#29 De Madagascar à la scène de conférences : persévérer sans se perdre avec Yadz Rambelontsalama

Description

Dans cet épisode de Change & Chill, Olivier My s’installe en pleine nature avec Yadz Rambelontsalama pour une conversation vibrante et profondément humaine.

 

De son enfance libre à Madagascar à ses conférences mêlant musique, agilité, émotions et identité, Yadz raconte un chemin de transformation aussi exigeant qu’authentique. Il partage ses épreuves, ses bascules, ses chocs culturels, et surtout, cette question intime : comment persévérer… sans se perdre ?

 

Une histoire de courage doux, de quête de sens, et de renaissance où l’on découvre qu’au fond, le produit le plus précieux que l’on façonne, c’est soi-même.

 

Dans cet épisode, vous entendrez :

  • Une métaphore poignante sur la douleur comme déclencheur de changement
  • Les chocs culturels à l’arrivée en France (oui, même le changement d’heure)
  • Pourquoi le capital social compte parfois plus que le diplôme
  • La persévérance face à l’injustice administrative
  • La création d’une conférence hybride, entre storytelling et expérimentation
  • Comment la musique devient un vecteur de connexion et de leadership
  • Le vrai rôle de l’émotion dans les produits qu’on conçoit
  • La différence libératrice entre perfection, excellence et justesse
  • Ce que l’on retrouve quand on touche le fond… et qu’on respire à nouveau

 

Un épisode à la croisée de l’agilité, de l’humanité et du leadership. À écouter si vous avez déjà persévéré… ou si vous hésitez à le faire.

 

Si l’épisode vous a plus, n’hésitez pas à laisser un message sur le répondeur du podcast : https://www.vodio.fr/repondeur/1273/

Séquençage du podcast

[00:00] : Introduction et contexte « Unplugged »

[01:37] : La métaphore du chien et de la planche cloutée

[03:04] : Le changement : douleur ou déclic ?

[03:50] : Présentation de Yadz

[05:13] : Origines malgaches et rêve d’enfant

[07:50] : Choix d’études : entre économie et informatique

[09:12] : L’insouciance et la fascination pour la création

[10:49] : Art, informatique et lien à l’humain

[11:44] : Enfance heureuse et énergie transmise

[12:01] : Pourquoi venir en France : solitude, opportunité, indépendance

[13:59] : Le choc culturel à l’arrivée

[15:08] : Anecdote du changement d’heure et partiels ratés

[17:36] : L’adaptation permanente

[18:09] : Reprise des études à zéro et persévérance

[20:41] : Trouver son premier job : le capital social

[23:40] : Le CDD de recherche et le goût de la transmission

[25:16] : L’ESN et le retour à la dure réalité

[26:37] : Jamais seul : la valeur sous-estimée de la solidarité

[28:38] : Genèse de la conférence « Nous, le produit »

[30:24] : Émotion, altruisme et conférence expérientielle

[31:32] : Grenoble et Bordeaux : les déclics de transformation

[33:52] : Guitare, musique, culture : une conf entre les mondes

[35:42] : L’émotion comme cœur du produit

[38:26] : Démarche scientifique, itération et humilité

[41:41] : De la perfection à la justesse : vers une excellence libératrice

[44:33] : L’événement personnel qui a tout bouleversé

[45:56] : Revenir à l’essentiel : je suis un humain

[46:19] : Identité et changement : un oubli fréquent

[47:27] : La traversée du noir et la renaissance

[49:39] : L’humain comme moteur de sens

[50:36] : Conclusion et importance du partage

Idées Clés

Mots-clés

  • Yadz Rambelontsalama,
  • podcast persévérance,
  • transformation personnelle,
  • conférence inspirante,
  • storytelling de vie,
  • agilité humaine,
  • culture produit,
  • Madagascar,
  • choc culturel,
  • capital social,
  • excellence vs perfection,
  • justesse,
  • intelligence émotionnelle,
  • identité et changement
  • Olivier My

Olivier My  00:05

– Bienvenue sur Orange & Chill, le podcast où l’on parle de changement simplement. Je suis Olivier My et avec mes invités, nous explorons comment le changement peut être une force positive dans nos vies. Des histoires inspirantes avec une touche de légèreté. Dans ce nouvel épisode, j’ai le plaisir d’accueillir mon grand ami Yadz. Salut Yadz, comment ça va ?

 

Yadz Rambelontsalama  00:29

– Salut Olivier, ça va super bien.

 

Olivier My  00:31

– Tu vois que je n’ai pas osé dire ton nom de famille, par contre, est-ce que tu peux nous le donner ?

 

Yadz Rambelontsalama  00:36

– Rambelontsalama

 

Yadz Rambelontsalama  00:36

– , c’est super facile.

 

Olivier My  00:37

– Voilà, c’est très bien. Tu sais, My… Oui. En comparaison. Effectivement, c’est un peu plus court. Eh bien, merci d’inaugurer avec moi mon premier épisode Unplugged à l’extérieur. Donc là, je ne sais pas si on entend les petits oiseaux, mais on est sur une table à l’extérieur. Est-ce que tu peux nous dire où est-ce qu’on est ?

 

Yadz Rambelontsalama  00:57

– Nous sommes au Château des Pères. Donc je t’emmène voyager dans mon univers complètement, c’est l’endroit où je viens me ressourcer. Il y a de l’art, il y a de la nature et il y a des bonnes choses en fait aussi à côté. Du coup c’est vraiment un extérieur agréable, une petite balade, il y a plein d’eau. Bienvenue !

 

Olivier My  01:15

– Donc on est à l’ombre, il y a du soleil, franchement que demande le peuple !

 

Yadz Rambelontsalama  01:20

– C’est clair !

 

Olivier My  01:21

– Et pour commencer… Et tout à l’heure, on a pas mal discuté ensemble. En fait, on a déjà fait un épisode de podcast sans l’enregistrer au restaurant. Et tu me parlais de l’anecdote du chien avec la planche cloutée. Et j’aimerais bien que tu nous la racontes.

 

Yadz Rambelontsalama  01:37

– Avec plaisir. En fait, ça retranscrit l’intention de l’anecdote. C’est vraiment toute cette notion de à quel moment il y a un point de bascule pour aller vers du changement. Donc, l’histoire est tout simple. C’est quelqu’un qui fait du footing. Il passe devant une maison avec un jardin et dans la cour du jardin, il y a un chien. Et à un moment donné, le chien pleure en fait. Donc du coup, il ne peut pas s’en empêcher. Il va sonner à la porte et va dire « Qu’est-ce qui se passe avec votre chien ? Ça fait trois jours que je cours et trois fois chaque matin, je le vois et le chien pleure en fait. » Et là, le propriétaire va juste rigoler. Il va dire « Ah lui ? Non, non, mais c’est normal. Il n’a juste pas assez mal. » Et là, le mec, il dit « Mais attends, je ne comprends pas. Mais comment ça en fait ? » « Vous ne pouvez pas quelque chose ? » « Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, il n’a pas encore décidé. » Et là, il dit « Mais je ne comprends vraiment pas, en fait. » Et là, le propriétaire, il dit « Non, non, mais c’est juste aussi simple qu’il est assis sur une planche avec un clou. » Du coup, il s’est assis sur le clou et puis, il suffit qu’il se lève, mais il n’a pas encore assez mal. C’est ça l’histoire, en fait. Et ça retranscrit tellement de réalité. Et coucou Isabelle Monville, parce que c’est avec toi que j’ai eu cette histoire qui a fait tellement écho.

 

Olivier My  02:44

– Super en tout cas on la salue Parce que justement, je te posais cette question-là parce que j’aime bien introduire les épisodes par cette question qui est, pour toi, le changement, ça représente quoi ? Et pour toi spécifiquement, c’est comment est-ce que cette histoire, pour toi, résonne dans ta manière de voir le changement ?

 

Yadz Rambelontsalama  03:04

– Très bonne question. Ça m’amène une question en fait, comme quoi, est-ce qu’il faut qu’il y ait une souffrance ? Est-ce qu’il faut qu’on ait mal avant qu’on ose apporter du changement en fait ? Naïvement, j’aurais dit non. Mais j’observe beaucoup, même moi je le constate par rapport à moi-même, qu’il faut que ça titille quelque chose qui soit dérangeant avant qu’il y ait ce point de bascule qui arrive. Donc moi, c’est ça que ça m’inspire, ce côté. Il faut qu’il y ait une souffrance quelque part. Tu vois, un peu comme de coaching. Genre, s’il n’y a pas de monde, il n’y a pas de coaching. Et c’est un peu ça. Tant qu’il n’y a pas peut-être cette souffrance-là, il n’y aura pas de changement. C’est ça qui est malheureux.

 

Olivier My  03:42

– Ouais, mais super. En tout cas, merci pour ce partage. Et du coup, maintenant, est-ce que tu pourrais te présenter, s’il te plaît, après cette courte introduction ?

 

Yadz Rambelontsalama  03:50

– Exactement. Donc, Yad Zerbelun Salam. Moi, je suis Product Manager à Orange Business Services et je shoot une équipe produit. Et notre produit, en fait, c’est un portail interne de provisionnement où on vient shooter les développeurs par ricochet. Et c’est vraiment quelque chose qui me tient à cœur. De faire vivre, tu sais, c’est un peu comme le jardin. J’adore beaucoup jardiner. C’est un peu comme cultiver une plante, en fait, et de voir de quoi elle a besoin pour s’élever en tant que plante. Et ça, c’est quelque chose qui m’anime, qui me fait vibrer dans la vie, de voir des choses grandir, s’élever.

