My 13:43
– Ah oui ?
Tristan M. 13:43
– Voilà.
Olivier My 13:44
– Carrément.
Tristan M. 13:45
– Et donc, mine de rien quand même, c’était vraiment du boulot parce que du coup, 150 premières années à intégrer, deux semaines d’intégration où il n’y a pas cours. Donc là, il faut organiser des activités tous les jours, du lundi au vendredi pendant deux semaines. Plus après, tous les jeudis soirs pendant globalement un mois et demi. Donc franchement, ça demande du boulot.
Olivier My 14:02
– Donc ça.
Tristan M. 14:03
– Ça m’a vraiment marqué. Et puis après, sur l’aspect école d’ingénieur, plus qu’est-ce qu’on fait en école d’ingénieur et tout ça. Quand on est dedans, franchement, c’est très théorique. Et encore, moi, l’ENISE, on avait quand même beaucoup de stages, parce qu’un an et demi de stage, c’est en les cinq ans, donc c’est quand même conséquent. Et vu qu’on était en génie civil dès la première année, donc quand même beaucoup de TP, beaucoup de cours de conduite de travaux, études de prix, tu vois. Donc c’était quand même très axé bâtiment. Mais pour ce long, on avait mécanique des fluides, résistance des matériaux, toutes les maths, toute la physique et tout. Donc quand même beaucoup de troncs communs relativement théoriques, qui, moi, m’ont challengé. J’y suis arrivé, mais c’était quand même challengeant. Il y avait quand même du travail. et qui plus est pendant Pour ma part, je ne voyais pas trop l’intérêt de tout ça, parce que moi, je me voyais très clairement être conducteur de travaux ou maître d’oeuvre, pas forcément chercheur en génie civil. Et du coup, maintenant, avec du recul, en fait, qu’est-ce que cette école d’ingénieurs-là m’a apprise ? Mais je pense que c’est le cas. Voilà, Martin Boujouan, que tu connais, qui est aussi ingénieur et qui bosse dans l’immobilier maintenant. Voilà, il pourra discuter avec pas mal d’ingénieurs, en fait. Et tu es aussi ingénieur, je crois, de formation. Oui.
Olivier My 15:01
– Il paraît, oui.
Tristan M. 15:03
– Bah en fait moi maintenant avec du recul ça t’apprend de l’arrière en fait on est hyper carré et en tant que chef d’entreprise moi je sais que c’est quand même un vrai force d’être carré et rigoureux et ça t’apprend à chercher par toi même. Moi je pense qu’on sort d’école d’ingénieur on sait quand même pas faire grand grand chose pour ma part voilà j’avais tout à apprendre en tout cas encore dans le bâtiment tu vois même si voilà on avait les bases mais on avait tout à apprendre en entreprise par contre on savait se débrouiller tu vois et moi je trouve que c’est ça que ça m’a appris en tout cas.
Olivier My 15:29
– C’est marrant parce que quand je t’ai posé la question, je me suis dit… que j’aimerais lui poser la question de qu’est-ce qu’il retient de tout ça. Donc, tu y allais tout seul, c’est très bien. Et je me suis dit, mais moi, du coup, je retiens quoi de mon école d’ingénieur ? Donc, moi, j’ai plutôt été à côté d’Insa Lyon, d’ailleurs. Moi, j’étais à CPE Lyon. Et plutôt côté électronique, télécom. Et c’est vrai qu’au final, ce n’est pas forcément les sujets en eux-mêmes. Bon, déjà, parce que je n’ai jamais été très bon en technique. Mais c’est plus la partie structurée, la partie rigueur, comme tu dis, qui fait que… maintenant, on peut plus facilement s’adapter. Et c’est marrant parce que quand on me l’a dit à l’époque, parce que moi, quand j’ai choisi ce parcours-là, c’est plus parce que je ne savais pas ce que je voulais faire. Et vu que je ne savais pas ce que je voulais faire, je demandais, c’est quoi le parcours qui me permettrait d’avoir toujours le maximum d’options ? Et on me disait, fais ingénieur, comme ça, tu sauras te débrouiller, tu vois. Et je pense qu’on ne le comprend vraiment que quand on sort de l’école. Et qu’on arrive sur le terrain, parce qu’au final, sinon, on est toujours dans un parcours scolaire qui est quand même très structuré, qui dépend du programme de l’école, de ce qu’ils veulent enseigner, ce qu’ils veulent faire passer comme compétences. Mais effectivement, quand on sort, on est un petit peu moins dans un flou. On se dit au pire, je ferai ça, au pire, je ferai ça. Mais tout devient option plutôt que contrainte. Donc, en tout cas, ça a beaucoup résonné ce que tu évoques. Tu sors de l’école. Oui, vraisemblablement. Vraisemblablement, tu sors de l’école. Comment est-ce que ça se passe juste après ? Tu cherches un job ? Tu décides de monter quelque chose. Comment ça se passe ?
Tristan M. 16:56
– Je cherche un job.
Olivier My 16:56
– Tu cherches un job. Classique.
Tristan M. 16:58
– À cette époque-là, je pense que le fait d’être chef d’entreprise a un peu toujours été au fond de moi quand même. Juste 23 ans, ni l’envie, ni la maturité. Ça ne m’a même pas traversé l’esprit. De créer une entreprise à cette époque-là, pas du tout. Je n’avais même pas 23 ans, j’avais 22 ans et demi. Donc non, je cherche un job. J’ai été embauché dans une entreprise en tant que maître d’œuvre. Maître d’œuvre, conception et réalisation sur des bâtiments commerciaux et industriels. Donc globalement, mes clients, c’était Ikea, Grandfrais, Décathlon, le Club Med, Carrefour aussi.
Olivier My 17:27
– Des grands noms quand même.
Tristan M. 17:29
– Des grands noms, des grands comptes. Et du coup, voilà, donc maître d’œuvre, conception et réalisation. Globalement, on faisait toute la conception des projets, puis la réalisation. Donc voilà, j’ai démarré par ça.
Olivier My 17:38
– Ok, donc tu as trouvé autour de chez toi ?
Tristan M. 17:42
– Côté de Saint-Etienne. Alors après, les chantiers, c’était dans toute la France, donc avec des déplacements dans toute la France. régulièrement, plusieurs fois par semaine.
Olivier My 17:49
– En fait, la question qui me vient, c’est tu vas dans cette première boîte qui est en fait ta première boîte après la sortie de l’école. Qu’est-ce que fondamentalement tu y apprends et surtout combien de temps tu y restes ?
Tristan M. 18:01
– J’y apprends qu’entre ce qu’on peut vendre en entretien d’embauche et la réalité de l’entreprise, ce n’est pas le cas de toutes les entreprises, mais en tout cas c’est le cas de celle-là, il peut y avoir un fossé.
Olivier My 18:11
– Je pense que ça résonnera avec beaucoup de gens.
Tristan M. 18:14
– C’était le cas de cette entreprise. Il y avait… Un fossé, c’était un très grand fossé, un grand canyon. Donc, très vite, déçu et claque de tout ça.
Olivier My 18:24
– Est-ce que tu peux nous donner une couleur ? C’est quoi ? C’est en termes d’ambition, du poste qu’on te vend ? Ou est-ce que c’est en termes d’activité ? Qu’est-ce qui a fait le fossé pour toi ? Tout. Tout, ok.
Tristan M. 18:35
– Tout, ouais, ouais, tout. Donc déjà, le salaire, on te dit que la prime d’intéressement équivaut à, en moyenne… un mois et demi, voire deux mois de salaire annuel. Donc, du coup, t’arrives, au bout d’une semaine, tu parles un peu avec les collègues, tout ça. Et du coup, on m’a dit que la prime d’intéressement, c’est bien, c’est entre un mois et demi et deux mois de salaire. Et là, il rigole. Il me dit, tu t’es fait avoir, mais un peu comme tout le monde, mon pote. Non, non, en moyenne, on est plus sur du un demi mois de salaire. L’année dernière ou il y a deux ans, on a eu un mois de salaire parce que c’était une très bonne année, mais tu t’es fait avoir, mon pote. OK, tic-tac. On m’avait dit, parce que moi, les déplacements, c’est pas mon truc plus que ça. On m’avait dit qu’il y aurait très peu de déplacements, qui n’était pas. Pas du tout le cas. Il y a des déplacements trois fois par semaine de partout en France. Parce que je disais, en plus.
Olivier My 19:15
– C’est un peu en France.
Tristan M. 19:16
– Ouais, donc ça, c’était pas du tout le cas. Bon, tu sors d’école d’ingénieur, t’as besoin d’être formé. On m’avait dit que je serais formé, que j’allais avoir un référent. Donc, en effet, j’ai eu un référent pendant deux semaines. Au bout de deux semaines, on m’a dit, voilà le chantier. C’est un grand frais. Le chantier est à 4 millions d’euros. Débrouille-toi, mon pote. Eh bien, je vais me débrouiller. Donc, on apprend à se débrouiller, du coup. On apprend à se débrouiller. On fait plein d’erreurs parce qu’en fait, personne n’est là pour nous expliquer. On monte en expérience parce qu’autant j’ai fait des erreurs, moi après j’ai toujours été un peu une tête brûlée, un gros bosseur. Donc voilà, moi j’ai pris, pris, pris jusqu’au moment où ça m’a aussi pété à la gueule. J’ai appris ce que c’était aussi que d’être dans une entreprise où globalement tous les collaborateurs n’ont pas envie d’être là et pas envie de travailler chaque jour, donc avec une ambiance assez… pas ouf du tout.
Olivier My 19:58
– Comment ça se matérialisait ça ?
Tristan M. 20:00
– Ça se matérialise au quotidien. Déjà, les gens n’ont pas le sourire. Quand ils démarrent à 8h30, ils n’arrivent pas à 8h29 et quand ils finissent à 17h, ils ne partent pas à 17h01. Un jour, je suis arrivé et à 10h, mon économiste de la construction se fait convoquer dans le bureau du patron et une demi-heure après, il n’était plus là. Et donc toi, tu as ton projet à monter et tu n’as plus d’économiste et personne dans l’entreprise n’était au courant et en fait, Ils n’envoient pas de mail, c’est juste qu’il n’y a plus d’économiste.
Olivier My 20:28
– Et c’est quoi un économiste ?
Tristan M. 20:29
– C’est un économiste, c’est lui qui fait en gros les CCTP, donc c’est les cahiers des clauses techniques particulières.
Olivier My 20:35
– C’est là qu’on se voit qu’il y a un jargon partout.
Tristan M. 20:37
– Oui, il y a un jargon partout. Non, mais on ne va pas s’étendre sur ça. Mais c’est lui en fait qui monte le dossier de consultation des entreprises. Donc en fait, en tant que maître d’oeuvre, tu montes un dossier de consultation des entreprises où tu as tout un tas de pièces techniques et financières, avec également des plans. Et donc tout ça, on l’envoie à des entreprises, donc des charpentiers, des maçons, tout ça. et à partir de ça… eux ils font un devis et ils te remettent un prix donc en fait c’est le travail de l’économiste de réaliser toutes ces pièces techniques et financières ok d’accord et donc en fait voilà en fait du jour au lendemain un mercredi t’as plus d’économiste et en fait donc t’as pas été averti les patrons n’envoient pas de mail à personne et donc en fait tu toques tu dis du coup donc vous avez viré je sais plus comment il s’appelle Bastien du coup donc moi j’ai plus d’économiste comment je fais et en fait là tu t’aperçois que les mecs n’ont pas réfléchi les patrons n’ont pas anticipé la chose qu’ils allaient virer un gars qu’il fallait peut-être recruter quelqu’un d’autre ou quoi. Donc, en fait, il te répond. Ah ouais, bah écoute, il y a Raphaël, le deuxième économiste. Tu vois, avec lui, il s’en occupera. Ouais, OK. Donc, tu vas voir Raphaël. Raphaël, du coup, j’ai un projet à sortir là. Il faudrait que tu prennes la suite de Bastien. Il dit bah ouais, mais en fait, je peux pas travailler pour deux personnes, moi. Et puis, c’est le bordel globalement, comme ça, pendant un mois, un mois et demi. Tu vois, donc, tu comprends pas trop. Et donc, voilà. Et donc, tu te rends compte que il n’y a pas trop d’anticipation et tout. Et j’y suis pas resté très longtemps. Au bout de un an et demi, j’étais parti.
Olivier My 21:56
– Ok, en tout cas, c’est une belle première expérience.
Tristan M. 21:58
– Par contre, le métier, en dehors de ça, le métier était très intéressant. Le métier de maître d’oeuvre, conception, réalisation. Pour le coup, le métier en lui-même, ultra intéressant. Là-dessus, rien à dire. Mais l’entreprise en elle-même, je ne pouvais pas me projeter dans une entreprise comme ça. Ce n’est pas possible.
Olivier My 22:12
– Du coup, un an et demi, tu décides de partir. Qu’est-ce qui a fait la décision de dire là, après un an et demi, je pars ?
Tristan M. 22:23
– Ma maman.
Olivier My 22:23
– Ta maman ?
Tristan M. 22:24
– Ouais. Parce que ma maman, du coup, je l’appelais de plus en plus pour me plaindre de l’entreprise jusqu’un jour où elle m’a dit, écoute Tristan, je t’aime beaucoup, t’es mon fils, mais tu m’appelles tous les deux jours pour me dire que tu ne te plais pas là où tu travailles. Donc elle m’a dit, le meilleur conseil que j’ai à te donner, c’est change. Très bon conseil maman, merci. Et du coup, à partir de cette discussion, moi je suis quelqu’un qui me met très très vite en action. Du coup, ça a dû gommerger une semaine et je me suis dit, bah oui, en fait, je vais juste changer. Et puis j’ai cherché du travail. Deux mois plus tard, j’avais trouvé trois mois de préavis. Globalement, au bout de huit, neuf mois, je me suis dit je vais changer. Deux mois pour trouver du taf, trois mois de préavis. Et au bout d’un an et demi, j’étais passé sur autre chose.
Olivier My 23:01
– Comme quoi, maman a eu une influence à cet endroit-là. Maman, je t’aime. Et probablement sur tout tel.
Tristan M. 23:06
– Maman a eu une influence sur beaucoup de choses.
Olivier My 23:09
– Donc, tu changes. Qu’est-ce qui fait cet espace entre peut-être les jobs que tu as faits et le fait que tu lances ton entreprise ? Est-ce qu’il y a eu beaucoup de jobs entre-temps ou pas ?
Tristan M. 23:22
– Non, pas beaucoup de job. Après, le job d’après, c’était du coup dans les travaux publics. En tant qu’ingénieur études de prix et conducteur de travaux, une boîte nettement mieux. Franchement, beaucoup mieux. J’aurais pu y rester en vrai dans cette entreprise. Et du coup, donc moi, comme tu le sais, j’ai fait beaucoup de danse. J’en fais moins maintenant, mais j’ai fait beaucoup de danse avec mon ex compagne et avec d’autres danseuses, mais en tout cas avec mon ex compagne. Donc, on commençait à se professionnaliser sérieusement parce qu’en fait, on donnait des cours les soirs, des stages les week-ends, des représentations et tout ça. Donc, on commençait à gagner un peu d’argent avec ça.
Olivier My 23:50
– Jusqu’au moment où il a fallu faire un choix entre le job et la danse.
Tristan M. 23:56
– Et du coup, on s’est lancé là-dedans. Donc c’est ça, moi, qui a été l’élément déclencheur de me mettre à mon compte du coup.
Olivier My 24:02
– Ah ok, d’accord, c’est intéressant.
Tristan M. 24:03
– Au début, il y a eu un passage qui n’a pas duré longtemps, qui plus est, qui a duré globalement neuf mois.
Olivier My 24:08
– C’est déjà pas mal. Mais ça veut dire que pendant que tu avais ce job à côté, où tu faisais ce que tu avais à faire… Tu avais développé à la fois une passion que tu as professionnalisée. Parce que si tu commençais à être rémunéré pour, c’est que déjà, non seulement il y a un certain niveau qui émerge, mais qu’aussi tu as une démarche qui est plus pro. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Parce que je pense que même si ça a duré que neuf mois, c’est intéressant aussi de découvrir ça de toi. C’était quoi le genre de danse ? Comment est-ce que tu as découvert ça ? Parce que du coup, la danse, qu’est-ce qui fait que tu es rentré dedans ?
Tristan M. 24:37
– Qu’est-ce qui fait que je suis rentré dedans ? C’est ma sœur, du coup. J’ai commencé à danser à dix ans. Rock sauté à l’époque, puis rock acrobatique. Et à 19 ans, j’ai découvert le swing. Donc l’Indy Hop, Boogie Woogie, Charleston, qui sont globalement les danses maîtresses là-dedans. Il y en a d’autres, mais c’est les danses maîtresses. En tout cas, c’est celles que j’ai pratiquées. Et du coup, j’ai pratiqué ces danses-là au début débutant complet. Puis, de plus en plus avancé jusqu’à arriver sur des compétitions européennes. On avait été classé de mémoire 12e Europe, tu vois, donc ça commençait à être vraiment pas mal.
Olivier My 25:11
– Juste avant que t’enchaînes, quand t’as commencé, tu faisais partie des gens qui étaient plutôt doués ou au contraire qui faisaient comme ils pouvaient ?
Tristan M. 25:20
– Pas plutôt doués, pas mauvais, peut-être plutôt doués. Je sais pas. Allez, peut-être, mais surtout très travailleurs et très disciplinés.
Olivier My 25:28
– Oui. Je pose la question parce que du coup, je trouve que la danse, c’est un domaine très particulier. Tu vois, bouger son corps. On est quand même dans une société qui est très dans la tête. Tu sais, il faut remplir de connaissances, de plein de choses. C’est un peu ce qui est valorisé. Tout ce qui est un peu manuel, corporel, etc. n’est pas trop valorisé. Donc du coup, il y a un peu des sentiments de honte. Il y a plein d’aspects comme ça qui, je trouve, se matérialisent beaucoup. Donc c’est pour ça que je pose la question, parce que je sais que la danse est un sujet qui est parfois un peu difficile, ne serait-ce que pour s’y mettre ou pour… accepter le fait que tu sois pas très bon dans ce truc là tu sois pas bon en maths c’est une chose mais quand il faut aller sur la piste de danse au mariage ou je sais pas quoi tu vois tu sens qu’il y a quand même beaucoup de gens qui sont sur les bancs quoi c’est vrai c’est vrai c’est vrai ouais ouais la danse c’est un sacré truc en fait on s’en rend pas trop compte quand on est du coup soi-même danseur parce qu’en fait on est dedans mais.
Tristan M. 26:15
– Enfin moi là ma copine elle a eu besoin que je lui explique pourquoi et en fait déjà je sais par exemple le swing c’est une danse qui se danse énormément en improvisation il y a les deux en fait il y a de l’impro et des chorégraphies toutes préparées. Mais globalement, 80% des compétitions se dansent en impro. Et si tu veux, quand on est en soirée dansant de swing, mais c’est le cas aussi sur toutes les danses latines, salsa, bachata, tout ça, en fait, tout est improvisé. En fait, c’est qu’une question de connexion entre toi et ta partenaire, qui peut être une femme ou un homme, tu vois. Moi, je fais aussi bien ce qu’on appelle leader que follower. Et un homme peut très bien être considéré comme danseuse, enfin follower. Donc en soi, déjà, on peut jouer les deux rôles, première chose. et de deux. à une soirée, en fait, il y a juste de la musique, des gens qui ont appris une technique de lead et une technique de follow, et en fait, tu te tiens la main, et c’est parti mon pote, tu vois, et la musique elle dure 1 minute 30 au minimum, et des fois il y a des musiques très longues qui durent 7 minutes, et pendant 7 minutes, il faut danser, et des fois t’as une super connexion, et ça se passe super bien, et tu ressors, t’as le smile complet, et même tu dis, ça te dit on en refait une autre, et parfois même, tu demandes même une troisième danse, parce que trop bon feeling, tu vois, des fois même, tu dis, bah en fait, demain il y a une compétition, vas-y on s’inscrit ensemble moi ça m’arrive en ce moment j’ai pas de danseuse de compétition je suis allé en Turquie il y a de ça un mois et le vendredi soir il y avait une soirée le samedi il y avait une compétition d’impro mais il fallait s’inscrire avec une danseuse le vendredi soir toutes les danseuses avec qui j’avais un bon feeling je leur ai demandé est-ce que tu veux t’inscrire avec moi demain donc tu vois il y a ça et il y a des fois t’as pas une connexion de ouf et ça arrive et tu fais une danse à la fin tu dis merci pour ce moment et tu réinviteras pas cette personne là parce que t’as pas eu un feeling plus que ça C’est hyper éphémère. C’est des émotions parfois très fortes, mais très éphémères en fait. Parce que des fois, tu vas avoir un feeling de fou avec quelqu’un. Ça va durer trois minutes. Tu ne vas plus jamais le revoir de ta vie. Alors qu’aussi, tu vas t’en souvenir. Il y a du contact physique. Nous, dans le swing, ce n’est pas sensuel. Par exemple, dans la bachata, de ce que je vois des vidéos, c’est sensuel en plus. Tu as une connexion qui, en plus, est une connexion physique et sensuelle. Nous, dans le swing… tu as quand même une connexion physique avec la personne. Tu te tiens la main, tu te touches, tu te tiens la main, la personne en face, elle transpire. Donc, c’est quelque chose de très particulier. En fait, quand tu es dedans, tu ne t’en rends pas compte, mais je sais que quand tu es en dehors, voilà. Et moi, ma copine, elle me disait, mais comment en fait vous faites pour danser ensemble ? Il n’y a rien de prévu. Je lui dis, ben non, il n’y a rien de prévu en fait. Il y a de la musique et advienne que pourra.
Olivier My 28:38
– Advienne que pourra. En espérant que ça se passe bien. Et qu’est-ce qui t’a fait faire le pas entre découvrir la danse, que tu misais avec ta sœur, elle dansait du coup, elle aussi ? Oui, oui. et faire de la compète. Parce que je trouve que c’est aussi un autre exercice. C’est-à-dire que toi, de ce que je comprends, tu as quand même un caractère travailleur, presque jusque boutiste, tu vois, des choix que tu fais. Pourquoi la compète ?
Tristan M. 29:02
– Pourquoi la compète ? Pourquoi pas ?
Olivier My 29:04
– Effectivement, je l’attendais.
Tristan M. 29:05
– Moi, j’ai toujours été compétiteur. Donc, j’ai toujours fait des compétitions dans tous les sports que j’ai faits. dans tous les sports que t’as fait à chaque fois t’as fait la montée ouais ouais alors après j’ai pas fait 800 sports mais j’ai fait du BMX j’ai toujours fait des compétitions du volet j’ai toujours fait des compétitions des matchs et en danse moi en fait dès la première année j’ai fait des compétitions de danse ou peut-être la deuxième tu vois j’aime ça j’aime bien et ça donne un objectif tu vois ça donne un but il y a un petit dépassement pardon qui est derrière Ben ouais, tu te bats contre toi-même, tu te bats contre d’autres personnes. D’un autre côté, si tu veux, le monde du swing, c’est un monde qui est hyper bienveillant. Donc en fait, on est en compétition les uns contre les autres. Mais en fait, on s’apprécie tous et on rigole ensemble. Il y a des compétitions, tu les fais tout seul, donc tu es seul avec toi-même. Il y a des compétitions, tu les fais à deux, avec ta partenaire, avec ta danseuse. Moi, ça a été ma compagne pendant longtemps. Tu partages des moments qui sont forts. Moi, le truc le plus ouf que j’ai fait en compétition, c’est à Munich. Et d’ailleurs, c’est rigolo parce que c’est ce week-end, tu vois. C’est le plus gros événement d’Europe qui s’appelle le Rock That Swing. C’est en ce moment, tu vois. Donc voilà, j’y suis pas cette année, mais j’y suis allé plusieurs fois. Et il y a une année, j’étais en finale de Charleston. Donc le Charleston, ça se danse tout seul. On était quatre ans finale. C’était au Deutsches Theater à Munich. Il y a 1500 personnes, tu vois. Et c’est de l’impro, donc t’es tout seul parce que t’es en solo jazz charleston, tu connais pas la musique, tu sais pas ce que tu vas faire parce que c’est de l’impro et t’as 1500 personnes devant toi. Bah ça, toi, le souvenir, là, j’ai des frissons, tu vois, quand je te le partage. C’est des moments incroyables, quoi. Et du coup, c’est pour ça, je pense, que je fais des compétitions. Parce que tu vois, ce moment-là, je m’en souviens encore. Il y a des moments que je me souviens, tu vois, la première année, on a été champions de France de bouillie de débutants. C’était débutants, tu vois, mais on a été champions de France.
Olivier My 30:35
– En fait, t’as des champions.
Tristan M. 30:36
– Débutants t’as des champions débutants et après t’as la plus grosse catégorie de France qui est la catégorie main class la dernière année on était classé 3ème donc tu te dis ouais t’es top 3 France et je sais pas c’est trop cool et puis après il y a tout le travail aussi qu’il y a derrière c’est des heures d’entraînement c’est plein de bons moments partagés ouais.
Olivier My 30:52
– Je sais pas j’aime ça quoi je sais pas pourquoi c’est super je pose la question parce qu’effectivement dans la plupart des sports t’as une catégorie un peu loisir et puis t’as des catégories plutôt compète et forcément ça change un peu l’esprit aussi qu’il y a derrière en danse c’est le cas.
Tristan M. 31:04
– La plupart des gens qui font de la danse le font d’ailleurs pour le loisir. Les danseurs qui font de la compétition, c’est peut-être 5% des danseurs.
Olivier My 31:11
– Je pense que c’est un peu généralisé. C’est le cas dans tous les sports. Il y a plein de personnes qui ont une vision de la compétition comme étant vraiment stressante parce qu’il y a un enjeu, le fait de perdre, gagner ou ce genre de choses-là. Moi, j’ai découvert la compète il n’y a pas très longtemps. Je n’étais pas du tout un gars de compète dans le passé. J’ai découvert ça il n’y a pas très longtemps. parce que du coup… Moi, je fais du badminton depuis pas très longtemps. Je suis un débutant de badminton. Et en fait, j’ai un club qui est tout petit. Et du coup, c’est bien de jouer avec les gens, tu les connais. Mais si tu veux, à force, tu les connais. Donc, il y a moins de challenges. Soit tu sais, de toute façon, il est plus fort que moi. Soit il est moins fort que moi. Mais du coup, tu n’as plus l’inconnu de ce qui va se passer, de nouvelles personnes ou des gens qui jouent différemment, etc. Donc, je trouve qu’il y a une sollicitation, un plaisir aussi qui est différent. Bien sûr, après, tu as des cons partout. Mais je trouve que la compétition, moi, a été une découverte aussi intéressante. Alors que ce n’est pas du tout un monde dans lequel…
Tristan M. 32:07
– Et tu n’en avais jamais fait avant ?
Olivier My 32:09
– Non, moi, je n’en avais pas.
Tristan M. 32:11
– Ce n’est pas ton truc, quoi.
Olivier My 32:12
– Non. Je pense que même quand j’y vais là, il y a toujours un peu le stress de la chose. Mais aujourd’hui, j’y vais comme un challenger, parce que j’y vais, moi, je ne m’entraîne pas. Je n’ai pas d’entraînement. Donc, du coup, j’y vais et j’essaie juste de voir où j’en suis. Si tu veux, je trouve que la compétition, c’est aussi une manière de vraiment te regarder toi en face. À l’instant T, c’est voilà où j’en suis aujourd’hui.
Tristan M. 32:31
– Donc là, mon rêve.