 

Olivier My  04:27

– Super, merci pour cette belle introduction. Et justement, nous, quand on s’est rencontrés, ou en tout cas, quand on s’est parlé la dernière fois, c’était suite à une conférence que tu as faite, qui s’appelait Nous. Le produit dont nous sommes le héros, c’est ça. Et j’avais été fasciné par ça parce que justement, tu avais amené beaucoup de toi à l’intérieur, en plus de concepts autour du changement, bien évidemment, mais surtout beaucoup de toi. Et ça m’avait tellement fasciné que voilà, maintenant on est en face l’un de l’autre et on va pouvoir naviguer un petit peu dans toutes ces questions que moi j’avais. qui font partie de ta vie, de qui tu es, de ce que tu amènes au quotidien. Et du coup, sans trop de surprises, ton nom nous amène à nous dire que probablement que tu es du côté de Madagascar.

 

Yadz Rambelontsalama  05:13

– Oui, tout à fait.

 

Olivier My  05:13

– Et tu me disais tout à l’heure au restaurant que très bientôt, tu auras passé quasiment la moitié de ta vie en France et la moitié de ta vie là-bas.

 

Yadz Rambelontsalama  05:22

– Exactement.

 

Olivier My  05:23

– Et justement, est-ce qu’on peut repartir un petit peu dans ce passé pour savoir d’où tu viens et ce qui t’a permis d’arriver justement à… construire une conférence telle que celle que moi j’avais vue et ce que tu voulais faire passer au travers de tout ça.

 

Yadz Rambelontsalama  05:37

– Merci pour déjà cette invitation. Merci pour ce voyage que tu me proposes de faire vers cet autre moi, en effet, que peu connaissent et que j’aimerais partager à travers ton podcast. Et merci pour l’appréciation que tu as de ma conférence, en fait, cette création que j’ai eue et que tu as utilisé le mot fasciné deux fois, en fait. C’est wow, c’est wow pour moi. Merci.

 

Olivier My  05:58

– Un plaisir. Et donc du coup, tu viens de là-bas, donc Madagascar. Qu’est-ce qui, dans ton enfance, a été peut-être un rêve, un métier peut-être qui, toi, t’inspirait au départ ? Qui étais-tu quand tu étais petit ? Quand j’étais petit.

 

Yadz Rambelontsalama  06:17

– J’étais plein de vie.

 

Olivier My  06:19

– Parce que maintenant, tu ne l’es plus.

 

Yadz Rambelontsalama  06:23

– Et c’est peut-être ça que tout le monde retrouve dans chaque fois où je passe, où tu vois… notion d’enthousiasme en fait et ce côté ouais amène nous un peu de ton énergie en fait à chaque fois et je pense que ça fait la jonction avec mon mois d’avant c’est à dire que mois d’avant, mois petit c’était plein de rêves, astronaute pilote de voiture parce que je lisais des Mickey Vaillant et tout ça et j’étais bercé par des Astérix et du coup Astérix c’était cette idée de aller voir la Gaule en fait où c’est tout ça quoi tu vois et Et l’ironie du sort, c’est que d’un coup, maintenant, je suis à l’équivalent de Lutèce. Je suis arrivé là. Et tu vois, ça se retrouve en fait dans cette histoire. Enfin, ironie du sort, mais dans le sens positif. Je ne sais pas comment on le dit. C’est rendu pété, je ne sais pas. Mais ouais, c’est… Moi, avant, c’était le petit garçon qui pétillait devant toute la beauté de la nature. En fait, c’est-à-dire que… On avait beaucoup de liberté avant. Il n’y a pas cette notion de « t’es où, tracker GPS pour les enfants » et tout ça. Ce n’est pas du tout ça. C’est vraiment, on allait dans le champ et puis on jouait dans le champ et puis on voyait des animaux et puis on suivait les animaux. C’était vraiment la découverte de la vie. Tu as la chanson de Mickey 3D, « Il faut que tu respires » . Le clip, en fait, du « voilà cet enfant qui couvre » , c’est vraiment ça qui… C’était toi, en fait. C’était moi, voilà, pour l’image.

 

Olivier My  07:43

– Et donc, tu t’es balancé dans des études d’astronomie ? Pas d’astronomie, d’astronaute. Qu’est-ce que tu as fait alors ?

 

Yadz Rambelontsalama  07:50

– Alors, ce qui est intéressant, c’est qu’à l’école, j’avais beaucoup de facilités, mais je ne me rendais pas compte. Donc forcément, je me retrouve dans une filière générale. Et dans la filière générale, je me retrouve à faire un bac scientifique. Et ça allait, sans plus de difficultés que ça. Et à un moment donné, je me suis dit, tiens, il n’y a pas de filière astronomie Yadz. Par contre, l’économie… Ça a l’air d’être un gros mix de plein de choses. Donc, je vais inscrire à l’économie. Il arrive le jour J de l’inscription. La queue pour faire l’inscription à l’économie, elle est de là jusqu’à…

 

Olivier My  08:26

– Les gens ne le voient pas, mais en fait, ça a l’air d’être long.

 

Yadz Rambelontsalama  08:27

– Voilà. Mais l’informatique, pour faire l’informatique, il y avait quoi ? Deux, trois personnes ?

 

Olivier My  08:32

– Ah oui. Donc, à l’époque, en fait, c’est un truc qui n’avait pas le vent en poupe.

 

Yadz Rambelontsalama  08:35

– Exactement. Et moi, à ce moment-là, je me suis dit non. Noé, que je fasse toute cette queue et que je perde… tout ce temps, tu sais, plein de vie que j’étais. Je ne voulais pas perdre tout ce temps dans cette queue-là et je suis allé m’inscrire à l’informatique sans vraiment savoir que ça allait m’amener ici, en face de toi, plus tard, tu vois. Parce que je suis toujours dans ce métier-là et c’est un métier qui me fascine toujours, en fait.

 

Olivier My  08:58

– Donc, filière informatique, tu t’es dit, voilà, j’ai l’impression qu’il y a une lumière au bout de ce tunnel-là que personne n’emprunte.

 

Yadz Rambelontsalama  09:04

– C’est ça.

 

Olivier My  09:04

– Et donc ça, c’est quoi ? Tu étais un petit peu ado encore ou c’était déjà plus vieux ?

 

Yadz Rambelontsalama  09:10

– J’avais 18 ans.

 

Olivier My  09:12

– 18 ans.

 

Yadz Rambelontsalama  09:12

– J’avais 18 ans et tu sais, vraiment dans cette insouciance, parce que c’est ça qui est intéressant dans cette phase d’âge en fait, c’est cette insouciance que tu n’as qu’une fois dans ta vie en fait. Une fois que tu n’es plus insouciant, une fois que tu l’as perdu une fois, tu ne peux pas la retrouver cette insouciance en fait. Et c’est ça qui est toujours beau dans cette insouciance, c’est que je cherche toujours, soit aux yeux des gens, tu vois un peu comme toi et moi là, où c’est un peu la première fois. tu vois, un endroit où on est un peu insouciant là, tu vois, on ne sait pas ce qui va nous arriver.

 

Olivier My  09:40

– Totalement insouciant là.

 

Yadz Rambelontsalama  09:41

– Voilà. Et en fait, c’était ça pour moi le côté informatique où ce qui me fascinait, c’est de pouvoir créer quelque chose à partir de rien.

 

Olivier My  09:51

– C’est ce que tu fais aujourd’hui encore.

 

Yadz Rambelontsalama  09:53

– Et c’est ce que je continue encore à faire aujourd’hui. Et c’est ce qui me fait vibrer, en fait. Et c’est pour ça que, dans mes contributions, à un moment donné, je me suis dit, je vais changer de vie. Mais c’est tellement quelque chose qui… C’est un peu comme l’art, en fait. Et c’est intéressant parce que là, on est en plein… Vous ne voyez pas les personnes qui nous écoutent, mais on est dans un lieu où il y a plein d’œuvres d’art, en fait. Il y a des sculptures, il y a des tableaux, il y a une galerie d’art en face de moi. et en fait c’est vraiment l’image comme quoi c’était dans l’art Tu pars d’une pierre, tu tailles et tu arrives à quelque chose, en fait. Ou inversement, un bloc de glace où tu prends ce que tu veux, un tableau blanc, une feuille blanche.

 

Olivier My  10:27

– Qui au départ n’était pas grand-chose, si je puis dire, et qui parfois inspire et amène à des petits, quoi.

 

Yadz Rambelontsalama  10:34

– Exactement. Et c’est intéressant que tu me parles de ça, parce que dans l’art, ce qui me fascine, c’est aussi cette dimension de… Il y a l’œuvre, il y a l’artiste, mais il y a aussi les personnes qui contemplent ou qui regardent l’œuvre, qui font partie de l’œuvre en fait.

 

Olivier My  10:49

– Tout à fait.

 

Yadz Rambelontsalama  10:50

– Et toute cette dimension, je le retrouve dans l’informatique.

 

Olivier My  10:52

– Ah ouais, d’accord. Et donc c’est quelque chose que tu pressentais quand tu étais enfant, et donc 18 ans, et tu fais tes études à Madagascar. Qu’est-ce que tu gardes de cette expérience là-bas ? Parce qu’après tu vas venir en France, mais du coup, qu’est-ce que tu gardes de cette période-là ?