Olivier My 32:32
– Ok j’étais malade la veille tu peux trouver toutes les excuses que tu veux mais le résultat en tant que tel il est là quoi donc je trouve que ça aide d’une certaine manière à se regarder en face et accepter que il y a des gens qui sont toujours meilleurs que toi des gens qui sont toujours moins bons que toi et ça t’apporte un peu d’humilité quoi je trouve je suis d’accord je suis d’accord tu as cette période donc de professionnalisation de cette activité de danse qu’est-ce qui fait que du coup tu enchaînes sur autre chose tu disais que ça a duré 9 mois mais ouais Merci.
Tristan M. 33:01
– Ben du coup, donc erreur de parcours. Je m’en suis donc aperçu très vite. Globalement, je pensais que ça allait m’animer énormément et finalement, pas assez stimulant intellectuellement parlant. D’être professeur de danse et danseur professionnel, pour ma part, j’ai toujours été un homme de projet. Et là, j’avais plus de projets ou en tout cas des projets qui m’animaient moins.
Olivier My 33:20
– C’est plus une routine là, tu veux dire ?
Tristan M. 33:22
– Alors oui, Un sécurité financière aussi.
Olivier My 33:25
– Aussi, ok.
Tristan M. 33:26
– Très important. Ça, ça, plus le fait en fait que je pensais que du coup… passer de, en fait globalement, quand j’ai beaucoup progressé en danse, je m’entraînais entre 8 et 10 heures par semaine après vu qu’il y avait les cours, du coup on avait réduit les entraînements de danse et du coup je m’étais dit, le soir je vais donner des cours et la journée je vais m’entraîner. Et en fait, physiquement parlant ça passait pas, tu vois, de donner des cours les soirs plus, et je m’étais dit on va s’entraîner 4 heures par jour. Et en fait, non ça fonctionnait pas, donc en fait j’avais du mal à remplir mes journées, puis je voyais pas l’avenir dans tout ça. Ça plus d’autres choses m’ont valu une grosse dépression donc c’est comme ça, c’est la vie, ça arrive et puis après faut rebondir. Et du coup, j’ai rebondi assez vite, j’allais dire par chance et aussi parce que j’ai mis en place les choses qui m’ont permis de rebondir. Et du coup, parmi ces choses mises en place, il y a eu de la psychothérapie, il y a eu des médecins avec des médicaments et un bilan de compétences. Bilan de compétences, du coup, qui m’a permis de voir qu’est-ce que j’allais faire après et qui a découlé sur le fait de créer mon entreprise. Et c’est là où je me suis dit qu’en fait, je me suis aussi aperçu à ce moment-là que j’ai pas… trop le profil de quelqu’un de salarié et d’être collaborateur dans une entreprise. J’aime beaucoup prendre des responsabilités. Je n’ai pas du tout peur de ça. J’ai un profil plutôt de leader. J’ai besoin de personnes qui me mettent une pique au cul pour avancer. Je n’ai pas forcément besoin d’une carotte financière qui me dise tu auras ton salaire à la fin du mois. En fait, je n’ai pas besoin de tout ça. Je suis quelqu’un qui sait me mettre en action tout seul. J’adore créer des projets. Et du coup, la posture que j’ai maintenant de chef d’entreprise me convient beaucoup mieux. Je m’éclate beaucoup plus au quotidien.
Olivier My 34:52
– Plus naturel. Plus naturel.
Tristan M. 34:53
– Merci. de la personne que je suis. Et du coup, voilà. Donc, en fait, gros, gros moment de down, tu vois, je suis descendu très, très bas. Et puis après, je suis remonté assez fort, assez vite d’un coup, en fait. Et du coup, c’est à ce moment-là où j’ai créé l’entreprise, où je me suis aperçu que ce que j’avais fait pour moi, mes projets immobiliers d’investissement locatif, on n’en a pas parlé, mais en gros, j’ai investi du coup dans l’immobilier entre mes 23 et mes 30 ans, tu vois. Donc, ce que j’avais fait pour moi, je pouvais le faire pour d’autres personnes. Et du coup, en fait, c’est parti comme ça. Et puis, tu pars d’une feuille blanche et puis après, tout s’est enchaîné.
Olivier My 35:24
– Je vais revenir un tout petit peu sur ce que tu évoques. Tu disais, voilà, j’ai une situation qui était peut-être un peu rêvée au départ, quand tu faisais de la danse, professionnalisation, etc. Je vais un peu vivre de ma passion, tu vois, ce que beaucoup de gens rêvent aussi de faire. Bon, le rêve s’éteint un peu, et c’est intéressant parce que du coup, le rêve s’éteint aussi parce qu’insécurité financière, et on a beau le dire tout le temps, l’argent fait complètement le bonheur, mais il apporte quand même pas mal de confort. ne serait-ce que mental. Tu disais que effectivement, tu as eu un moment de down. Donc, tu nous as évoqué, et merci pour ça, les étapes que tu as mises en œuvre. Mais cette période-là, elle a duré combien de temps ? C’est-à-dire qu’il y a eu neuf mois d’activité. Et ce moment de down, il a duré combien de temps ? Avant que justement, tu réussisses à te relever ? Parce que ce n’est pas si évident que ça, finalement.
Tristan M. 36:13
– Oui. Eh bien, globalement, dans très très fort, un bon deux mois. Un bon deux mois, tu vois, deux mois, deux mois et demi. Et après, elle a remonté, pareil, deux mois, deux mois et demi. Donc, ça n’a pas duré longtemps. Ça n’a pas duré longtemps, effectivement. Non, non, vu comme j’étais down, les personnes qui me connaissent et toutes les personnes autour de moi ont subi ça, que ce soit ma famille, mes amis, mon ex-copine aussi, tout particulièrement. Mais donc, c’est arrivé subitement. C’était inattendu, ça a fait ressurgir. énormément de choses ces moments-là. Enfin, en tout cas, moi, ça ne m’est arrivé qu’une fois et j’espère que ça ne me réarrivera plus et je pense que je suis beaucoup plus armé maintenant. Donc, voilà. En tout cas.
Olivier My 36:48
– Je te le souhaite.
Tristan M. 36:49
– Moi, ça m’est arrivé du jour au lendemain. Un élément déclencheur dont je ne vais pas m’étendre dessus, mais ça est arrivé subitement du jour au lendemain. Ça a duré deux mois et demi et j’ai été vraiment bas. Et puis après, je suis remonté très vite aussi. Je pense que c’est un peu moi, c’est ma personnalité. J’ai tendance à aller vite dans les choses. Et donc après, aussi dans ces moments-là, je ne suis pas psychothérapeute ou quoi, mais je pense que dans ces moments-là, si tu mets… pas en place des choses pour aller mieux. Peut-être qu’avec le temps, tu vas mieux, mais je pense qu’il faut mettre en place des choses. Je pense qu’il faut se faire accompagner et se faire entourer de professionnels. Il y a des professionnels dont c’est le métier, qui sont formés pour ça, qui sont de bons conseils. Après, dans ces moments-là, tu souhaites si possible d’avoir une famille et des proches et des amis qui sont force de soutien, ce qui est mon cas. Et pour ça, je ne les remercierai jamais assez, parce que voilà, c’est des moments pas faciles. Mais voilà, j’ai… pas de conseil à donner, mais si j’ai quand même un conseil à donner, c’est, voilà, si à un moment de votre vie, vous n’êtes pas bien, déjà, il faut le temps de comprendre qu’on ne se sent pas bien, parce que déjà, il faut le verbaliser, l’analyser, et je pense qu’une fois qu’on commence à comprendre qu’on n’est pas bien, bon, moi, j’ai été quelqu’un qui n’a jamais eu peur de me faire aider, et à ce moment-là, j’en ai eu besoin, et j’ai été me faire aider, quoi. J’ai été voir des médecins, psychothérapeutes, et puis derrière, un peu plus sur la partie professionnelle, et sans ça, ça aurait été différent, mais en tout cas… ma dépression, parce que pour le coup, moi, j’ai pas peur de le dire, j’ai vraiment fait une dépression. J’ai été en dépression. C’est vraiment le mot, le terme scientifique. C’est une maladie qui peut durer très longtemps ou pas longtemps. Moi, ça n’a pas duré longtemps. Mais à ce moment-là, j’avais besoin de me faire aider. Et heureusement.
Olivier My 38:18
– Je trouve que c’est un message important que tu envoies qui est en fait, ça peut arriver à n’importe qui. Oui. Et ça ne prévient pas. Et ce n’est pas parce que tu es en dépression que tu es, je ne sais pas, faible ou j’en sais rien. C’est que ça arrive. La question qui va se poser, ce n’est pas le fait de l’avoir, c’est qu’est-ce que tu mets en place par la suite. pour t’en sortir et ton exemple en est un bel exemple en tout cas. Super, je ne voulais pas rentrer trop dedans mais je trouvais que c’était intéressant en termes de message parce que du coup, quand on voit les entrepreneurs, quand on voit ceux qui réussissent ou qui ont quelque chose qui leur tient à cœur, on a l’impression toujours que c’est une ligne droite et que tout s’est fait parce qu’on ne voit que les résultats. Alors qu’en réalité, il y a tout un chemin qui fait que vous êtes qui vous êtes aujourd’hui et tu es qui tu es aujourd’hui. Du coup, je vais reprendre encore une fois ce que tu évoquais par la suite. Tu crées une entreprise qui se base sur ton expérience concrète du terrain. C’est-à-dire que tu démarres une entreprise d’immobilier, pour le coup, parce que toi-même, tu as eu des expériences, je suppose, suffisamment positives pour te dire que tu allais le faire. Qu’est-ce qui te fait déclencher ce choix de l’entrepreneuriat ? Même si, du coup, tu l’as évoqué, c’est quelque chose qui faisait partie de toi, etc. Mais bon, ça veut dire quand même administratif, ça veut dire plein de choses. Comment ça démarre ?
Tristan M. 39:32
– Je te l’ai un peu dit, à ce moment-là, je me suis dit, je veux monter une entreprise. Donc après, se pose la question de dans quoi ? En l’occurrence, du coup, danse, j’ai testé, ce n’est pas fait pour moi. OK, très bien. Et concrètement, là, vraiment, la feuille, je l’ai encore. Je la garde, entre guillemets, précieusement. Je me suis mis devant une feuille blanche et je me suis dit, qu’est-ce que j’aime faire ? Qui me fait kiffer ? Ou je pourrais faire sans être rémunéré, ce serait OK. Donc du coup, air sorti, la danse, j’ai testé, professionnellement, ce n’est pas fait pour moi. OK. Et après, air sorti. En effet, quand je fais de l’immobilier et de l’investissement immobilier, donc au sens général, parce qu’après, il y a tout un tas de choses à l’intérieur, j’aime ça et je n’ai pas l’impression de travailler. Ok, super. Et du coup, en fait, j’ai mis comment est-ce que je peux gagner de l’argent ? Et en fait, il se trouve qu’en faisant de l’immobilier, très vite, je me suis dit je peux gagner de l’argent en faisant ça. Je peux proposer des services à des gens et tout ça. Et en fait, moi, c’est parti comme ça. Et du coup, moi, je suis quelqu’un de très curieux. Donc, depuis, en gros, si tu veux, 23 ans, sortie d’école. C’est à ce moment-là où j’ai découvert l’investissement en général. Très vite, je me suis passionné pour l’investissement immobilier. Je pense du fait, tu vois, l’école d’ingénieurs et tout, domaine qui me parlait particulièrement, même si en soi, j’ai des connaissances en bourse, en crypto-monnaie, en private equity, dans d’autres domaines de l’investissement. Mais en tout cas, domaine qui m’a passionné. Par extension, après, j’ai touché du doigt le développement personnel. Et en fait, tout ça fait que de mes 23 ans à mai, en gros, j’ai créé ma boîte, je devais avoir 27 ans. Pendant ces quatre années-là, je me suis énormément formé sur des sujets autres. que ce que j’avais fait en école d’ingénieur. Donc, beaucoup de formation en immobilier, en investissement en général. Et ensuite, développement personnel, c’était plus lecture de livres, écouter des podcasts comme on est en train de faire, écouter des vidéos sur YouTube, tout ça. Et j’en ai mangé, tu vois. J’en ai gobé des heures à écouter des choses. Et en fait, tout ça fait que je pense que je suis parti au départ, quand j’ai créé la boîte, avec un bagage. Je ne suis pas parti de zéro, zéro, tu vois. J’avais déjà écouté énormément de podcasts d’entrepreneurs. J’avais lu des livres, tu vois, les livres d’Elon Musk, de Steve Jobs, tout ça, tu vois, des biographies et tout qui m’avaient inspiré. Et donc, je pense que je ne suis pas parti de zéro entre guillemets. Et donc après, ça s’est enchaîné. Donc, moi, les premiers steps, ça a été business model. Qu’est-ce que je vends ? À qui et pour combien ? En parallèle, un tout petit peu de financement bancaire. En parallèle, rentrer dans une pépinière d’entreprise. En parallèle, une charte graphique, un site Internet. Tout ça, ça m’a pris six mois. Et au bout de six mois, voilà, tu as un site Internet, tu as des bureaux, tu as une proposition de valeur pour laquelle tu as mis des tarifs en face. et puis après, avec ton bâton de pèlerin, il faut aller trouver des clients.
Olivier My 41:54
– Ça s’est fait comme ça pendant six mois. C’est marrant parce que du coup, on voit souvent, encore une fois, je le répète, on voit souvent l’arrivée des gens, mais on ne voit pas tout ce qui les a amenés à cette arrivée-là. C’est-à-dire que c’est bien ce que tu décris, c’est qu’avant d’avoir lancé tout ça, il y a quand même beaucoup de temps à écouter des choses, à t’informer, te former, donc à dépenser de l’argent. pour espérer en avoir dans le futur.
Tristan M. 42:18
– Non mais tellement.