 

Yadz Rambelontsalama  11:10

– Très bonne question. Tu sais, il y a toute cette notion d’énergie que je disais tout à l’heure. Et bien finalement, ça va être toute cette énergie que je vais puiser là-bas. C’est-à-dire que j’ai eu la chance d’avoir une enfance heureuse. Maintenant, avec du recul, je peux dire ça. Sur le moment, il y avait toujours des hauts et des bas, bien sûr. Avec du recul, j’ai eu la chance d’avoir une enfance heureuse, d’être entouré de gens aimants. Et ça donne de l’énergie. Et tu vois, c’est cette énergie que je garde de là-bas et que j’amène jusqu’à ici et que je distribue un peu, notamment dans la conférence. Elle était très énergisante, en fait, cette conférence.

 

Olivier My  11:44

– Tout à fait. Après, cette conférence, c’est très particulier parce que justement, il y a des… hauts émotionnels, des bas émotionnels. Sans pour autant dire que c’est positif ou négatif, mais c’est des émotions qui sont très diverses et variées. Donc effectivement, on en parlera tout à l’heure. Et tu décides, un jour, qu’il fallait aller ailleurs.

 

Yadz Rambelontsalama  12:00

– Tout à fait.

 

Olivier My  12:01

– Comment est-ce que ça s’est fait ?

 

Yadz Rambelontsalama  12:02

– C’est marrant parce que ça rejoint cette notion de souffrance. Nous sommes deux, j’ai une petite sœur, coucou d’ailleurs, et en fait, l’histoire c’est qu’elle part s’installer en France pour les études. Et moi, je n’avais pas du tout de perspective d’aller en France à ce moment-là. J’étais dans mes études d’informatique, ça se passait super bien. Je n’avais besoin de rien, en gros. La jeunesse, l’insouciance. Et à un moment donné, elle part. Et tout d’un coup, tu te retrouves vraiment d’un coup seul. Tu as tout, mais tu es seul. Et à un moment donné, je me dis, mince, pourquoi pas la rejoindre ? Il y a ça et il y a aussi le deuxième facteur. Parce que comme je t’ai dit, comme dans les accidents d’avion… Ça n’a jamais été avec juste un facteur. Il y a une combinaison de facteurs, au moins deux. Donc là, au moins, c’était le deuxième. Le deuxième, c’était qu’il n’y avait pas de suite dans la filière que je faisais ou du moins, je ne me retrouvais pas dans l’informatique telle qu’on le faisait parce que c’était beaucoup de l’informatique de gestion, gestion pure en fait. Donc à un moment donné, je voulais avoir la partie un peu plus scientifique de l’informatique, cette partie de créer, de connecter, etc. Donc je ne retrouvais pas ça. Et les seules filières où il y avait, c’était en France. Et du coup, c’est ça qui m’a amené. Et puis le troisième, c’était bien sûr, à ce moment-là, j’avais quoi, 23 ans, 22 ans dans ces eaux-là ? Et quand tu es encore chez tes parents, à ce moment-là, ça devient de plus en plus compliqué. C’est le troisième facteur. Disons-le.

 

Olivier My  13:27

– D’une manière honnête.

 

Yadz Rambelontsalama  13:29

– C’est ça. Et donc, tu as cette volonté d’indépendance où tu te dis, écoute, non, mais je me casse en fait. Et c’est tout ça qui a fait qu’il y a eu un point de bascule.

 

Olivier My  13:40

– C’est intéressant parce que du coup, là, tu as trois points qui te donnent le désir de bouger. Maintenant, la question qui se pose, c’est qu’est-ce qui te fait faire le pas ? Parce que tu es dans ton pays, entre guillemets, tout va bien. Il y a cette envie d’ailleurs, motivée par différents aspects. Mais du coup, tu n’as pas peur de cet inconnu-là ?

 

Yadz Rambelontsalama  13:59

– À ce moment-là, il y a vraiment beaucoup de cette insouciance. Et j’étais bercé par la phrase de ma mère qui me disait Bon, c’est un peu cliché ou proverbiaux, mais tu vois, c’est un peu ce côté à cœur vaillant, rien d’impossible en fait. Et à ce moment-là, la volonté, c’était de partir du coup rejoindre ma sœur. Donc avec tous ses bénéfices à côté, tu vois. Oui.

 

Olivier My  14:20

– Tout à fait.

 

Yadz Rambelontsalama  14:20

– Et dans le truc, ce qui déclenche vraiment, c’est que mon dossier a été accepté à l’INSA.

 

Olivier My  14:25

– Ah, donc tu avais postulé. Oui.

 

Yadz Rambelontsalama  14:26

– J’avais postulé et mon dossier a été accepté à l’INSA, sous réserve d’un entretien, comme un entretien d’embauche à l’INSA en fait.

 

Olivier My  14:32

– Oui, ok.

 

Yadz Rambelontsalama  14:33

– Et donc à ce moment-là, tout est possible. Et du coup, banco go ! riche de ce dossier d’acceptation, ça a permis de faire toutes les démarches et de se donner un objectif, un sens par rapport à tout ça.

 

Olivier My  14:47

– Et du coup, quand tu arrives en France, tu comprends qu’au moins, tu ne débarques pas sans rien. C’est-à-dire que tu débarques avec une école. Donc après, entre guillemets, c’est de la logistique à gérer, mais tu n’arrives pas dans le vide. Puis en plus, tu as ta sœur qui est là, donc tu peux t’y aider. C’est quoi les premières choses qui t’ont marqué quand tu es arrivé en France ?

 

Yadz Rambelontsalama  15:03

– C’est une très bonne question. J’ai envie de dire juste la première chose.

 

Olivier My  15:07

– La première chose, oui.

 

Yadz Rambelontsalama  15:08

– C’était, il y a bien sûr les différents chocs de culture. Je t’en passe. alors on va commencer par la première parce que c’est ça le truc en fait On prend le TGV et maintenant c’est devenu, et je suis sûr pour plein d’auditrices et d’auditeurs, en fait, ici, là, c’est quelque chose de… Bon, bah, sérieux, quoi ! Mais quand deux trains se rencontrent, un TGV rencontre un autre TGV, il y a ce… La première fois, parce que je prenais l’avion et après on prenait direct un TGV pour revenir au Mans, ma soeur était au Mans à ce moment-là, et ben, je peux te dire qu’on a eu… quatre ou cinq, à chaque fois, ça ne ratait pas, je sursautais, mais c’est quoi ce bordel en fait ?

 

Olivier My  15:52

– C’est vrai que maintenant, tu imagines quelqu’un qui vraiment sursaute dans le wagon, quand il y a ça, tu es là, qu’est-ce qui se passe ?

 

Yadz Rambelontsalama  15:59

– Donc ça, c’était le premier, vraiment marquant, pour te dire que des trucs anodines, mais on peut en parler tout à l’heure, comme quoi les richesses sont inversées, donc il y a une conversation autour de tout ça aussi. Et la deuxième chose, pour te dire que vraiment, choc de culture, son paroxysme, c’est… Le changement d’heure, ça n’existe pas chez nous. Il n’y a pas de changement d’heure. Ici en France, quand je suis arrivé, il y avait cette notion de changement d’heure. Ce qui fait que j’étais à un examen partiel, les premiers partiels. J’arrive, je vais réviser tout ça. J’arrive et je vois des gens sortir. Je me dis putain, ils sont rapides. Ils sont rapides. On vient à peine de commencer. Et là, le prof me voit arriver, ils sont tous gênés. Et moi, je m’installe, tu vois. Je rentre dans l’amphi, je m’installe et les gens, il y en a qui descendent. Il y en a qui continuent d’écrire, il y en a qui descendent. Et donc, je me dis, bon, peut-être que j’avais juste deux minutes de retard, un truc comme ça. Je m’installe et là, il y a un prof qui vient me voir, qui vient me dire, excuse-moi, est-ce que tu peux me suivre ? Et je dis, merde, il y a un problème. Et je descends. Et là, le prof vient me dire, vous savez que vous avez une heure de retard ? Et là, je dis, mais non, j’ai pris le bus de machin qui m’amène à telle heure et exactement… tous les horaires sont alignés en fait et là il y a tout le monde qui se marre en fait, tu sais tout ce qui est en temps de la conversation en fait j’avais vraiment une heure de retard parce qu’on a changé d’heure la nuit pour que tu vois le niveau du choc des cultures là-dedans.

 

Olivier My  17:23

– Donc c’est un peu tout ça que j’emmène dans la conf mais c’est ça qui est intéressant c’est-à-dire que forcément des choses qui apparaissent très simples à un endroit ne le sont pas du tout quand tu changes de contexte et du coup toi quand tu es arrivé en France Tu arrives avec ton propre contexte.

 

Yadz Rambelontsalama  17:36

– Oui.

 

Olivier My  17:36

– Et puis après, tu navigues comme tu peux avec la culture du moment.

 

Yadz Rambelontsalama  17:40

– C’est ça. C’est exactement ça. Je le retrouve beaucoup dans le monde pro, perso. C’est exactement le même truc à différentes phases de ta vie. Je veux dire, moi, mon raisonnement à 30 ans et mon raisonnement à 44 ans, ce n’est pas du tout pareil. C’est un autre contexte. C’est juste que tu navigues à vue par rapport à ce contexte-là.

 

Olivier My  17:58

– Et du coup, tu fais ces études-là. Du coup, je suppose que tu… Soit tu refais cet examen-là ou tu le réussis d’une manière ou d’une autre. Qu’est-ce que tu retiens de ces études-là ?

 

Yadz Rambelontsalama  18:09

– La persévérance.

 

Olivier My  18:10

– La persévérance. Oui.

 

Yadz Rambelontsalama  18:11

– Parce qu’en fait, en gros, tu te doutes bien que c’était… Alors, ce que je ne dis pas à l’antenne, mais quand je suis arrivé ici, moi j’ai un bac plus 8 en fait, j’ai un doctorat d’informatique, même si dans les faits, c’est juste un master. Parce qu’en fait, j’ai fait une licence et je suis arrivé ici en France On m’a dit à ce moment-là, tu vois, l’administratif, je me prends en pleine tronche. Ce côté, non, mais en fait, votre diplôme, ce n’est pas valide par rapport à l’état français. Donc, si vous voulez, vous pouvez, mais vous devez recommencer dès le départ. Donc, je me retrouve à me recommencer dès le départ, en fait, par rapport à ça, avec tout ce bagage, tu vois, contextuel. Et je recommence. Et c’est vraiment cette notion de persévérance, en fait, de se dire, OK, je n’ai pas réussi parce que je me suis complètement craqué l’année d’après. Tu vois, par exemple, rien que cet aspect fac où tu arrives et puis cinq minutes, tout le monde est là, cinq minutes. tout le monde est parti en fait t’étais là mais comment ils savent où sont les salles en fait le mec est vraiment paumé tu vois c’est wow ils sont tous partis en fait et c’est vraiment très dur et donc j’ai repiqué mon année et cette persévérance de se dire non mais ils ne m’auront pas deux fois et puis je sais bosser et du coup j’étais un rat des bibliothèques et puis tu vois tu bosses et puis tu bosses et à force de persévérer tu y arrives en fait finalement.

 

Olivier My  19:25

– T’as réussi à t’adapter un peu oui La force des choses, la force de te heurter à des murs à gauche à droite que tu ne voyais pas venir.

 

Yadz Rambelontsalama  19:33

– Exactement, c’est exactement ça en fait. Et finalement, je trouve que c’est quelque chose qui amène de la confiance quand tu avances dans la vie, de se dire, peu importe ce qui va arriver, on saura s’adapter en fait. Parce que tu as vécu des expériences et tu sais être résilient. Donc être résilient, c’est apprendre des choses par rapport à ça. Et ne serait-ce que la première chose que tu apprends, c’est qu’on est toujours là. Et tu vois, ça veut dire qu’on a réussi à s’adapter dans le truc et on arrive à apprécier le petit oiseau qui est juste derrière toi, Olivier, qui est juste magnifique, en fait.

 

Olivier My  20:06

– Il y avait tellement de couleurs que je ne le voyais même pas. Mais oui, effectivement. Mais c’est vrai que quand on parle d’adaptation, finalement, c’est ça ce que moi, je mets derrière changement. C’est cette capacité à prendre des décisions, de passer à l’action pour un objectif particulier qui est de répondre aux besoins du moment. Et c’est vrai que… quand tu es étranger, que tu arrives dans un autre pays, je pense que c’est de l’adaptation à l’extrême. Parce que non seulement tu dois t’adapter à de nouvelles personnes, à une nouvelle culture, mais aussi à un système qui est totalement différent. Et là, rien que le système d’heures est intéressant de voir quand même que ça existe. Comment est-ce que tu en arrives à avoir ton premier job ?

 

Yadz Rambelontsalama  20:41

– Ah, j’ai envie de dire métro boulot de dos, mais encore une fois, mode persévérance. Parce que tu te rends compte que tu arrives dans un système non seulement qui est élitiste, d’accord, Mais il y a aussi beaucoup de copinage. Avec le recul, avec l’âge, j’ai appris le mot capital social.

 

Olivier My  21:03

– Capital social. Voilà.

 

Yadz Rambelontsalama  21:04

– Même si tu as le capital financier, si tu n’as pas le bon capital social, tu ne rentres pas dans un espèce de clan de ceux qui trouvent les stages facilement, par exemple. Donc voilà, je n’ai pas trouvé de stage facilement. C’était dans la souffrance. J’ai trouvé mon stage, je l’ai fait. Mais tu te rends compte que c’est dans l’informatique, mais j’ai fait mon stage dans l’informatique de gestion. Donc arrive à ce moment-là ce paradoxe de se dire, cool, j’ai un stage, mais mince, c’est le truc que j’ai quitté à Mada, que je ne voulais pas faire.

 

Olivier My  21:37

– C’est ce que je me suis dit à l’instant, je me suis dit, tiens, il y a un truc qui revient là.

 

Yadz Rambelontsalama  21:41

– Et du coup, moi, mon truc à ce moment-là, c’était pourvu qu’ils ne me disent pas, on te garde pour le job. Avec toute l’insécurité qui vient derrière après, tu vois, toute cette insouciance derrière. et en effet c’était vraiment une insouciance. Ce qui est important, c’est qu’il faut savoir saisir les opportunités dans la vie. Parce qu’à un moment donné, il y a une opportunité, un capital social, un potentiel capital social qui s’est ouvert, que je n’ai pas saisi. Et du coup, derrière, tout de suite, tu sors deux rames. Tu as une à gauche, une à droite et tu continues et tu commences à ramer. Et donc, le job, c’était à ce moment-là, pendant que tout le monde cherchait. En plus, c’était la récession, après les subprimes, parce que je sortais en 2009. Donc, récession à mort partout. partout, en fait, gel des embauches, etc. Donc, il n’y avait que les fils d’eux qui connaissaient quelqu’un qui arrivaient à trouver vraiment des stages ou les super bons. Et à ce moment-là, arrive ce côté, bon, ce qu’il y a, c’est un CDD. Et ce qu’il y a, c’est le CDD à la fac, en fait. S’ouvrait à moi, du coup, le champ de soit faire un doctorat, soit accepter le CDD. Mais il n’y avait pas de CDI. Donc, tout le monde à côté signait des CDI, tu sais. Et toi, tu étais là, OK. Eh bien, tu prends des risques, tu dis, je prends le CDD. Et j’ai pris le CDD à l’université. Et je pense que c’est la meilleure décision que j’ai jamais prise parce que ça m’a tout de suite mis dans l’ambiance, recherche, craft, l’agilité par rapport à tout ça et le test. Parce que ce qu’on attendait de moi à ce moment-là, c’était de tester, mettre une batterie de tests pour tous les recherches, tes travaux, des maîtres de conférences, les chercheurs et doctorants et tout ça. De la rigueur. De la rigueur, voilà. Parce qu’ils ne font pas de tests. Ils lancent des expérimentations plein, plein, plein. Ils n’ont pas le temps. Et du coup, toi, en tant qu’ingénieur de recherche, ton job, c’est de stabiliser tout ça. Et c’est tes super formateurs. Je conseille à tout le monde de faire ce CDD-là parce que finalement, alors peut-être que je suis arrivé dans une super équipe qui fait ça aussi. Coucou Triskel, parce que c’est vraiment mon premier job et j’ai vraiment kiffé faire ce job-là. Donc, je l’ai fait deux ans, CDD, et après, vient toujours ce côté CDI. Donc après.

 

Olivier My  23:40

– Effectivement, tu cherches autre chose quand même. Voilà.

 

Yadz Rambelontsalama  23:43

– C’est ça. À bout d’un moment, on me fait comprendre parce que je kiffais tellement le job. Et à ce temps-là, le job, il y avait déjà des conférences dedans, que tu suivais, que tu étais amené à faire des séminaires, des cons, machin, à Saint-Malo. C’était vraiment un univers riche. Et c’est peut-être d’ailleurs la source des conférences que je fais, qui m’anime toujours. C’est le partage entre sachant ou expert, ou peu importe. Tu viens là et tu captes ce que tu peux capter, tu apportes ce que tu peux apporter. Tu vois, les sémages à Mot d’Abeille. Et c’était vraiment ça, ces deux ans que je fais à l’Irisain Ria de Rennes. L’équipe Triskel, franchement, ça m’a transcendé. et on m’a fait comprendre. Est-ce que tu es vraiment sûr de vouloir faire ce grand écart ? Parce qu’à ce moment-là, tu vois, il te fallait un CDI parce que métro, boulot de dos, tous les gens, voilà. Et puis au bout du moment, il y a un CDI qui sourit, mais c’est une SN. Et moi, insouciamment, je me suis dit, mais c’est un CDI. Et les gens me disent, tu es vraiment sûr ? On m’a fait comprendre qu’il est temps que tu cherches, parce que ton CDD va se terminer dans, je crois, c’était huit mois ou neuf mois. Mais tu vois, huit mois, neuf mois, c’était encore loin, tu vois. mais on m’a dit c’est là Et à ce moment-là, c’était une ESN. Et à ce moment-là, tu vois, j’ai dit, ben banco, j’ai trouvé. Et les gens, ils disaient, mais t’es vraiment sûr de vouloir faire ce grand écart ? J’ai jamais, à ce moment-là, j’ai pas…

 

Olivier My  24:56

– Tu comprends pas forcément pourquoi, ouais. Non.

 

Yadz Rambelontsalama  24:57

– Ben je choque de culture, parce que c’est pas dans ma culture du tout. Moi, c’était, ben non, c’est un CDI. Moi, j’annonçais ça à ma famille. Ma famille, tu vois, c’était champagne. C’était, waouh, t’as un CDI, garçon, au bout de toute cette souffrance de CDD. et là à ce moment là tu te confrontes un peu à la réalité comme quoi ah ouais tu manges une deuxième réalité, donc persévérance. Donc tu vois, c’est vraiment persévérance que je regarde. Persévérance.