Olivier My 42:19
– On ne se rend pas compte. Investir en toi, c’est vraiment été une stratégie finalement assez naturelle et importante. Parce qu’il y a beaucoup de gens qui ont du mal à investir en eux parce que du coup, cet argent, on a l’impression qu’il faut qu’on le garde. Alors qu’en fait, c’est quelque chose qui nous permet de faire fructifier autrement.
Tristan M. 42:34
– Investir en soi, c’est, j’allais dire, le meilleur investissement. Je ne sais pas si c’est le meilleur, mais c’est un des meilleurs. Mais c’est très certainement le meilleur.
Olivier My 42:41
– Parce qu’il y a investir en soi dans notre capacité, c’est-à-dire on développe nos propres capacités. mais aussi investir en soi dans le sens où rencontrer des gens qui parfois vont nous permettre de faire autre chose. Et on le sait parce qu’on fait partie de la même communauté. Ça nous apporte aussi des regards, des perspectives, des ouvertures, parce que parfois on est bloqué, nous, dans notre spectre et notre référentiel. Et tu as des personnes pour qui ils ont déjà largement explosé ces blocages-là. Clairement. Mini-parenthèse, trouver ton nom d’entreprise, ça a été compliqué ou pas ?
Tristan M. 43:13
– Non. Non, non, non, écoute, ça n’a pas été compliqué. Alors, en fait, quand j’ai créé cette boîte, au début, j’étais tout seul et je pensais rester tout seul. Je n’avais pas prévu de créer une entreprise au tout début. J’avais prévu d’être tout seul, de faire mes projets IMO, d’accompagner mes clients.
Olivier My 43:31
– Faire du service en direct.
Tristan M. 43:33
– Faire du service en direct. Et très vite, ça a évolué. Après, au tout début, je n’avais pas pris l’ampleur du projet que j’étais en train de créer et de l’entreprise que j’étais en train de créer. Donc très vite, j’ai dû me staffer, me structurer, embaucher des gens et tout ça. Mais du coup, vu qu’au tout début, moi, j’avais prévu d’être tout seul dans le truc. Je m’appelle Tristan Montillet. Je me suis dit, je fais de l’immobilier, je vais prendre monte et immo. J’ai pris le monte, j’ai collé immo derrière et feu. Donc ça s’est fait comme ça. Et du coup, on va en parler, je pense. Mais du coup, trois ans plus tard, on change de nom. Parce que du coup, je suis associé, on est 15. Donc moi-même, je n’ai plus envie que l’entreprise porte le début de mon nom de famille.
Olivier My 44:10
– Et justement, effectivement, on va rentrer dans cette histoire-là parce que je trouve que c’est intéressant. Tu as fait ton entreprise avec cette envie à toi, au départ, de créer quelque chose que tu savais faire, qui pouvait te ramener de l’argent, etc. Donc ça, c’est un premier aspect. Tu fais ça pendant combien de temps avant d’avoir une conversation sur une potentielle association ?
Tristan M. 44:29
– C’est marrant. C’est marrant comme question. Du coup, donc Alexandre, qui est mon associé, a démarré…
Olivier My 44:34
– Le fameux Alex dont on a évoqué au départ.
Tristan M. 44:36
– Donc il a démarré en alternance avec moi. Et du coup, je pense qu’il a raison, mais du coup, dans les visios qu’on s’est faites avant que je le prenne en alternance, moi, je ne me souviens pas de ça, mais lui s’en souvient. Il me dit qu’on avait déjà parlé du fait de s’associer. En fait, je pense que ça venait surtout beaucoup de lui, parce que c’est un mec moteur et tout. En gros, lui, il m’avait déjà verbalisé. De toute façon, si ça se passe bien, j’aimerais bien avoir des parts dans l’entreprise. Et moi, j’avais dit un peu en mode oui, ok, on verra. En tout cas, lui, pour lui, quand on en parle, il estime que dans ma tête, c’était déjà assez clair qu’on allait s’associer. Alors que la réalité, c’est que ça ne l’était pas. Sincèrement.
Olivier My 45:07
– Alexandre si tu entends ça.
Tristan M. 45:09
– Du coup non mais bon.
Olivier My 45:11
– On vous en parlait entre vous Exactement.
Tristan M. 45:14
– Je pense qu’Alexandre, maintenant que c’est mon associé depuis plus d’un an, je pense que lui, quand il est arrivé, il avait déjà en tête de vouloir s’associer, si ça se passait bien. C’est un mec aussi qui se projette beaucoup, qui anticipe beaucoup, donc je pense que lui s’était déjà approché de dire « Ok, je rentre en alternance et après on va s’associer. » Alors que moi, à la base, non, c’était pas ça. Et puis après, tu commences à travailler ensemble. Et en fait, du coup, au tout début, on était tous les deux. Maintenant, on est 15. Mais après, l’association, on pourra en parler. Ça a des avantages et des inconvénients. Moi, c’est vrai qu’actuellement, je vois énormément, énormément d’avantages. Et avec Alex, on s’entend trop bien. Donc du coup, je ne sais plus quelle était ta question, mais globalement, contre le début, on a commencé à travailler ensemble.
Olivier My 45:50
– En fait, c’est combien de temps tu as mis entre le fait d’être seul à bord et puis de décider finalement de donner un petit peu, tu sais, parce que du coup, c’est un peu ton bébé à toi, vu que c’est toi, en fait, l’entreprise au départ. Mais de faire ce choix, de te dire, maintenant, finalement, je vais essayer de m’ouvrir des perspectives en donnant un peu de moi. Mais du coup, forcément, je perds aussi autre chose. Mais cette décision, je trouve qu’elle n’est pas toujours évidente.
Tristan M. 46:14
– Ouais, ouais, clairement. Alors du coup, avec Alexandre, on ne s’est pas associé dès le début. En fait, il y a eu l’aspect, il a démarré en alternance avec moi. Donc là, déjà, il faut apprendre à s’appréhender aussi un peu. Enfin voilà, tu vois, c’était mon collaborateur au début. Collaborateur, collègue de travail. Au tout début, mon assistant. Et en fait, très vite, vu que c’est quelqu’un d’excellent, il a pris les responsabilités et tout ça. Et donc en fait, cette boîte, on l’a développée tous les deux. Et lui, il n’avait pas de part dans l’entreprise. Et en effet, quand même assez rapidement, au bout de 4-5 mois, Lui, il m’a verbalisé, il m’a dit, moi, j’adore ce qu’on fait, ça m’intéresserait clairement d’avoir des parts dans l’entreprise. Et il s’est donné, tu vois, il s’est donné, donné vraiment. Il n’a pas travaillé comme un alternant classique. On a travaillé les week-ends ensemble et tout, et il n’avait pas de part dans l’entreprise, tu vois. Donc, ça a fait son bonhomme de chemin jusqu’au moment où, donc, moi, voilà, plein de discussions, plein, plein, plein de discussions. Et puis, tu apprends à travailler avec la personne. Tu vois si tu as les mêmes valeurs, si tu as surtout la même vision des choses. Nous, en l’occurrence, avec Alexandre, du coup, on a énormément discuté à horizon 5 ans, à partir du moment où on s’est associés. on savait et on sait qu’on a la même vision à 5 ans. Après, déjà, il peut se passer des choses pendant ces 5 prochaines années, mais sur le principe, on est parti dans la dynamique de OK, on sait qu’on va dans la même direction. Et donc voilà. Et donc après, il y a eu une association qui était donc informelle, enfin en tout cas pas juridique, où en gros, on s’est mis d’accord. Moi, je lui ai dit, ouais, c’est OK pour qu’on s’associe. Je vais te filer des parts. Et donc là, on est venu à discuter avec notre expert comptable. Et notre expert comptable, en gros, il nous a dit, franchement, les gars, attendez votre bilan de fin d’année. On fera tout ça à la fin de l’année. Et donc, vu que c’était plus que serré dans la main, moi, je lui ai dit, on peut dire dès maintenant qu’on est associés, même si on n’est pas encore juridiquement parlant. On fera ça à la fin de l’année quand on clôturera le bilan. Et donc, voilà. Mais ça, ça a mis une petite année, tu vois.
Olivier My 47:53
– Oui.
Tristan M. 47:54
– Une petite année de travail ensemble et de discussion, surtout.
Olivier My 47:57
– C’est intéressant parce qu’au final, tu as commencé seul. Ça n’a pas duré si longtemps que ça avant, si tu veux, de commencer à grossir, ce qui est déjà top. Et du coup, vous êtes deux. Comment est-ce que vous finissez à 15 ? Enfin finir, encore une fois, aujourd’hui, vous êtes 15. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur cette aventure-là ? Parce que finalement, embaucher des gens, ça veut dire qu’il faut aussi structurer plus l’entreprise. Il y a tous ces aspects-là qui sont intéressants. Eh bien.
Tristan M. 48:24
– Du coup, tu pars avec ton bâton de pèlerin, tu trouves tes premiers clients. Nous, le début d’un projet immobilier, c’est de faire la structuration juridique et fiscale des projets immobiliers de nos clients et de dire combien ils peuvent emprunter. Enfin voilà, de faire de la structuration juridique, fiscale et financière, en gros. Ça, c’est le point de départ. Donc ça, je l’ai fait. Et donc après, il faut trouver des biens immobiliers pour nos clients. Donc du coup, les tout premiers clients, c’était moi qui le faisais. Et du coup, en fait, très vite, je m’aperçois qu’en fait, il faut trouver des biens pour les clients, plus continuer à faire du commerce, plus faire de la communication, plus, plus, plus, plus, plus. Parce qu’on fait beaucoup de choses quand on est chaîne d’entreprise. Et très vite, je n’avais plus le temps de tout faire. Même avec Alexandre, lui et moi, lui des fois il était un peu à l’école, donc plus le temps de tout faire. Et donc je me suis dit, il faut que je délègue une partie. Donc en l’occurrence, moi la première partie que j’ai déléguée, c’est la chasse immobilière. Donc le fait de trouver des biens immobiliers pour nos clients. Donc j’ai accrouté une chasseuse immobilière qui était du coup indépendante. Il y a pas mal de nos chasseurs immobiliers qui sont indépendants quand même. Le métier veut ça en fait, parce que quand on commence à travailler sur un projet, le fait qu’on soit rémunéré, il se passe en moyenne six mois. Parce que nous, on est rémunéré à l’acte authentique. Donc en fait, on commence à travailler sur un dossier, on est rémunéré six mois plus tard. Du coup, salarié quelqu’un, c’est possible. On a deux chasseurs immobiliers qui sont salariés parce qu’on peut se le permettre maintenant, on a la trésorerie pour, mais au tout début, en fait, tu ne peux pas te le permettre parce que pendant ces six mois-là, s’il faut que du coup, tu as tes charges fixes avec le salaire que tu dois payer à ton chasseur immobilier, si tu es rémunéré six mois plus tard, il y a un moment où ça ne fonctionne pas.
Olivier My 49:55
– Il y a un décalage au départ qui est dur.
Tristan M. 49:57
– Donc du coup, ça a été ça en fait. Au tout début, du coup, déléguer la chasse immobilière qui m’a permis de continuer à me concentrer sur le fait de trouver plus de clients. Et voilà ! et après, arriver au premier chantier, pareil, les premiers chantiers, je les gère moi et en fait, très vite, il faut gérer les premiers chantiers, plus manager ta chasse immobilière, plus continuer à trouver tes clients et faire de la communication, c’est chaud. Du coup, je recrute un responsable de travaux, tu vois, Gislain que tu connais bien.
Olivier My 50:19
– Oui, tout à fait.
Tristan M. 50:20
– C’est comme ça, en fait, au fur et à mesure qu’on a avancé dans les prestations. Moi, je sais faire et j’aime bien en plus faire de l’opérationnel, tu vois. Mais du coup, je ne peux pas être de partout. Moi, j’ai une capacité à déléguer qui est importante. Je n’ai pas trop peur de ça. En tout cas, ça ne me fait pas peur de déléguer. Alors après, en effet, il faut structurer les choses, il faut trouver les bonnes personnes. Donc, il y a des sujets de recrutement, il y a tout un tas de sujets. Mais en tout cas, moi, je ne suis pas du genre à tout garder pour moi, à dire il vaut mieux que je le fasse moi. Ce sera peut-être mieux fait que si je le fais faire à quelqu’un d’autre. Ça peut être mieux fait, moins bien fait. En tout cas, ce sera fait différemment. C’est assez sûr. Après, je pense que quand on donne les guidelines et qu’on dit, en tout cas au tout début, tu vois, Gislain, quand il a commencé à travailler avec moi, en effet, je l’ai pas mal formé, voilà, ma façon de travailler et tout. Et maintenant, que ce soit fait par Gislain ou par moi, j’ai envie de dire que c’est quasiment pareil. Et je pense que c’est même mieux fait par Gislain, tu vois. Et donc, voilà, en fait, c’est en avançant. Et tu vois, la gestion locative, c’est pareil. Maintenant, on a Ilona. Ben, Ilona, pareil, la gestion locative, bon, elle est de formation en immobilier. Donc, elle savait déjà faire. Moi, je lui ai amené toutes mes connaissances et mes compétences en plus. après il faut mettre en place des outils, il faut structurer tout ça mais du coup au fur et à mesure tu délègues.
Olivier My 51:23
– Tu délègues et du coup t’en arrives à 15 quoi enfin à une quinzaine et paf paf on a des chocs à pique quoi ça prend 3 ans quand même c’est ça que je trouve intéressant dans le parcours parce qu’au final ça grossit très vite ça veut dire que non seulement tu as eu l’étincelle du départ pour allumer la mèche pour toi, tu y allais ensuite tu as accepté Merci. par des rencontres, parce qu’encore une fois, t’es tombé sur un Alexandre avec qui ça fitait, avec qui vous aviez la même vision, bah en fait vous vous êtes dit, bah ok, go, tu vois, parce qu’en final t’en sais rien, ça dure 5 mois à peu près le démarrage, puis après vous vous lancez, et puis effectivement il s’avère que vous avez un appel qui est suffisamment fort, bah tu oses y aller, parce que ça veut dire que quand tu commences à prendre soit des indépendants, soit des salariés, c’est quand même des frais qui vont arriver, il faut aussi pouvoir les assumer, donc c’est aussi un certain courage derrière. Le questionnement que j’ai, Donc on en arrive à 15, mais dans ce processus de structuration-là, il y a bien un moment où il a fallu partager les valeurs de l’entreprise, ou en tout cas ce qui fait que vous êtes qui vous êtes. Et du coup, je me rappelle de ce que tu nous évoquais de la première boîte dans laquelle tu étais allé, tu vois, où vraiment les gens n’aimaient pas venir au boulot, etc. En tout cas, j’avais l’impression que ça t’avait marqué. Qu’est-ce qui, pour toi, était important de partager aux personnes qui travaillent avec toi ?
Tristan M. 52:41
– Super question. Merci pour la question. Alors donc… Ouais, les valeurs de l’entreprise, tout ça. Déjà, moi, je suis intimement convaincu qu’en tant que chef d’entreprise, on est, comme tu as dit, l’allumette un peu. Les personnes qui démarrent, je pense qu’il faut faire preuve d’exemplarité. C’est important pour les collaborateurs, les clients, les partenaires, tout ça. Donc déjà, il y a ça, faire preuve de professionnalisme et montrer l’exemple, en fait. Je pense que c’est une vraie réalité et je ne sais pas si c’est sous-estimé ou pas, mais en tout cas, montrer l’exemple. Moi, j’y serais arrivé très tôt au bureau. mais euh souvent, je n’arrive pas trop tard et je repars un peu plus tard. Tu vois, donc ça, c’est montrer l’exemple. Après, je pense que les valeurs des dirigeants ruissellent automatiquement sur l’entreprise. Donc, ça, c’est quelque chose que moi, j’ai travaillé énormément. Mes valeurs à moi, mes valeurs personnelles avec toi qui es coach. Tu sais, c’est des choses qu’on travaille avec des coachs. Donc, moi, j’ai eu une coach pro. D’ailleurs, ça, c’est un sujet aussi. Dès le début de l’entreprise, j’ai eu une coach. Dès le début. Et donc, on a travaillé sur ces sujets-là. les valeurs et tout ça. Donc maintenant, je travaille avec Andrea que tu dois connaître qui est dans Ubento qui est du coup mon coach et après, on travaille sur des sujets de biohacking et d’optimisation d’énergie personnelle au quotidien au service de soi et de son entreprise. Mais du coup, c’est des sujets sur lesquels j’ai travaillé. Quelles sont mes valeurs à moi ? Je pense que les valeurs, du coup, elles ruissellent assez automatiquement sur l’entreprise. Après, du coup, il faut trouver des collaborateurs qui fitent avec ces valeurs. Leur transmettre, ça s’est fait naturellement au début parce que, vu qu’ils ont travaillé avec nous au quotidien, nos valeurs, elles ont ruissellé assez facilement. Gislain qui plus est, c’était un ami. Donc, on se connaissait depuis longtemps. Il savait qui j’étais. Alexandre, ce n’était pas le cas. Ilona et les autres collaborateurs, ce n’était pas le cas. Mais voilà, je pense qu’au tout début, quand tu es une petite entreprise, les valeurs des dirigeants se ressemblent tout de suite auprès des collaborateurs. Après, quand tu grossis, donc maintenant, on a un culture book. En effet, maintenant, on a un culture book. Depuis 3-4 mois, culture book qui a été transmis à tous les collaborateurs et qui est transmis dans la phase de recrutement à toutes les personnes. en fait Nous, dans notre processus de recrutement, on reçoit des CV, on fait du tri de CV. Les CV qui nous paraissent intéressants, on envoie un mail avec la présentation de l’entreprise, une liste de tâches et de missions détaillées qui vont un peu plus loin que l’offre d’emploi qu’ils ont pu voir sur Internet et le culture book et les réseaux sociaux de l’entreprise. Et du coup, dans le mail, c’est écrit très clairement, c’est nourrissez-vous de tout ça, prenez connaissance de tout ça et derrière, si vous êtes toujours intéressé, répondez-nous par mail. En effet, le poste et l’entreprise m’intéressent. Ça fait du tri. sincèrement ça fait du tri je te jure il y a des personnes à qui j’envoie de mail ils me répondent jamais c’est que ça fait du tri donc maintenant ces valeurs là sont beaucoup plus ancrées dans le marbre et dans un culture book et Qu’est-ce que je voulais dire d’autre ? Et aussi, tu ne m’as demandé pas. Moi, je me suis nourri du coup. Et aussi, c’est pour ça que je trouve ça bien que je n’ai pas créé mon entreprise sortie d’école. Je me suis nourri de ce que j’ai pu voir en entreprise pendant globalement 4 ans, parce que j’ai travaillé 4 ans dans des entreprises. J’ai vu des choses qui fonctionnaient. Sincèrement, quand je fais le parallèle entre ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas, j’ai vu quand même beaucoup de choses qui ne fonctionnaient pas. Franchement. Et du coup, tout ce que j’ai vu qui, de mon point de vue, ne fonctionnait pas, je ne l’ai pas implémenté dans mon entreprise.
Olivier My 55:43
– Tu as des exemples ?
Tristan M. 55:44
– Par exemple, chez nous, il n’y a pas d’horaire. Peu importe le statut de la personne, stagiaire, alternant, t’es cadre, t’es pas cadre, t’es au forfait jour, pas au forfait jour, il n’y a pas d’horaire. Jusqu’à présent, ça fonctionne. Le jour où j’aurai un collab, on lui dit, il n’y a pas d’horaire, il ne faut rien, il arrive à 10h et il repart à 15h tous les jours, il ne produit pas de résultat, cette personne-là, elle aura des horaires. Et puis cette personne-là, en général, on arrêtera de travailler ensemble.
Olivier My 56:07
– C’est possible.
Tristan M. 56:07
– Mais tu vois, chez nous, il n’y a pas d’horaire. Et je sais que c’est quelque chose, tu vois, Sacha qui est arrivé chez nous récemment, ça l’a étonné. Dans son agence immobilière où il bossait avant, Bah en fait… il devait être là de 9h à midi, il avait 2h de pause le midi, il me dit ça lui servait à rien du tout, mais il avait pas envie d’avoir 2h de pause, et après c’était 14h-18h, et Ilona c’était pareil, son ancienne, elle avait un maître de sages qui lui donnait rien à faire, des fois à 15h, elle avait plein rien à faire, mais elle était obligée de rester là jusqu’à 18h, et en fait moi je trouve ça d’une bêtise sans fin, et du coup moi mes collabs en fait ils ont pas d’horaire, il y a du travail à réaliser, nous on ne juge pas autant de présence, on juge qu’au résultat, donc en fait moi comme je dis en entretien, tu peux… travailler 70 heures par semaine si t’as envie si tu produis pas de résultats parce que t’es pas organisé t’es pas efficace t’es pas plein de choses mais moi je m’en fous en fait je préfère avoir un collaborateur qui vient travailler 30 heures par semaine mais il est tellement organisé efficace entre guillemets excellent mais moi ça me convient ça c’est un exemple bah nous ouais y’a pas d’horaire chez nous pareil sur les congés les congés mais moi mes collabs ils ont pas forcément à me prévenir qu’ils posent des congés moi je leur dis bah ouais tu veux poser des congés tu veux prendre ton vendredi prends ton vendredi même t’as pas besoin de me prévenir t’as un rendez-vous chez le médecin déjà tu ne vas pas poser une demi-journée parce que tu as un rendez-vous chez le médecin, fais ton rendez-vous chez le médecin je veux dire tu as une vie personnelle, il faut bien la caler dans ta vie professionnelle, ne pose pas une demi-journée parce que tu vas chez le médecin si tu as des gros problèmes de santé et que ça se reproduit toutes les semaines et que tu dois prendre des demi-journées on en dit plus, mais ne pose pas de demi-journée de toute façon nous notre travail quand même il se fait beaucoup sur ordinateur et par téléphone donc au final tu vas aller chez le médecin mais dans la salle d’attente tu peux travailler, tu vas avoir une demi-heure de rendez-vous, après tu vas revenir au bureau Trouba ! tu resteras travailler une demi-heure plus tard. Et même si tu ne restes pas travailler une demi-heure plus tard, encore une fois, je m’en fous. Je juge au résultat. Et je veux que tu sois bien dans ta vie de tous les jours. Donc il y a ça. Après, qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Régulièrement, on essaie de se faire des restos. Et puis après, si une note de nos valeurs, enfin, on en a plein des valeurs, mais sur l’aspect responsabilité, tu vois. Nous, nos collabs, on a envie qu’ils prennent des responsabilités. Tout le monde n’en est pas capable, mais en tout cas, ceux qui en sont capables, les responsabilités, on souhaite qu’ils les prennent et on leur donne, qui plus est. Gislain, notre responsable travaux, il est responsable travaux. Moi, il vient me voir s’il a des questions, s’il a besoin, mais ce n’est pas moi le pôle travaux, c’est son pôle travaux à lui. Donc, il le gère en autonomie. Donc, ce n’est pas une valeur l’autonomie, mais en tout cas, ce qui découle de ça, c’est responsabilité, autonomie. Nos collègues, on souhaite en effet qu’ils prennent la responsabilité. Donc, quand tout se passe bien, c’est trop cool. Et qui plus est, comme je te disais, on juge au résultat, donc on rémunère au résultat aussi. Et si ça ne se passe pas bien, on peut faire des erreurs, ça arrive, mais c’était ta responsabilité. Donc, il faut aussi dire j’ai fauté, j’ai fait une erreur. Et globalement, les erreurs ne sont jamais trop graves. Donc, mais prends expérience de cette erreur-là et la prochaine fois, tu ne la referas pas. Et puis après, nous aussi, on est toujours disponible, Alexandre et moi, pour… Enfin, voilà, je pense que mes collaborateurs pourraient en témoigner. Je réponds très peu au téléphone, sauf à mes collaborateurs et à mes clients. Donc, mes collaborateurs, quand ils m’appellent, je réponds. Voilà, il y a un aspect aussi formation derrière. Tu vois, nous, nos collaborateurs, on leur donne tout, tu vois. Moi, mon collab, il me dit, j’ai besoin que tu m’achètes un téléphone. Oui, très bien, je t’achète un téléphone. Même limite… Dis-moi quel téléphone tu veux, tiens voilà la carte de la boîte, achète-le. C’est tout ça qui découle. En fait, on veut que nos collabs soient dans de bonnes conditions de travail. Et aussi, la vie pro et la vie perso, pour moi, c’est intimement lié. Et en fait, on se sent bien dans sa vie en général. Déjà, il faut être bien si possible dans sa vie perso. Donc des fois, on a des coups de mou, on a des coups durs. Et ça arrive et on en parle. Des fois, mes collabs, ils viennent au bureau, ils ont des coups durs sur la vie perso. Je l’entends, tu vois. Et c’est OK. Mes parents ont un problème de santé. OK, je comprends que tu sois un peu moins à fond en ce moment. Il n’y a pas de souci, en fait. On va réajuster. Et après, ta vie pro, il faut que tu la calques sur ta vie perso. Gislain, il a des enfants, il a deux filles. Il a envie d’aller les chercher à l’école. Du coup, c’est pour ça qu’il arrive un peu plus tôt au bureau. Et c’est marrant parce que dans son ancien taf, il travaillait moins d’heures. Il avait moins d’heures de temps de travail dans la semaine. Par contre, il voyait moins ses gamines. Et chez nous, il travaille plus en nombre d’heures et il passe plus de temps avec ses filles. Et ça, il est trop heureux. Parce que du coup, ses filles, c’est vrai que nous, il part du bureau, j’allais dire pas tard. Il part à l’heure qu’il a envie. En effet, nous, il peut partir du bureau à 15h30, ça ne nous pose pas de problème. 15h30, 16h, comme ça, il va chercher ses gamines à l’école. Par contre, le matin, en effet, il arrive tôt. Tu vois, 6h, 6h15, il est là. Mais ça, en fait, moi, ça me va.
Olivier My 1:00:07
– C’est vrai qu’on le dit souvent, avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités. Et quand tu réussis à trouver les gens… qui utilisent ce pouvoir en maintenant une certaine responsabilité vis-à-vis de l’entreprise, vis-à-vis de toi au final aussi, ça devient magique parce que du coup, tu réussis à avoir une flexibilité dans un cadre commun qui fait que ça ne peut être que positif pour tout le monde. Et au pire des cas, et c’est ce que tu as évoqué et que je trouve très intéressant, s’il y a des soucis, si vous avez cette capacité à pouvoir vous le dire, en fait, tout va bien parce qu’on reste des êtres humains, finalement avec chacun et chacune notre vie à côté. Si en plus, lorsque les erreurs, on arrive à les accepter ensemble et qu’on réussit à apprendre, parce qu’effectivement, quand tu as une erreur une fois qui n’est pas trop, trop grave, ça va. Puis même si elle est grave une fois, c’est une discussion à avoir en tout cas. Mais au moins, on apprend dans le futur et ça crée aussi une relation qui fait que tu as plus confiance en une personne avec qui tu as créé une relation comme ça, qu’un nouveau qui débarque et qui, sur le CV, apparaît tout beau. En tout cas, je trouve ça impressionnant de voir qu’effectivement, en l’espace de 2-3 ans, il y a… à la fois eu la flamme initiale, une association, des collaborateurs et collaboratrices qui sont arrivés, et du coup je l’ai découvert pendant que tu le disais, mais le fait d’avoir créé un culture book, c’est quelque chose qui est important parce que ça veut dire que il y a des choses qui sont ancrées. Donc encore une fois, ça peut bouger dans le futur, en plus quand il y a un nom qui change, généralement il y a peut-être un esprit qui change aussi avec, mais le fait d’avoir posé les choses, ça rend explicite ce qui fait que quand on travaille chez nous, chez toi en tout cas, c’est comme ça que ça se passe. Et si tu me dis en plus que ça filtre, je pense que c’est d’autant plus positif que ça filtre. Ça veut dire au moins que tu n’as pas besoin de te taper une personne pendant je ne sais pas combien de temps qui vient juste chercher un salaire au bout du mois.