 

Olivier My  25:16

– C’est vraiment un terme. Et du coup, dans cette ESN, donc là, c’est ta deuxième grosse expérience, de ce que je comprends, c’est à quel endroit ? T’es déjà dans la région de Rennes ? Oui, oui.

 

Yadz Rambelontsalama  25:27

– Oui, oui. Parce qu’en fait, le job à l’IRISA Irisa c’était à Rennes. Donc j’étais déjà à Rennes. En fait, j’étais installé à Rennes. Mon dernier master, en fait, je l’ai pas pris à l’INSA, mais je l’ai fait à en ce temps là ça s’appelait Ifsik maintenant je crois que c’est un autre nom en fait bon voilà Et je sors de là et dans cette SN, en fait, elle était à Rennes, mais l’émission se faisait à Saint-Brieuc. Donc quasiment tous les jours, il y avait peu encore de télétravail, au sens où le télétravail, c’est d’agence en agence. Et ça s’est vraiment mis au bout de… Tu vois, j’étais resté là-bas un an et demi, un an et demi ou deux ans, à Saint-Brieuc. Et en fait, le un an et demi que j’ai passé là-bas, finalement, c’est quoi les derniers trois mois où je pouvais vraiment télétravailler de l’agence à Rennes, en fait. Autrement, c’était train tous les jours, aller-retour.

 

Olivier My  26:12

– Donc pas mal de trajet quand même.

 

Yadz Rambelontsalama  26:13

– Ah oui, c’est mon grande histoire d’amour avec la SNCF à ce moment-là. J’en ai connu des vertes et des plumes mûres.

 

Olivier My  26:21

– Elles sont proches. Dans toutes ces aventures que tu as eues jusque-là, en tout cas, la question que je me posais, c’est est-ce que tu as dû persévérer toujours seul ou est-ce que tu as réussi à t’appuyer sur des personnes que tu as rencontrées en particulier ?

 

Yadz Rambelontsalama  26:37

– En fait, d’abord, ça démarre seul. Et en partageant, là, tu te rencontres en fait de cette formidable valeur française qui est la solidarité. Et ça, tu vois, c’est quelque chose qu’on ne dit pas souvent. C’est d’une beauté, mais… Alors, s’il y en a qui sont sceptiques ou qui se disent que ce n’est pas OK, c’est que moi, de mon œil externe, extérieur, par rapport à toute cette culture, quand je vois ce qui se passe quand vous faites des déménagements, waouh ! Parce que le déménagement, il y a toujours du monde, en fait. Tu vois, c’est rare. Les gens peuvent ne pas être là tout le temps, tout le long du déménagement, ou les proches, mais il y a toujours, en fait. Et tu vois, c’est cette solidarité, elle existe et elle est juste sous-valorisée. Mais elle existe vraiment, et c’est ça qui fait que la France est la France. Parce que, de ce que moi je vois, c’est rare que ce soit juste une aventure solo, en fait. Donc c’est peut-être ça, cette notion de capital social, pour dire, attends, t’as pas encore trouvé les bonnes personnes. Ouais. Tu vois ? Il y a souvent, j’entends ça, non mais c’est normal, tu n’as pas encore trouvé les bonnes personnes. Donc tu vois, ça m’incite encore à plus de persévérance, mais c’est vraiment ce côté, non, je n’ai jamais été seul en fait dans cette aventure. Et tu vois, rien que là, ce qu’on vit là, toi et moi, tu vois, par exemple, c’est vraiment cette notion de je ne suis pas seul sur le chemin. Et ça, ça m’a beaucoup aidé en fait dans tout ça, de savoir que je ne suis pas seul. Donc dans la première partie de ma vie, j’étais dans une famille aimante. Dans la transition entre les deux, c’était de savoir qu’eux, ils étaient là, Parce qu’ils étaient tout le temps là, en fait. Ma famille, je savais que je… je pouvais, tu vois. Même s’ils étaient lointains. Même s’ils étaient lointains, on s’est fixé la règle de tous les dimanches, il y a un call d’au moins une heure, en fait, à se faire pour se raconter sa semaine. Donc, tu vois, il y a toujours cette présence, en fait, et on a essayé de maintenir ça tant bien que mal tout du long, tu vois. Donc, ce qui fait qu’il y a toujours une relation forte. Et après, tu vois, petit à petit, j’ai retrouvé toute la communauté agile, où il y a des formidables personnes, en fait, qui m’ont accompagné, m’ont guidé, m’ont monté. mentoré et c’est chouette. Et à ce côté, la solidarité, je la retrouve aussi là-dedans, en fait. Tu vois ?

 

Olivier My  28:38

– Oui, je vois, oui. Et justement, comment est-ce que tu pars de là, ce que tu es en train de nous raconter, donc le nouveau CDI, ESN et les trajets interminables, à créer une conf telle que tu l’as fait ? Qu’est-ce qui s’est passé sur le chemin et justement, qu’est-ce que tu as voulu faire passer dans cette conférence ? Que moi, j’évoque comme ça, comme si tout le monde savait ce que c’était, mais justement, on va en arriver pour rentrer un peu plus sur les éléments de détail et peut-être le message que tu voulais faire passer. Mais c’est quoi ce trajet qui nous amène à ça ?

 

Yadz Rambelontsalama  29:08

– Ce trajet, c’est comment réussir, finalement, par rapport à toute cette histoire, en fait, que je vous raconte depuis le début, même avec le chien, tu vois, qui fait le lion. C’est de se dire, comment est-ce que tu réussis à transformer une histoire a priori négative, tu vois, un narratif qui semble négatif au premier abord, à quelque chose qui soit positif, en fait. Donc, il y a vraiment cette notion de… transformation et cette transformation elle m’anime partout dans mon job où j’ai un produit et finalement le challenge c’est de réussir à faire de 0 à 1 en fait de 0 à 1 que ce soit des utilisateurs que tu acquiers ou de 0 à 1 pour il y a une souffrance quelque part et puis tout d’un coup tu enlèves cette souffrance chez l’utilisateur et tu le vois satisfait, il y a toujours cette histoire là Et finalement, quelque part, c’est ça que je voulais retranscrire dans la conf. J’ai voulu faire une ode à la vie, à l’analogique. Et tu vois, c’est vraiment à l’altruisme, en fait. Tu vois, c’est ce côté l’autre. Parce qu’il y a toujours cette notion de, ouais, c’est l’autre, quoi. Et tu vois, toujours l’autre, il est toujours, bof, c’est l’autre, quoi. On est toujours le con d’un autre, en fait. C’est à chaque fois. Et je voulais vraiment prendre ce contre-pied par rapport à ça, mais pas juste prendre le contre-pied pour aller râler. Parce qu’il y a dans cette culture française que j’ai acquis, cette notion de « je sais maintenant râler » .

 

Olivier My  30:24

– Tu as développé une compétence.

 

Yadz Rambelontsalama  30:28

– Exactement. Je sais maintenant râler. Mais tu vois, c’est intéressant parce que moi, à un moment donné, on faisait une rétro et je disais « non, mais les gens, c’est là qu’il faut râler. Là ! .

 

Olivier My  30:37

– Là, maintenant, c’est le moment. Là.

 

Yadz Rambelontsalama  30:38

– Maintenant, c’est le moment, en fait. Ce n’est pas dans les daily qu’on fait, quand on fait le daily. Là, là, là, tu es factuel. Là, par contre, en rétro, là, c’est le moment de râler. Et en fait, c’est vraiment cette notion de je voulais faire quelque chose où on ne va pas juste râler. Et le déclencheur, c’est Coucou Juliette. C’est vraiment Juliette Lorenz qui me fait ce feedback à Bordeaux. En fait, il y a deux, parce que comme je disais, il y a toujours des éléments déclencheurs. Avant de parler du feedback de Juliette, je me retrouve à Grenoble. À Grenoble, ils ont un forum ouvert qui est génial, juste. Je fais un forum ouvert et à ce moment-là, dans le forum ouvert, je lance un sujet qui est quelque chose comme l’agilité et le changement climatique. Tu vois, qu’est-ce qu’on peut faire là-dedans, etc. ça Et du coup, ce qui est fabuleux dans les forums ouverts, c’est que tu entends, tu poses ta session et tu vas voir à la salle après l’heure arrivée et puis tu prends avec les bonnes personnes qui sont là, en fait. Et à ce moment-là, je me retrouve tout seul, personne. Et là, je me prends un choc de culture en disant, putain, c’est ça le forum ouvert ?

 

Olivier My  31:32

– Ah bah ça.

 

Yadz Rambelontsalama  31:33

– Ouais. Tu vois ? Et du coup, il y a une personne de l’organisation qui passe et avec qui, du coup, j’échange, qui me dit, ah ouais, non, mais c’est ça le jeu aussi du truc parce que c’est ouvert et du coup, voilà quoi. Je vous passe les détails, on peut s’attarder dessus. Mais ça, c’est le premier élément déclencheur. En me disant, waouh ! Et du coup, quand je vois Juliette Giltour-Bordeaux, je fais ma conf, les gens la trouvent géniale. Moi, je repars avec plein de doutes, en mode, c’est pas ok du tout, en fait. Et j’en parle à Juliette, en fait. Je lui dis, mais c’est pas ok du tout. Et puis, en plus, ça fait écho à Grenoble. Donc, je racontais Grenoble.