Tristan M. 1:01:55
– Je t’explique pourquoi je rigole, parce que dans le mail que j’envoie au CV qu’on reçoit et que j’ai filtré du coup, parce qu’en ce moment c’est encore moi qui m’occupe de ça et là on a quelqu’un qui va arriver aussi sur cette partie-là, une responsable administrative, financière et qui fera aussi du recrutement, bref. Je l’écris en fait à la fin du mail. Bon, il y a le culture book, tout ça, mais du coup… La phrase, c’est quelque chose comme si vous cherchez juste un travail, avec des guillemets, vous n’êtes pas la personne qu’on recherche. Et du coup, ne répondez pas à ce mail-là. Nous, on cherche en effet des collaborateurs qui soient investis. Et comme tu l’as compris, nous, l’investissement qu’on demande, ce n’est pas donne-nous ta vie et on va te saigner jusqu’à l’ongle. Ce n’est pas du tout ça. C’est nous, on veut des collaborateurs qui soient du coup investis, qui aient la banane en fait, qui aient envie de venir travailler, que quand ils arrivent au bureau, ils soient contents d’être là. Et donc, en effet, si vous cherchez juste un travail… Ce n’est pas chez nous. Ou en tout cas, ce n’est pas chez nous tout de suite maintenant. Là, tout de suite maintenant, avec la taille de l’entreprise et la dynamique dans laquelle on est, on charge des collaborateurs, en effet, qui soient investis, qui sont contents de venir travailler et tout ça. Avec l’évolution de l’entreprise, forcément, nous, on le sait très bien. Au fur et à mesure, il y a des personnes qui seront peut-être un peu moins investies et tout. Et après, il faut tout dans une entreprise. Il faut des personnes qui soient investies, qui vont peut-être être sur des postes un peu plus de manager, d’encadrant et on insuffle une dynamique. Et après, il y a des personnes qui seront peut-être un peu plus exécutantes. Et ça peut être OK s’il y a des personnes qui ne sont pas pleinement… investi. Et encore, moi, je pense que même quand on est un peu plus exécutant, je veux dire, et moi, je suis aussi agréablement surpris de toutes les candidatures qu’on reçoit. Parce que, franchement, je suis content et je suis heureux de voir qu’il y a des gens qui sont compétents, qui ont la tête bien faite, qui ont des belles valeurs et qui ont envie de bosser. Et nous, sur le poste de responsable administratif et financière, franchement, ça se bat. J’ai reçu 160 CV. 160 CV. Donc, sur un poste, je te dis, c’est responsable administratif, financière et bras droit des dirigeants. En gros, c’est ça. Poste clé, tu vois, pour nous. un poste de cadre qui va évoluer avec l’entreprise. 160 CV, j’ai fait 30 premiers entretiens. Et puis après, nous, il y a un entretien avec Alexandre, un entretien avec Ilona. Donc, il y a trois entretiens. Et ça se bat. Il y en a qui nous ont envoyé des vidéos parce que moi, je mets dans le mail, si vous nous envoyez une vidéo, c’est cool. Il y en a une, on prend la décision lundi. Il y en a une, elle a fait les trois entretiens. À l’issue des trois entretiens, elle nous a renvoyé une vidéo en disant mais moi, j’ai trop envie de venir bosser chez vous. Et moi, je kiffe. Et tu te dis, des gens comme ça, il y en a. En plus, moi, on m’avait dit… « Ouais, tu verras à Saint-Etienne, tu vas avoir du mal à trouver des gens impliqués, compétents et tout. » Et en fait, non, pas du tout. C’est pas vrai. Après, c’est pareil, il faut aussi savoir attirer ces gens-là. Moi, justement, il y a des fois des candidats, déjà, ils commencent l’entretien, ils me disent déjà « Merci pour le mail avec toutes tes informations. Je sais où je mets les pieds. Je comprends pourquoi je suis là et j’ai compris l’entreprise. Donc, rien que pour ça, merci. » Du coup, moi, personnellement, je me dis « En fait, c’est juste normal. » Mais en fait, moi, ça me paraît normal. Mais je sais que la plupart, enfin, il y a plein d’entreprises et de chaînes d’entreprises qui n’agissent pas comme ça. Et en fait, le monde du marché du travail, il évolue énormément. Mais en fait, moi, je suis chef d’entreprise. La balle, elle n’est pas que dans mon camp. Elle est dans notre camp à tous les deux. Donc, il faut que tu aies envie de venir travailler chez moi, c’est sûr. Mais il faut que moi, je te donne envie de venir bosser chez moi. Et en fait, si je ne te vends pas un peu du rêve et pas comme mes premiers employeurs qui m’ont vendu du rêve, derrière, c’est que du flan. Non, non, derrière, il faut que ce soit la vérité. Mais c’est donnant-donnant.
Olivier My 1:04:54
– Et ça, c’est un aspect qui est important que tu évoques parce que du coup, le positionnement que tu prends en tant qu’employeur, c’est que c’est bien une relation de partenariat. Je suis ton égal. C’est-à-dire que moi, j’ai des besoins, toi, tu peux potentiellement y répondre et ensemble, on peut créer quelque chose de plus grand. Il y a aussi cette volonté, en tout cas de ce que j’entends de ton discours, de faire plus ensemble que simplement là, ce que je te demande à l’heure actuelle et potentiellement que tu auras des idées qui vont pouvoir me nourrir, etc. Parce que tu as l’écoute et cette intelligence de le faire. C’est vrai qu’il y a beaucoup de boîtes, quand tu vas en entretien, tu as l’impression que tu es un peu au tribunal. Et du coup, en fait, on va lire ton CV, on va te dire toi, tu as fait ça, tu n’as pas fait ça. Tu ne rentres pas dans les cases. Du coup, ciao, tu vois. Et je trouve qu’au contraire, il y a quelque chose de très inspirant dans la démarche que vous avez aujourd’hui, qui est qu’on préfère travailler avec des gens avec qui on peut créer une relation long terme, quitte à découvrir des choses sur le chemin, plutôt que finalement être juste avec des zombies qui ne va falloir que des bras. Là, vous êtes en train de travailler avec des gens qui ont une tête, des bras, plein de choses en fait qui peuvent vous apporter. Et je trouve que c’est la beauté de ce que tu nous décris.
Tristan M. 1:05:54
– Donc merci bien pour ça et si possible des gens qui se projettent aussi tout à fait on aime bien quand les gens justement se projettent avec nous si possible voilà moyen long terme puis après il y a plein de choses qui découlent de ça enfin après on va pas parler que de recrutement mais tu vois il y a le recrutement il y a l’onboarding de la personne nous la personne déjà il y a un onboarding donc on lui envoie des choses avant qu’elle arrive pour qu’elle se prépare tout ça quand elle arrive il y a une journée entière qui lui est consacrée pour elle donc c’est le manager qui a une journée entière de disponible pour la personne pour lui faire tout son onboarding répondre à toutes ses questions tout ça Merci. à la fin de la semaine, la première semaine, il y a un bilan de fin de première semaine, où là, moi je suis là, ou Alexandre, en fonction des agences, plus le manager ou la manageuse, donc c’est comment ça s’est passé la semaine, t’as des questions, qu’est-ce que t’as vu qu’on pourrait améliorer sur cette première semaine ?
Olivier My 1:06:35
– C’est un rapport d’étonnement d’une certaine manière ?
Tristan M. 1:06:37
– C’est un rapport d’étonnement de fin de première semaine, après il y a à la fin du premier mois, à la fin du deuxième mois, à six mois, et puis après il y a les entretiens annuels, tu vois. Il y a tout ce suivi-là, donc après, ouais, sur les entretiens annuels, concrètement, c’est bah oui, comment tu te sens tout ça, comment tu te vois évoluer, et juste… pour finir et puis après on va peut-être pas non plus s’étendre sur tout ça mais en effet sur l’aspect, quand tu passes un entretien ça peut être un tribunal, moi là j’ai fait beaucoup de premiers entretiens, c’est pas un tribunal, moi c’est structuré en 4 parties, c’est questions administratives parce que j’ai des questions administratives après c’est parle-moi de toi ok, et après on va échanger un peu sur toi il faut que ça tienne en 1h parce que moi le premier entretien c’est 1h, après c’est on va parler du poste et de l’entreprise et là moi quand on arrive au poste et à l’entreprise c’est t’as reçu mon mail, il y avait plein de choses dedans est-ce que tu as des questions ? Et très souvent il y en a. ben j’ai pas compris ça ça se passe comment est-ce qu’il y a des horaires est-ce que donc je vais répondre à toutes tes questions je vais t’expliquer le poste et la personne qu’on cherche oralement à la fin je dis par rapport à ce que je viens de te dire est-ce que tu te projettes toujours ou est-ce que ça fait pas du tout de sens pour toi et ça m’arrive des fois qu’on me dise ben franchement bof en fait ou je suis pas la bonne personne ou ça me paraît trop compliqué ou c’est pas ce à quoi je m’attendais ben c’est ok tu vois enfin y’a pas de soucis autant qu’on se le dise maintenant et voilà puis à la fin après on parle de prétention salariale et voilà mais En effet, c’est du donnant-donnant. Et il faut que les personnes se projettent de où est-ce qu’elles vont mettre les pieds. Imagine, on travaille ensemble pendant 10 ans. C’est quand même mieux que tu saches où est-ce que tu vas atterrir.
Olivier My 1:07:57
– C’est comme un mariage.
Tristan M. 1:07:57
– Je veux dire, on va travailler ensemble du lundi au vendredi. Pendant 8 heures par jour. C’est quand même cool que tu saches un peu où tu vas mettre les pieds. Ça.
Olivier My 1:08:06
– C’est sûr.
Tristan M. 1:08:06
– En tout cas.
Olivier My 1:08:08
– C’est cool d’avoir ce regard aussi dans les backstage. Parce que du coup, de l’extérieur, les personnes voient ce que tu proposes. Ce que l’entreprise propose en termes d’offres, etc. Mais c’est de comprendre aussi que si à l’intérieur de la boîte, ça se passe comme ça, il y a de grandes chances que la qualité extérieure le soit aussi. C’est-à-dire qu’on voit beaucoup de boîtes, en tout cas, je l’imagine, effectivement, qu’à l’intérieur, il y a une vision quand même très humaine aussi de la manière dont tu veux gérer la boîte. Et on voit que c’est teinté de ce que tu as fait dans le passé. Tu étais très dans l’associatif, tu as fait des activités aussi, on va dire extra-scolaires, même si ce n’est pas forcément scolaire, mais autour qui font que c’est quand même quelque chose qui fait partie de toi. Et du coup, dans un monde, je trouve, après ce n’est que ma vision, des fois de l’immobilier qui est quand même très mécanique, machinal et pas très humain, ça permet de détonner un petit peu. Ok. Donc ça, c’est quelque chose qui est plutôt cool. Mais ce n’est que mon regard.
Tristan M. 1:09:01
– C’est intéressant.
Olivier My 1:09:01
– C’est intéressant. Je regarde un peu le temps qu’on a. J’aimerais prendre un petit peu de temps quand même avec toi, parce que ce serait dommage, tu l’as évoqué à plusieurs reprises, de parler de biohacking. Parce que du coup, c’est une conversion qu’on a eue nous en… off à l’époque, mais aujourd’hui, par exemple, tu t’alimentes différemment. Donc, il y a toute une logique de complément derrière. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu ? Surtout, qu’est-ce qui a fait que tu t’y es intéressé et qu’est-ce que ça t’apporte au quotidien ? Vaste sujet. Tout à fait.
Tristan M. 1:09:30
– Vaste sujet. À chaque fois qu’on parle de ce sujet-là aussi, je ne me sens pas très légitime parce que je n’ai pas toutes les connaissances. Non, mais tu parles de toi-même. Je suis coaché et accompagné sur ces sujets-là. Bah écoute, du coup, tout est parti du coup de Icard. donc l’entreprise de Gabriel du coup que tu connais de la communauté Umento je sais pas si tu connais mais en tout cas t’en as peut-être entendu parler et donc voilà où du coup cette entreprise là est axée sur la longévité de la vie donc l’objectif c’est d’être en bonne santé le plus longtemps possible et donc bah j’ai commencé à travailler je sais pas pourquoi si je sais pourquoi mais je veux dire moi ça me fait du sens de me dire être en bonne santé oui le plus longtemps possible oui je signe aussi ça me plaît ce que vous me dites si possible si à 60 ans je peux être en Bonne santé également à 80 et à 90 et peut-être à 100 ans et avec toutes les évolutions de la médecine, l’arrivée de l’intelligence artificielle, tout ça, c’est des sujets qui évoluent très vite en ce moment et qui plus dans le bon sens. Gabriel en parlerait 100 fois mieux que moi. Mais voilà. Et donc voilà, en fait, moi, la proposition de valeur m’a plu. Je me suis dit, bah ouais, être en bonne santé le plus longtemps possible, ça me branche, je signe. Et donc j’ai signé et me voilà parti dans l’accompagnement avec Andrea. Et du coup, en fait, le début du travail, c’est apprendre que les quatre piliers de la longévité de la vie sont les suivants. Le sommeil, le sport, l’activité physique, la nutrition et la gestion du stress. C’est les quatre piliers les plus importants pour être en bonne santé. Bah donc le sommeil, donc est-ce que tu dors bien ? Est-ce que tu dors assez ? Moi, en l’occurrence, c’était le cas. pas besoin de travailler là-dessus. Qui plus est, c’est un travail que j’avais déjà fait des années auparavant parce que justement, à 22-23 ans, j’étais tout le temps fatigué la journée. Et donc, j’avais essayé de comprendre pourquoi. Et donc, j’avais passé une nuit avec les électrodes de partout. Oui.