 

Olivier My  32:04

– Une certaine solitude, finalement. Voilà.

 

Yadz Rambelontsalama  32:05

– Exactement, tu vois. Et là, Juliette, elle dit, mais de toute façon le truc c’est que si ton contenu est chiant et que tu l’amènes de manière chiante, forcément, les gens ne vont pas adhérer. Et tu vois, ce déclic-là, à ce moment-là, il est tellement puissant. Sur le moment, c’est dur à avaler la bulle, tu vois. Et ce n’est pas vraiment les termes qu’elle a utilisés, mais c’est ma perception à ce moment-là. C’est le sens que ça t’a donné, en tout cas. Voilà, c’est le sens que ça m’a donné. Et à ce moment-là, ça provoque un tel déclic en me disant qu’est-ce qui pourrait faire en sorte qu’une conf ne soit pas chiante, en fait. Et tout d’un coup, tu vois, je commence à me questionner autour de tout ça, autour de finalement, si tu emmènes un expérientiel dans le truc. Et tout d’un coup, je me rends compte que finalement, une conf n’est intéressante que quand il y a de l’interaction. Et finalement, je me rends compte, tu vois, que ce n’est plus une conf, mais ce n’est pas un atelier non plus, mais c’est entre les deux, tu vois. Et tout d’un coup, j’aime bien ce côté entre les deux parce que ça fait un peu moi entre mes deux cultures malgaches françaises. Ça représente moi. Et tout d’un coup, il y a une espèce de moi. qui rentrent dedans, c’est le trait d’union, tu vois. Et c’est comme ça que naît cette conférence. Et du coup, l’idée, c’est, à un moment donné, je veux donner un nom à ça, tu vois. Je trouve que expérientiel. Mais expérientiel, je me dis, ça va être encore trop fade. Qu’est-ce que, du coup, tu vois, comme un bon film, en fait, comment est-ce que tu peux faire un teaser ? Je dis, bon, tu rajoutes le côté disruptif. OK, mais ça veut dire quoi, disruptif ? Donc, OK, ils vont vivre le truc-là au moment disruptif, mais… juste là comme ça, en arrivant, pour s’inspirer, pour dire tu ne vas pas prendre les gens en otage pendant une heure ou une heure et demie de keynote. Qu’est-ce qui ferait en sorte qu’on passe un bon moment ? Et tu te rends compte en fait, par rapport à toutes ces cultures que tu vis en toi, c’est qu’il y a une chose qui parle à tout le monde, c’est la musique. Et ça, Dossi Lemer, tu vois, c’est vraiment tout ça, tout ça. Et tout d’un coup, tu te dis, tiens, est-ce qu’il y a déjà une conf qui a fait de la musique ? Donc oui, il y en a, mais pas de la guitare. Et du coup, hop, je me dis, ben, banco, je sais un peu en faire. Et c’est ça qui est rigolo, parce que les gens, même toi tout à l’heure, tu pensais que je suis chanteur, tu vois, guitariste. Et les gens, ils disent, oui, tu viens de Madagascar, donc forcément tu joues. Mais non, en fait, je joue juste un peu.

 

Olivier My  34:18

– Et encore, t’as pas joué du ukulé. C’est ça, c’est ça, c’est ça.

 

Yadz Rambelontsalama  34:22

– Et à New York, c’était génial, parce qu’à New York, il y a eu William, coucou William, qui m’a accompagné avec son ukulélé. franchement, ce sont ces moments de transcendance où tu te dis tu proposes quelque chose et en fait il n’y a qu’elle qui répond, il y a de l’écho en fait à ce que tu proposes et ça c’est la vraie posture de leader que je veux faire passer aussi dans cette conf là parce que finalement cette conf, je sais plus avec qui j’ai eu cette conversation qui disait mais attends tu parles pas que de l’agilité en fait dedans ou que du produit dedans en fait parce que ton conf c’est nous le produit mais en fait il y a plein d’autres choses, je dis bah ouais, il y a de la culture il y a plein, il y a tout ce qui nous fait de nous humains et le message si tu veux dans mon… parce que j’ai étudié ça, je me suis dit attends il faut aussi que ce soit ancré dans quelque chose de solide en fait par rapport rapport à ton métier de product manager, créateur de produits et tout ça. En fait, comment est-ce que tu encres cette keynote dans, entre guillemets, ta ligne éditoriale ? Et en fait, finalement, c’est vraiment ça le message aussi, c’est de se dire… Au-delà du côté altruiste, c’est aussi ce côté, tous les produits qu’on fait, c’est émotionnel en fait. Ça ramène à l’humain. C’est-à-dire que, je ne sais plus, il y a des études qui ont fait ça, comme quoi le déclencheur d’achat, par exemple, face à un produit, ce n’est pas la logique de la tête, ce n’est pas la logique rationnelle, ce n’est pas de se dire oui parce que c’est moins cher, etc. Non, c’est l’émotion qui te traverse à ce moment-là, qui te pousse à sortir la carte ou pas. Ça, c’est un exemple. L’autre exemple, c’est « de toute manière, ton produit » . À partir du moment où il est, il va faire déclencher des émotions. Parce que s’il y a un bug, il y a une frustration. Si tu as facilité la vie des gens, il y aura une satisfaction. Il y aura ce « Ah ! » Donc finalement, c’est ça, le produit, c’est de l’émotion, c’est de l’humain. Et donc du coup, c’est un peu ce contre-pied à tout ce côté rendre tout lisse, tout propre, tout parfait, tout en questionnant notre droit à l’erreur. Tu vois, par exemple, est-ce qu’on a vraiment le droit à l’erreur ? Ce ne sera pas tout lisse. Ce ne sera pas tout parfait, so what ? Et c’est OK.

 

Olivier My  36:17

– C’est ça que je trouve effectivement beau dans ce que tu proposes. C’est qu’il y a une acceptation que tout ne sera pas tout droit, tout beau. Mais en fait, c’est OK. Et c’est ce qui humanise énormément la chose. C’est pour ça que, par exemple, aujourd’hui avec l’IA, des fois, tout est un peu parfait, même si c’est vrai que tu vois quand même que ce n’est pas parfait. Mais il y a cette vision de, on en oublie de c’est quoi en fait être humain. C’est être parfait dans notre imperfection. Mais c’est surtout apprécier les limites. que l’on peut avoir pour justement partager et faire que justement on soit plus grand ensemble. Et je trouve que c’est ce truc-là que tu réussis à faire passer au sens où même tu l’as dit à Agnor, Agnor tu étais seul au début, mais tu n’étais pas seul à la fin.

 

Yadz Rambelontsalama  36:58

– Exactement.

 

Olivier My  36:59

– Et je trouve que c’est ça la beauté de cette capacité à créer une cohésion, à créer un mouvement. Parce qu’au final, le changement c’est un peu ça. Tout à fait. Cette dimension de comment est-ce que je passe d’un endroit à un autre et comment le chemin… finalement, est aussi appréciable que le résultat. En tout cas, moi, c’est ça que j’entends beaucoup. Et c’est vrai que la dimension émotionnelle est très forte. Ça m’a fait penser, quand tu parlais de ça, il y a une image qu’on donne souvent à ça. En tout cas, ça vient d’un bouquin qui s’appelle Switch. Je ne sais pas si tu as entendu parler. En fait, il y a une métaphore que j’avais beaucoup aimée, moi, dans ce bouquin-là, qui était la métaphore du guide et de l’éléphant. Et de dire qu’en fait, quand tu veux prendre une décision, tu imagines que tu as deux éléments qui t’aident à prendre cette décision-là. Tu as le guide et l’éléphant.

 

Yadz Rambelontsalama  37:45

– D’accord.

 

Olivier My  37:46

– Mais tu imagines bien que le guide, il est tout petit en haut sur l’éléphant, et il essaie de guider l’éléphant. Mais quand l’éléphant, il veut vraiment aller quelque part, grosso modo, tu ne peux pas y faire grand-chose.

 

Yadz Rambelontsalama  37:54

– Oui.

 

Olivier My  37:55

– Et en fait, l’éléphant, c’est cette dimension émotionnelle qui est très forte. Et généralement, effectivement, dans une culture telle que la nôtre, où on veut que tout soit scientifique parce que ça nous rassure, en réalité. La théorisation de tout ce qu’on fait n’est qu’une manière de nous rassurer. pour nous dire, on peut prévoir les choses, maintenant on peut éviter les risques, on peut éviter de se tromper, surtout, alors que la vie, ce n’est pas ça. La vie, c’est plein de tentatives, c’est plein d’hypothèses. Et si on accepte que l’échec ou l’apprentissage, si on le dit autrement, fait partie du jeu, rien n’est si grave que ça.

 

Yadz Rambelontsalama  38:26

– Exactement. Et on a même, j’ai envie de dire, un formidable terrain de jeu, parce que nous, nos expérimentations, au pire, au pire, au pire, tu crées une boucle infinie, tu rebootes la machine. Et voilà, ça repart. On n’est pas en train de sauver des vies. Donc, tu vois, c’est dans l’IT, je trouve qu’on a ce confort-là que souvent on oublie, en fait. Et que souvent, tu vois, je ne sais plus, mais il y a des gens que j’adore et qui kiffent. Il faut qu’on apprenne à savoir se lâcher la grappe nous-mêmes, en fait.

 

Olivier My  38:56

– Oui, il y a un peu d’humilité à avoir aussi.

 

Yadz Rambelontsalama  38:58

– Exactement, beaucoup. Parce qu’en fait, après, ça se comprend culturellement. Parce que tu vois, c’est la culture des sachants, pays des lumières, tu vois. Cette notion de « il faut que tu aies appris le diplôme » , c’est à double tranchant parce que tout d’un coup, c’est le travers de tout ce qu’on vit. Et finalement, cette forme d’humilité par rapport aux différentes erreurs que tu as faites, de les reconnaître et de dire « bon voilà, qu’est-ce qu’on apprend de ça et comment on persévère ? » C’est-à-dire qu’on ne va pas abandonner en fait, mais comment on persévère là-dedans. C’est vraiment à ça que ça me fait écho. Mais ça peut se comprendre, ce côté, cette volonté de trouver La théorie qui résout tout. C’est ça.

 

Olivier My  39:39

– La théorie du monde.

 

Yadz Rambelontsalama  39:40

– Exactement. Mais au-delà du fait, et ça par contre, il ne faut surtout pas l’enlever, parce que souvent on l’oublie, et c’est ce que je ramène aussi dans cette keynote, c’est la démarche scientifique. C’est de se dire, comme tu l’as dit tout à l’heure, on lance des hypothèses, on va valider ces hypothèses-là, on va les tester, on va documenter ce qu’on a observé. Et riche de ça, hop, on relance une autre hypothèse. Le cycle, en fait, continue. Donc après, tu appelles comme tu veux. Est-ce que c’est du BDCA agile ? Est-ce que c’est de la discovery dans le produit ? Mais c’est exactement ça. Tu formules des hypothèses, une démarche scientifique. Par contre, tu vois, et là, c’est important d’avoir ce savoir-faire-là, de faire des démarches scientifiques, en fait, d’aller, tu vois, documenter les choses quand il faut vraiment documenter les choses. Et pas juste dire, ah, c’est dans la tête d’un tel, tu vois. Et là, je me regarde dans le murard aussi en me disant, parce que souvent, je le fais. Tu vois, ce côté, oui, c’est dans ma tête. Et il faut que ça sorte de ma tête, tu vois. Et après, je déculpabilise, tu vois, avec ce côté. Non, mais on reste humain, en fait. Et tu vois, cette humilité de se dire, de toute façon, je ne sais pas tout non plus. C’est que mon point de vue. C’est juste un point de vue à challenger, quoi. Je te l’ai sorti ça, en plus, quand on l’a…

 

Olivier My  40:49

– Oui, tout à fait. Mais c’est justement le fait que même si tu as une démarche dite scientifique, moi c’est vrai que la critique que j’ai aux personnes qui s’appuient trop sur ça, en tout cas sur le monde de la science ou tout ça, c’est qu’on a l’impression derrière qu’il y a une vérité qui va émerger. Alors qu’en réalité, c’est rarement le cas. Il y a une vérité contextuelle et temporellement vraie, mais c’est jusqu’à preuve du contraire. Et je pense que c’est ça, des fois, qui manque de justesse. Et le terme est vraiment important parce que du coup, on peut toujours en faire plus, avoir l’exactitude, chercher l’excellence. Par exemple, moi, c’est des choses que je sais importante pour moi avant, mais en vrai aujourd’hui, est-ce qu’on a besoin d’être excellent dans tout ? Peut-être pas. Peut-être qu’on a juste besoin d’être juste, tout simplement parce qu’avec la justesse, on réussit à toucher au bon endroit, au bon moment, de la bonne manière.

 

Yadz Rambelontsalama  41:41

– Ah, c’est super intéressant ce que tu dis, parce que je suis en train de développer une conférence là actuellement qui est le perfectionnisme versus l’excellence. Et toi, tu rajoutes une autre dimension, l’excellence versus la justesse. Parce que dans ce que… Ça fait complètement écho ce que tu dis. Moi, ce que je suis en train d’observer, en tout cas, c’est finalement, c’est cette recherche de perfection qui foire le monde, en fait. Qui foire tout. Parce que finalement, tu vois, c’est les vacances parfaites, le job parfait, le salaire parfait.

 

Olivier My  42:12

– La silhouette parfaite.

 

Yadz Rambelontsalama  42:13

– Exactement, à chercher toujours plus, toujours plus, plus, plus, plus, plus, plus. Ça ne s’arrêtera jamais. En effet. Et tu vois, c’est ce côté, le perfectionnement, qui nous… rend esclave. Donc, tu vois, je ne sais pas, on est esclave du téléphone, on est esclave de la technologie. Exactement, oui. Pas forcément, mais aussi du côté historique, en fait, de ce terme-là. Mais ce terme-là est vraiment à propos à ce niveau-là. J’arrive mieux à le dire avec ma culture anglaise, pardon. Mais tu vois, c’est le côté perfectionnisme, which is enslaving. Du coup, ça rend esclave, en fait, ce perfectionnisme. Et par contre… Un événement. Oui, merci. Le terme est bien. Oui, c’est très bien. Versus, à côté, l’excellence qui libère. Et moi, je mettais dans l’excellence qui libère cette notion, tu vois, de mon excellence aujourd’hui n’est pas mon excellence de demain. C’est-à-dire, je fais de mon mieux, c’est mon excellent à ce niveau-là, tu vois. Et c’est là où ça fait quoi, ce que tu dis, comme quoi, c’est même pas ça. C’est la justesse, en fait.

 

Olivier My  43:11

– L’excellent d’aujourd’hui, c’est ce qui est suffisant.

 

Yadz Rambelontsalama  43:15

– Exactement. Et c’est ça qui amène cette notion de justesse, en fait. C’est juste parce qu’à aujourd’hui, on ne va pas aller chercher plus. Et on prend ce qui est suffisant.

 

Olivier My  43:24

– Ce qui est intéressant parce que du coup, plutôt que de chercher toujours plus, quand tu sais ce qui est suffisant ou ce qui est juste, c’est-à-dire que tu as une réflexion sur quels étaient tes besoins et quels sont tes objectifs. Et il y a un respect aussi des ressources que tu as. Ce qui est en fait très au cœur du monde d’aujourd’hui, où on essaye justement de faire moins généralement pour faire mieux, alors qu’il y a tout un mouvement encore derrière, souvent technologique d’ailleurs, qui veut toujours faire plus.

 

Yadz Rambelontsalama  43:46

– Oui.

 

Olivier My  43:47

– Et c’est difficile. Il y a toujours ces deux mouvements contre lesquels il faut réussir à se battre et ce n’est pas toujours évident. Il y a une question que je voulais te poser pour boucler la boucle de ce sujet de la conférence. C’était, j’en avais parlé tout à l’heure, moi, Fusintan, j’avais vu sur LinkedIn, d’un coup, que tu as eu un événement particulier. Voilà, ce n’est pas forcément les détails que je trouve intéressants, mais du coup, il y a eu cet événement-là où je t’ai vu disparaître. Et justement, quand il y a eu cette conf qui est revenue, j’ai eu l’impression d’avoir un nouveau Yad. et je serais curieux de savoir au delà encore une fois de l’expérience en question qui n’est pas forcément le coeur de ma question mais qu’est-ce que cette expérience là t’as appris et que tu as injecté en fait dans finalement ce produit artistique qu’est cette conférence là j’ai.

 

Yadz Rambelontsalama  44:33

– Changé de lunette bah voilà très bien maintenant je sais au delà de la ça a l’air d’être une blague mais je vois mieux le monde maintenant et du coup dans ce côté je vois mieux le monde et à… en effet cette notion de là, j’ai cherché la perfection, alors que il aurait été plus judicieux de trouver le suffisant. Et finalement, C’est ce que j’emmène dans cette keynote de se dire, et je le dis dans la keynote en fait, je raconte les détails, un peu de détails de tout ça finalement, cette keynote-là sont trop teasés, mais je raconte cette notion de la quête du toujours plus va t’emmener à une espèce de crise identitaire tôt ou tard. Et tôt ou tard, quand cette crise identitaire te frappe, ça peut être très dévastateur en fait. Et ça a été le cas pour moi. À un moment donné, tu arrives à ce questionnement de se dire qui es-tu vraiment ? Est-ce que tu es français ? Est-ce que tu es malgache ? Est-ce que tu es vraiment product ? Est-ce que tu es técos ? À un moment donné, ça peut être très violent de se dire merde, je ne sais plus qui je suis en fait. Et pourtant, la réponse, elle est tellement simple. Je suis un humain. Tout à l’heure, tu m’as demandé de me présenter, j’aurais dû commencer. Je dis, comment se commencent mes conférences par ça ? D’ailleurs, c’est ça, je dis, j’arrive et j’aimerais me présenter ici comme un humain. Parmi vous.

 

Olivier My  45:55

– Parmi vous.

 

Yadz Rambelontsalama  45:56

– Et la réponse, elle est tellement là pourtant. Et qu’est-ce qui fait qu’on nous sommes humains ? C’est cette notion d’équilibre entre inspirer, expirer. Du coup, ça m’amène à toute cette notion d’équilibre qu’on parlait plein de fois, que je parle souvent, même dans les livres que j’écris. Et cette notion d’émotion, d’acceptation de chaque émotion, en fait. Comme tu dis, plus. au moins positif ou négatif, tu l’accueilles, c’est ton émotion.