Olivier My 1:11:09
– On m’en a parlé de ce genre de truc.
Tristan M. 1:11:11
– Et donc, la finalité, moi, c’est aussi une des raisons pour lesquelles j’ai changé de boulot. La finalité, c’est qu’il fallait que je change de travail. Parce que du coup, les déplacements, tout ça, la semaine, en fait, lever trois fois par semaine à 4h30 du matin pour prendre le train, et faire les allers-retours ou la voiture plus la danse faisait que je dormais juste pas assez donc c’était soit mon travail s’adaptait à mon rythme circadien et c’était pas le cas dans cette entreprise c’était à mon rythme circadien de m’adapter à l’entreprise j’ai changé d’entreprise j’ai changé d’entreprise voilà donc le sommeil tu faisais donc le sommeil donc en dehors de ça moi voilà c’est un sujet sur lequel moi par exemple donc j’ai tenu un agenda du sommeil moi j’ai besoin de 8h par nuit c’est très clair et ça c’est biologique pour information je sais pas si tu le sais voilà maintenant oui donc c’est biologique on a tous des besoins un nombre d’heures par nuit qui est différent je crois que Emmanuel Macron a besoin à peu près de 4 heures et franchement tant mieux pour lui moi c’est 8 et franchement c’est un peu chiant parce que c’est beaucoup enfin beaucoup ou pas la moyenne mondiale se situe entre 7 et 9 donc globalement tu vois 8 et en gros on peut dire tout ce qu’on veut enfin ça c’est ce que je sais encore une fois je ne suis pas médecin et je ne suis pas coach là-dedans d’autres en parleraient beaucoup mieux de moi mais en tout cas de ce que je sais c’est tu peux dire non mais j’ai pris l’habitude de dormir 4 heures par nuit Ok, soit, mais peut-être que biologiquement, tu as besoin de 4 heures. Et franchement, trop cool ou pas, mais tant mieux pour toi. Par contre, si biologiquement, tu as besoin de 8 et que tu dors 4 heures par nuit, tu peux le retourner dans tous les sens que tu veux. Ce n’est pas bon. Ce n’est pas bon pour être en bonne santé.
Olivier My 1:12:34
– Oui, il y a une différence entre l’habitude qu’on a prise et puis biologiquement, ce dont notre corps a besoin pour fonctionner.
Tristan M. 1:12:41
– C’est exactement ça. Et il y a aussi un autre aspect, c’est que quand on a toujours sous-dormi, donc typiquement, si biologiquement, tu as besoin de 8 heures et que depuis toujours ou depuis des années, tu dors 6, tu ne te rends plus compte que tu n’es pas à ton plein potentiel énergétique. Il y a des gens qui disent « Non, mais je ne suis pas fatigué. » Ok, mais essaye pendant deux mois de dormir huit heures par nuit et tu verras si tu n’étais pas fatigué ou si tu n’étais pas juste un peu plus réveillé ou énergique. Il y a ce sujet-là du sommeil qui est en l’occurrence un vaste sujet. Et moi, encore une fois, là-dessus, je suis assez religieux sur mon sommeil et je n’ai pas de soucis par rapport à ça. Mais de ce que je sais, il me semble que c’est un vrai sujet pour beaucoup de gens. Des gens qui ne dorment pas assez et des gens qui dorment mal aussi. Moi, je dors extrêmement bien. Profites-en Profites-en.
Olivier My 1:13:22
– Du coup il y a les trois autres sujets du coup donc Ouais il y a les trois autres sujets il faut qu’on avance Non t’inquiète pas c’est juste parce que du coup quand il y en a un qui va bien il y en a forcément un autre qui va être plus dur Ouais c’est ça donc moi en fait du coup le premier sujet donc voilà je disais il y a sommeil.
Tristan M. 1:13:37
– Nutrition, sport activité physique et gestion du stress moi j’étais plutôt bien en sommeil et gestion du stress pas trop de sujets sur ça en tout cas pas au début ensuite activité physique ça allait peut mieux faire mais ça allait Merci.
Olivier My 1:13:50
– Tu faisais déjà de la danse, etc.
Tristan M. 1:13:51
– Voilà, exactement. Le premier pain point, moi, c’était nutrition. En gros, en fait, c’est marrant, c’est pas que je m’alimentais mal, parce que je mangeais pas des burgers à longueur de journée, loin de là, donc voilà, des légumes, un peu de la viande, enfin, une alimentation diversifiée, mais une alimentation qui n’était pas réfléchie. Qu’est-ce que j’entends par réfléchie ? C’est là où, du coup, Andréa est très bon là-dedans, mais il y a les macronutriments, les micronutriments, les lipides, les protéines, combien t’as besoin de protéines par jour, combien de calories et tout ça, et tout ça. Du coup, mise en place d’un programme de nutrition, un programme alimentaire. Moi, j’ai un programme alimentaire. En l’occurrence, maintenant, je suis en diète qu’on appelle keto. Et donc, en fait, je mange toujours pareil, mais quatre jours par semaine. Après, le reste du temps, je mange ce que je veux. Mais donc voilà, moi, j’ai un programme qui a été réfléchi par rapport à mes besoins nutritionnels, donc macronutriments, micronutriments, calories. Donc, on est parti. Si tu veux, tu pars, pour rentrer un peu dans les détails, tu pars d’un programme qu’Andréa te donne. déjà moi je lui ai dit écoute je sais pas tu m’as mis de la pomme j’aime pas la pomme ok bah je remplace par autre chose et après bah t’avances moi par exemple j’ai jamais mangé le matin il m’a dit bah essaye ce serait bien si t’arrives à manger le matin j’ai essayé impossible ça fonctionne pas bon bah très bien bah on réajuste et donc tu réajustes comme ça pendant des mois des mois jusqu’à trouver en effet un programme nutritionnel qui te convient qui te convient par rapport à toi à tes besoins et à tes besoins de ce que tu fais la journée moi bah j’ai besoin d’être quand même assez haut en énergie si possible il faut pas que j’ai de crash l’après-midi après avoir mangé bah en fait du coup Merci. tu adaptes ce que tu manges le midi en fonction de ça et idem le soir, moi j’ai tendance du coup à manger tard parce que je rentre tard chez moi il faut pas manger trop lourd parce que sinon tu dors mal après donc il y a une vraie réflexion autour de tout ça le programme est adapté en fonction des saisons aussi donc tu vois l’hiver tu vas pas manger pareil que l’été Et voilà, tout ça est mis en place, en tout cas pour ma part. Et moi, pour le coup, ça a été game changer. Mais vraiment.
Olivier My 1:15:33
– Vraiment.
Tristan M. 1:15:33
– En fait, ce n’est pas que je l’avais sous-estimé, mais c’est juste qu’en fait, tant que tu n’as pas réfléchi à ta nutrition, tu ne t’en rends pas compte de la différence d’énergie que ça fait au quotidien. Moi, je peux te dire que maintenant que du coup, j’ai mis ça en place, ça fait une différence d’énergie qui est colossale. Et en fait, voilà, tu n’as pas besoin d’être médecin pour comprendre que ce que tu manges, c’est le carburant de ton corps et de ton esprit. Et bien, c’est le cas. Franchement, vraiment, moi, ça m’a vraiment, en termes d’énergie, ça m’a changé.
Olivier My 1:15:56
– Est-ce que tu as un exemple de situation ? Avant, c’était comme ça et maintenant, c’est comme ça ?
Tristan M. 1:16:01
– Des exemples concrets, non. Parce qu’en fait, c’est un tout. Et c’est quelque chose que j’ai vu évoluer au fur et à mesure des semaines et des mois. Mais comme… J’en rigole parce que la première vidéo que j’ai eue à Andrea, avec Andrea, il a senti que j’étais un mec assez discipliné. On me dit quoi faire, je m’exécute, je ne pose pas trop de questions. Et Andrea m’a dit, texo, parce que cette phrase me fait rire, il m’a dit, Tristan, ne pose pas trop de questions, fais exactement ce que je te dis de faire. Et je vais faire de toi un surhomme. Il m’a dit ça. Bon, je ne suis pas un surhomme. Mais en dehors de ça, j’ai quand même suivi religieusement tout ce qu’il m’a dit de faire.
Olivier My 1:16:33
– La promesse est belle en tout cas.
Tristan M. 1:16:34
– La promesse est belle. Et c’est vrai que je n’ai jamais été aussi haut en énergie que depuis, on va dire depuis un an, où maintenant j’ai la nutrition, les compléments, le sport qui est bien, le sommeil. Je n’ai pas changé. Et la gestion du stress, c’est plus un travail autour de comment est-ce que j’architecte ma vie, mes journées et mes semaines. pour ne pas en faire trop et du coup être stressé et machin et tout ça. Moi, globalement, je ne suis pas stressé, tu vois. Et en fait, tout ça mis ensemble, en effet, j’ai un niveau énergétique quotidien qui est très haut, que je tiens très bien depuis du coup deux ans et que je me vois tenir, tu vois, à long terme. Moi, je travaille quand même pas mal en nombre d’heures. Globalement, je ne sais pas exactement, mais je suis sur une moyenne entre 60 et 70 heures de travail effectif, production, semaine. Donc, ce qui est quand même, il y en a qui font plus, mais il y en a qui font moins et ça reste quand même assez conséquent. Mais en dehors de ça, Je suis… pas stressé, je suis très haut en énergie, j’ai le temps de voir mes amis, j’ai le temps de passer du temps avec ma copine et de faire du sport. Mais tout ça, j’ai réfléchi autour de ça. Donc voilà, nutrition, ne pas prendre de compléments alimentaires si t’as pas travaillé sur ta nutrition avant, parce qu’en fait c’est cacher quelque chose, enfin tu vois ce que je veux dire ? Tu prends des compléments pour rattraper un manque de zinc, de je ne sais quoi, de fer ou quoi, mais en fait déjà, alimente-toi bien, t’as des carences qui vont se régler d’elles-mêmes en fait, toutes seules, sans avoir besoin de prendre des compléments. Et par contre, Andrea, en effet… mets en place des compléments alimentaires. Donc moi, j’ai des compléments alimentaires, j’en ai X. Enfin, tu vois, j’en ai quand même pas mal. Ça dépend ce qu’on entend par pas mal, mais quand même, je prends peut-être 10-12 gélules par jour à différents moments de la journée. À des moments, je les prenais le matin, puis là, je les ai calés l’après-midi. Bref, mais ça, tu vois, c’est pareil, c’est le step d’au-dessus. Tu prends des compléments alimentaires qui te permettent d’être un petit peu plus focus. Le Lion’s Mane, par exemple, aide beaucoup sur ça. Et donc ça, après, c’est plus pour le focus au quotidien et ça te met encore un niveau d’énergie. supplémentaires.
Olivier My 1:18:17
– C’est vraiment le niveau un peu au-dessus quand déjà la base a été retravaillée.
Tristan M. 1:18:21
– C’est ça, il faut y aller step by step. Moi, en gros, ça a été nutrition. Après, on a travaillé sur le sport. Donc, j’ai réduit la danse pour tout un tas de raisons. Et du coup, là, avec Andrea, maintenant, je vais à la salle de sport et je fais de la course à pied, en gros. Donc, voilà. Sur la course à pied, on travaille beaucoup sur la VO2max qui permet d’être plus endurant et ça a beaucoup de bienfaits physiques. Et puis après, la musculation. La musculation pour la longévité de la vie et le fait d’être en bonne santé, c’est vraiment très bon parce qu’en fait, t’as moins de problèmes de dos. tes os grossissent et tes muscles te supportent mieux. Donc souvent, tu as moins de problèmes. Et ça, tu vois, tu te projettes à horizon 40 ans. Le fait d’être un peu plus musclé, ça fait du bien pour la confiance en soi aussi. Donc ça, c’est assez positif. Les deux mis ensemble, ça fonctionne bien. J’ai un tapis de marche au bureau avec un bureau assis debout aussi. Donc on faisait les comptes avec Andrea parce que du coup, j’ai la whoop. Tu vois aussi, après, il faut traquer. Donc tu vois, j’ai la whoop. Donc je traque, je traque le sommeil, je traque tout ça. Dès que tu vas à la musculation ou tu cours, tu lances une activité et ça te donne des feedbacks. Donc tu travailles sur des zones de fréquence cardiaque. Tu vois tu commences à avoir de la data un peu sur tout ça. Et du coup, le tapis de marche, ça c’est pareil aussi, c’est game changer parce qu’en fait, quand tu es au bureau toute la journée, tu ne marches pas. Et puis à la base, on n’est pas fait pour être sédentaire.
Olivier My 1:19:24
– Sédentaire.
Tristan M. 1:19:24
– Tout à fait. On est fait pour marcher la journée. Tu ne marches pas, donc tu as des problèmes de dos à terme. Et puis en fait, Andrea, il te dit, tu t’achètes un bureau assis debout, un tapis de marche, ça coûte 300 balles, et tu passes de 4000 pas jour à… Moi, du coup, en l’occurrence, je suis sur une moyenne à 14 000, mais avec la whoop, et en fait, quand tu bosses et que tu marches en même temps elle prend pas en compte tes pas donc Andrea moi je lui ai dit globalement je marche entre 1h30 et 2h par jour au bureau donc il me dit ouais mais en fait t’es plus sur une moyenne à 20 000 ce qui est très bien en fait parce que ça veut dire que tu marches 12 km par jour et en fait tout mis bout à bout c’est quelque chose qui t’a vraiment beaucoup apporté ah ouais ouais franchement et je pense que pour les chefs d’entreprise entrepreneurs c’est important franchement pour tenir à long terme je pense que si tu fais pas ça au bout d’un moment tu tiens pas et puis après il y a plein de choses tu vois je veux dire si tu t’alimentes pas ou que tu fais pas de sport en bas. Tu te sens peut-être un peu moins bien dans ton corps, donc je ne sais pas, tu es un peu moins dynamique. Tu vois, j’ai en tête les images des vieux chefs d’entreprise, mais peut-être du vieux chef d’entreprise un peu bedonnant qui fume 15 clopes par jour parce qu’il est tout stressé. Moi, personnellement.
Olivier My 1:20:25
– Ce n’est pas la vision que tu as de toi dans.
Tristan M. 1:20:27
– 40 ans. Exactement.
Olivier My 1:20:30
– En tout cas, c’est une belle manière de terminer cet épisode. On a pu parler globalement des sujets qu’on avait évoqués au départ. Ça, c’est super. Et comme je te l’avais dit au tout départ, on a une dernière partie d’épisode, parce que je regarde un peu le temps aussi. Et tu le vois sur la table, il y a des petites cartes qui ont été préparées expressément pour toi. Et ce que je te propose, c’est qu’on va les taper un peu dedans. OK ? Ce que je te propose, dans un premier temps, c’est que tu vas choisir un paquet. Tu vois, il y a un bleu, il y a un rouge. Est-ce qu’il y a quelque chose qui t’appelle plus qu’un autre ?
Tristan M. 1:21:04
– Le rouge, c’est l’amour. Le bleu, c’est peut-être un peu ma couleur préférée.
Olivier My 1:21:07
– Ah, c’est le sens que tu donnes à ces couleurs ?
Tristan M. 1:21:09
– Ouais, ouais, je crois. Allez, partons sur le rouge.
Olivier My 1:21:11
– Le rouge. Alors, je te donne ce paquet de cartes. Je te propose de les mélanger. Les mélanger, ok. Oui, tu sais, on n’est pas à l’abri que le hasard fasse bien les choses. Ce que je te propose, c’est que tu vas en tirer une, et donc tu vas nous la lire, et tu auras le choix soit d’y répondre, soit d’en repiacher une autre. Par contre, si tu en repiaches une autre, tu serais obligé de répondre à la question.
Tristan M. 1:21:35
– C’est excellent comme jeu. Le hasard fait quand même bien les choses.
Olivier My 1:21:38
– Tu peux nous la lire, ouais.
Tristan M. 1:21:39
– Comment décrirais-tu la relation entre ton corps et ton esprit ?
Olivier My 1:21:43
– Comme quoi ?
Tristan M. 1:21:44
– Je vais te dire, on en a presque un petit peu parlé. C’est pas facile en plus comme question, du coup, je vais en choisir une autre.
Olivier My 1:21:50
– Vas-y.
Tristan M. 1:21:51
– Donc, je vais choisir celle d’après, du coup. Quelles sont les trois personnes qui t’ont le plus fait évoluer ces cinq dernières années ? Wow ! C’est super dur comme question. Mais je ne t’avais pas dit que c’était un truc facile. Parce qu’en fait, du coup, il faut choisir trois personnes et ça veut dire que les gens qui vont écouter l’épisode, il y en a qui vont se dire, pourquoi il ne m’a pas choisi, tu vois.
Olivier My 1:22:12
– Si tu devais en choisir trois.
Tristan M. 1:22:13
– Oh la vache !
Olivier My 1:22:14
– Et encore une fois, ça veut dire… Franchement.
Tristan M. 1:22:15
– Je trouve ça presque horrible comme question.
Olivier My 1:22:19
– Les trois qui te viennent à l’esprit, ce qui ne veut pas dire en fait que les autres ne sont pas importantes, tu vois. Ouais, ouais, non, mais voilà. C’est juste qu’on n’a pas 4 heures.
Tristan M. 1:22:26
– Non, clairement. Donc, quelles sont les 3 personnes qui t’ont fait le plus évoluer ces 5 dernières années ? Alexandre, mon associé, un petit peu sans aucun doute.
Olivier My 1:22:33
– Ok. Sur quels aspects ?
Tristan M. 1:22:35
– Tellement.
Olivier My 1:22:36
– Tellement ? Très bien.
Tristan M. 1:22:37
– Tellement.
Olivier My 1:22:40
– Ok, très bien. Restons sur ça.
Tristan M. 1:22:41
– Après, Andrea, du coup. Andrea, du coup, mon coach, avec qui j’ai beaucoup travaillé. Donc, lui, pour le coup, il m’a fait vraiment évoluer ces 5 dernières années. Et après, je vais en donner 4. je vais dire ma mère et ma soeur je me suis dit maman elle arriverait ou pas ma mère et ma soeur elles me font évoluer depuis du coup toujours donc ces 5 dernières années peut-être tout particulièrement ou pas, enfin en tout cas on est très proches je suis très proche de ma mère et de ma soeur on est également très proches tous les 3, très soudés et du coup ces 5 dernières années elles m’ont clairement aidé à évoluer aidé à me sortir de situations parfois difficiles notamment la dépression dont on a parlé clairement, heureusement qu’elles ont été là et elles ont été le pétrole.
Olivier My 1:23:22
– Très bon soutien donc voilà super bah merci bien en tout cas donc ce que j’entends il y a ton associé sur plein d’aspects je suppose à la fois pro et perso il y a Andrea on mettra ses coordonnées aussi en bas parce que tu l’évoques mais c’est l’occasion aussi de le partager et on le salue au demeurant il faut que tu l’invites sur ton podcast bah je le ferai à ce moment là je le ferai ça pourrait être intéressant et donc du coup effectivement sur la partie santé principalement en tout cas et énergie et potentiellement d’autres choses aussi aussi ouais aussi. Et du coup, des personnes de ta famille, ta mère et ta sœur, que l’on salue aussi et au demeurant, on est là.
Tristan M. 1:23:57
– Au demeurant. Au demeurant.
Olivier My 1:23:59
– Coucou maman et coucou grande sœur. Super. Est-ce qu’on ne changerait pas de paquet ? Avec plaisir. On part sur le bleu. Sur le paquet de quoi, du coup ? Le paquet, je pense que c’est un peu ma couleur préférée.
Tristan M. 1:24:10
– Ta couleur préférée, ok. Qui pourrais-tu remercier de t’avoir aidé récemment ? Ça donne envie de… Peut-être que tu as envie de voir la question d’après quand même. Qui pourrais-tu remercier de t’avoir aidé récemment ? Très bonne question. Elle recoupe peut-être un peu celle d’avant. Donc, j’en choisis une autre. Si tu pouvais dîner avec n’importe qui dans le monde, qui serait-ce ? Waouh ! Excellent comme question. Eh bien, je dînerais avec Elon Musk.
Olivier My 1:24:38
– Ok. Pour quelle raison ?
Tristan M. 1:24:40
– Parce que je trouve le personnage inspirant. Peut-être clivant, enfin, clivant ou pas. Enfin, bref. Moi, en tout cas, je regarde d’un œil extérieur tout ce qu’il fait au niveau entrepreneurial, les entreprises qu’il a construites et aussi ce qu’il a envie de faire. Enfin, toute la logique qu’il y a derrière de dire que… Alors après, on pourrait se placer côté écologie et de se dire, bon, autant faire en sorte que la planète Terre, on continue à y habiter dessus. Lui, il s’est peut-être résigné en se disant, plus tard, on n’y habitera plus. Donc, je mets en place des choses pour que l’être humain devienne multiplanétaire. Moi, je me dis, ouais, OK, le projet est cool. Et puis du coup, il y a tout un tas d’entreprises qui découlent de ça. Le mec a créé beaucoup d’emplois. Voilà, après, je sais qu’il a des mauvais côtés, qu’il est décrié sur tout un tas de sujets. En dehors de ça, je me dis, dîner avec lui, ça pourrait être… Je pense que je parlerai très peu et que je l’écouterai beaucoup. Mais ouais, ce serait chouette.
Olivier My 1:25:32
– Ce serait quoi la première question que tu lui poserais ?
Tristan M. 1:25:36
– Elles ne sont pas faciles tes questions. Ce serait quoi la première question que je lui poserais ?
Olivier My 1:25:41
– Imagine, là, vous vous installez. Donc, bonjour, comment ça va, etc.
Tristan M. 1:25:46
– Peut-être lui demander son plan d’action sur les prochaines années. Voir plutôt devant.
Olivier My 1:25:50
– Du coup.
Tristan M. 1:25:50
– Ouais, plutôt devant. Qu’est-ce que tu as prévu de faire dans les années à venir ? Et voir aussi s’il y a un fil conducteur sur toutes les entreprises qu’il a créées. Parce que… En fait, je ne sais pas. Est-ce qu’il y a vraiment un fil conducteur ou est-ce que c’est plutôt il a saisi des opportunités ou des idées qui se présentaient à lui ? Ou est-ce que vraiment, il y a eu une réflexion où le gars s’est dit, je vais ouvrir telle boîte pour telle raison. Après, il y a ça qui va me permettre peut-être que celle-là, elle n’a pas vocation à m’aider, par exemple, justement, admettons, à aller sur Mars. Mais Tesla, ça ne l’aide pas à aller sur Mars. Mais est-ce que Tesla, justement, ça ne lui rapporte pas de l’argent qui lui permet d’investir dans SpaceX, qui lui permet, tu vois ?
Olivier My 1:26:22
– D’avoir un peu le backstage derrière.
Tristan M. 1:26:25
– Est-ce que tu fais tout à l’instinct ? et à l’opportunité parce que ça se présente à toi voilà ou est-ce que vraiment t’as un plan d’action et du coup si tu fais un peu plus à l’instinct et du coup comment tu fais tes choix comment tu prends tes décisions parce que j’imagine que ce mec-là on doit lui proposer X opportunités pour ne pas faire de jeu de mots X opportunités sur tout un tas de choses comment tu choisis tu vois est-ce que tu choisis au feeling à l’instinct est-ce que tu te poses est-ce que tu discutes des heures avec n’importe quelle intelligence artificielle qui t’aiderait est-ce que t’as des conseils des conseils autour de toi je veux dire des personnes référentes un peu sur ce plan du parcours ouais bah super.
Olivier My 1:26:57
– Voilà. Merci bien. On va en faire une dernière de questions. Ce que je vais te proposer, c’est encore un truc différent. C’est que tu vas me sélectionner une carte dans chacun des paquets. Tu vas me les donner. OK. Et c’est moi qui vais choisir.
Tristan M. 1:27:11
– OK.
Olivier My 1:27:13
– Donc là, tu m’en donnes une rouge.
Tristan M. 1:27:14
– C’est ça. Une rouge, une bleue. OK.
Olivier My 1:27:16
– Donc, je vais lire les deux. C’est marrant, c’est vraiment pas la même ambiance. Il y en a un, c’est parle-moi de quelque chose qui te met en colère.
Tristan M. 1:27:25
– Oh, c’est excellent. Oula ! C’est incroyable comme question, ça.
Olivier My 1:27:29
– Je vois les yeux en face. Et l’autre, c’est, quel est ton héros ou héroïne préférée lorsque tu avais 7 ans ?
Tristan M. 1:27:36
– OK.
Olivier My 1:27:37
– Et pourquoi ?
Tristan M. 1:27:38
– OK.
Olivier My 1:27:38
– Même si j’ai une curiosité extrême sur ce qui te met en colère, vu qu’on veut finir un épisode, j’aimerais pas rester sur ça. Alors, est-ce que tu pourrais nous partager un héros ou une héroïne, du coup, de ton enfance ?
Tristan M. 1:27:53
– Ma mère.
Olivier My 1:27:56
– Pourquoi ?
Tristan M. 1:27:58
– Parce que sans elle, j’en serais pas là où je suis.
Olivier My 1:28:01
– Je te dirais pas là tout court en vrai.
Tristan M. 1:28:02
– Je serais pas là tout court, oui, exactement. Mais si elle avait pas été très courageuse, j’en serais pas là où je suis et mon avenir aurait pu être, j’allais dire bien pire. Je sais pas, mais en tout cas différent. Mes parents sont séparés et du coup, c’était une bonne chose qu’ils se séparent et ça a été courageux de sa part. Je pense que ce n’est pas facile, quand on est marié à quelqu’un et qu’on a deux enfants, qui plus est, de prendre ce genre de décision. Et je pense que je serais une personne différente si elle ne l’avait pas fait. Et je sais que ça n’a pas été facile pour elle, pour en avoir discuté avec elle ces dernières années, en étant adulte. Et pour ça, je la remercie énormément. Parce que je pense que si elle ne l’avait pas fait et s’il n’avait pas eu ce courage, je n’en serais pas là où je suis. On ne serait peut-être pas là. Et du coup, vu que la question, c’était mon héroïne quand j’avais 7 ans. Quand j’avais 7 ans, j’étais un… âge où mes parents étaient encore ensemble et ça se passait pas forcément bien. Mes parents se sont séparés quand j’avais 9 ans, donc ils ont divorcé quelques années après. Donc à 7 ans, je pense que c’était ma vraie héroïne et ça l’est toujours.
Olivier My 1:29:03
– Super. Merci beaucoup, en tout cas, pour ton partage, ta sincérité, ton honnêteté. On va arrêter l’épisode parce qu’il y a un moment donné, il faut que ça s’arrête. Si des personnes ont envie de continuer la discussion avec toi par la suite, comment est-ce qu’elles peuvent te contacter ?
Tristan M. 1:29:20
– Par mail. Tristan T-R-I-S-T-A-N arrobase montimo.fr pour le moment en tout cas pour le moment oui ça changera donc voilà donc oui du coup si ça change ça va changer dans les 6 mois globalement mais je mettrais quoi qu’il arrive les coordonnées sur l’épisode il y a notre site internet si quelqu’un envoie un new contact sur le site internet ça reviendra forcément à moi et puis sinon après il y a LinkedIn mais mon LinkedIn c’est pas moi qui lis mes messages donc le mieux ça reste par mail ok bah super bah merci beaucoup Tristan.
Olivier My 1:29:50
– Et puis, à la prochaine.
Tristan M. 1:29:52
– Merci à toi pour l’invitation. C’était cool.
Olivier My 1:29:55
– Salut, merci.
Tristan M. 1:29:55
– Salut.