 

Olivier My  46:19

– C’est vrai que j’aime bien ce que tu amènes autour de la dimension identitaire, parce que j’ai l’impression qu’on oublie beaucoup ça dans le monde du changement de manière générale ou de la transformation, parce que souvent on l’amène de manière intellectuelle et mentale, ce qui fait que entre guillemets ça vend parce que c’est sécurisant. J’ai l’impression de voir le résultat, tout est bien humilé, tout est bien scientifique, donc tout est bien protégé, barricadé. Alors qu’en réalité… C’est rarement le cas. C’est-à-dire que derrière ça, il y a des gens, des êtres humains, qui vont vivre ça beaucoup plus émotionnellement. Et qui dit émotionnellement, dit remise en question identitaire. Qu’est-ce que ça veut dire pour moi si ce truc-là change ? Qui je suis, du coup, si je change d’étiquette ? Est-ce que je saurais faire ce qu’on me demande de faire ? Donc, domaine d’appétence, domaine de compétence. Et effectivement, cette dimension identitaire est souvent mise de côté. Et j’ai l’impression que… dans cette période que tu as eu, qui pour moi était un petit noir.

 

Yadz Rambelontsalama  47:18

– Oui.

 

Olivier My  47:20

– Très gros noir. Très gros noir. Où justement, il y a eu une absence. C’est peut-être ça que tu as retrouvé. C’est peut-être que tu t’es retrouvé toi-même.

 

Yadz Rambelontsalama  47:27

– Carrément. Carrément, en fait, au sens où… En fait, je me suis rendu compte, cette période noire, que dans tous les moments de persévérance que j’ai, je ne me suis jamais arrêté. Parce que je n’ai pas eu le choix. Donc quand tu n’as pas le choix, c’est un peu marche ou crève. tu marches en fait. Et donc je me suis rendu compte que j’ai tout le temps marché. Et tout du long, j’ai eu la chance d’avoir été accompagné par des personnes formidables. Et à un moment donné, quand les personnes ne sont plus ou que tu parles, les relations se tendent ou n’existent plus, tout d’un coup tu te retrouves dans une espèce de solitude où en effet Quand tout est noir, tout est noir. Tu as du mal à retrouver. Je ne sais plus avec qui j’en parlais, mais j’ai entendu ça quelque part, dans un peu, sûrement, peut-être un de tes podcasts. En tout cas, c’est dans mon cerveau, mais je ne sais pas le retranscrire. Quand tu es au fond du sac, tu ne vois plus le sac, en fait. Tu es dans le noir. Et du coup, pour se dire, c’est possible de retrouver le machin, c’est dur, en fait. Et c’est là où je me suis retrouvé sur ce côté. Tu respires, donc tu es humain. Donc tout ça, c’est OK, en fait. Tu es juste en train de respirer. respire, tu vois ça fait la chanson de Mickey 3D tu vois, faut que tu respires et c’est pas rien de le dire on voit pas mais oui, et dedans tu m’as complètement perturbé mais c’est génial.

 

Olivier My  48:48

– C’est génial il faut que tu respires du coup dans le sac.

 

Yadz Rambelontsalama  48:52

– Exactement et le truc tu vois, ce côté à coeur vaillant rien d’impossible, tout d’un coup ça fait écho à ce moment là, les racines que tu as tu te dis bah en fait, écoute ton coeur qu’est-ce que donc ton coeur Merci. Et c’est à ce moment-là, tu vois, c’est un peu cette notion de, il y a une souffrance et puis ton cœur, qu’est-ce qu’il te dit de faire ? Il te dit, qu’est-ce que tu aimes faire ? J’aime donner des conférences en fait. Et bordel, qu’est-ce que c’est génial ! Et tout d’un coup, tu vois, non pas parce que les gens, souvent, ils disent, ouais, c’est pour te faire mousser, tu vois. Ça y est, tu vas aller te faire mousser. Et en fait, on passe à côté du vrai changement. C’est-à-dire que le changement, c’est de dire, de voir une salle, comprendre le message, ça n’a pas de valeur en fait, tu vois. c’est voir les étincelles, les lumières qui s’allument. partir d’être tout seul leader à plein de leaders et d’y dire, c’est là où on est, waouh, tu vois. Et c’est ça le vrai truc, en fait, tu vois.

 

Olivier My  49:39

– Là, tu te rends compte ce que ça veut dire que d’être humain, c’est qu’en fait, être humain, ça n’a pas trop de sens si on est seul.

 

Yadz Rambelontsalama  49:46

– Exactement. C’est vraiment ça comme quoi tu peux avoir ton capital financier, tu vois, mais si tu n’as personne pour le partager, ça n’a pas vraiment trop de sens. Et c’est là où tu te rends compte que même si tu as juste peu, un verre d’eau, mais que tu partages ce verre d’eau, tu vois, et bien finalement, ça rend une relation possible. Ça va nourrir quelque chose, en fait. Et c’est vraiment ça que je retrouve, moi, dans les conférences, cette notion de partage, en fait. Et bien sûr, actuellement, tu vois, c’est vraiment très décrié, je trouve ça triste, parce que, finalement, on perd ce côté, la racine même de l’humain, en fait, finalement, tu vois, cette notion de qu’est-ce qui fait civilisation ? C’est ce côté partagé à quelque chose, peu importe quelque chose, un endroit, une façon de faire, des valeurs, des trucs comme ça. C’est ça que je trouve qu’on perd face à un capital financier, juste financier.

 

Olivier My  50:36

– Je pense qu’il y a, en tout cas c’est ce à quoi ça me fait penser, c’est qu’il y a une dimension de consommation qui se rajoute à ça. Parce que du coup, dans une conférence, l’intérêt c’est qu’il y ait un retour. On en parlait tout à l’heure, c’est-à-dire qu’être sur la scène, ok, il y a la lumière sur nous, je me mets dedans parce que du coup je fais aussi des conférences, mais en fait ça n’aurait aucun intérêt s’il n’y avait pas les gens. Et s’il n’y avait pas des regards, des sourires, des hochements de tête, positifs ou négatifs, mais des réactions en fait.

 

Yadz Rambelontsalama  51:06

– Complètement.

 

Olivier My  51:07

– Et du coup, quand tu partages que tu es sur la scène, il faut se rendre compte en fait que derrière ça, c’est une interaction qu’on cherche à avoir. D’où le fait que je suppose, mais en tout cas moi c’est le cas, faire une conférence à distance où il n’y a que moi derrière mon écran et puis ensuite même un chat, un truc comme ça à côté, des fois je ne le vois pas, ça n’a pas beaucoup d’intérêt en réalité pour moi. au-delà de l’exercice que j’aime bien pour partager des choses, ne faites pas avoir de conversation après. Moi, ce que je raconte, ce n’est pas une vérité. Et je suppose que toi, c’est pareil. Toi, ce que tu racontes, c’est une expérience, c’est ton point de vue sur une chose, mais qui est amené à avoir une deuxième conversation derrière.

 

Yadz Rambelontsalama  51:44

– Tout à fait.

 

Olivier My  51:44

– Donc, quand tu as toutes les personnes qui se barrent parce qu’il y a une autre conf qui arrive après, du coup, tu perds presque tout l’intérêt de la conférence. Parce que tu te dis, ok, mais du coup, moi, je voulais parler avec vous. mais si vous êtes partis, vous faites comment ?

 

Yadz Rambelontsalama  51:55

– Oui, donc c’est un peu un appel du pied aux organisateurs de conférences, comme quoi il y a des conférences, ça existe, où il y a vraiment 25 minutes entre chaque conférence, et ça te permet d’aller interagir avec les gens, de recueillir, de dire « Ah ouais, toi tu vois ça comme ça, moi j’aurais vu ça comme ça » , et du coup tu vois, tu t’enrichis de la vision de l’autre en fait.

 

Olivier My  52:12

– Mais c’est là où, tu vois, quand je parle de consommation, c’est aussi un exercice qui est dur et qui est dur à changer, c’est que ça j’en avais discuté avec certaines organisations, de se dire « Ok, en fait, tu divises par deux le nombre de conférences, Prêt, hein ? Oui. Mais entre chaque conférence, tu crées un espace pour chaque conférence. Oui. Ça veut dire que tu as la conférence, et ensuite tu as l’espace de conversation autour du sujet de la conférence. Tout à fait. Donc potentiellement entre les participants, ou avec le speaker s’il le souhaite, pour justement alimenter la conversation et avoir les choses. Tout à fait. Un peu en mode forum ouvert.

 

Yadz Rambelontsalama  52:46

– Exactement.

 

Olivier My  52:46

– Intercalaire, qui permet aux gens qui n’ont pas pu choisir, parce que du coup des fois tu as plein de trucs en parallèle que tu veux voir. mais d’avoir l’occasion de pouvoir aussi savoir ce qui s’est passé, etc. Mais ça veut dire, tu vois, c’est là où tu as plein de critères qui se mélangent, et je comprends que ce ne soit pas évident, mais on veut donner du choix, pas trop de choix, et voilà, c’est la difficulté. Mais en tout cas, en tant que conférencier, je te rejoins tout à fait, c’est d’avoir cette conversation derrière qui peut être intéressante. Maintenant, ben voilà.

 

Yadz Rambelontsalama  53:10

– Une espèce de table ronde, tu vois ? Ouais, c’est ça.

 

Olivier My  53:12

– C’est je n’ai pas la vérité, c’est parce que j’étais sur scène que j’ai la vérité. Bien au contraire, d’ailleurs, c’est juste que moi je pose un sujet, avec une certaine conviction, une certaine humanité en tout cas Je pense que c’est comme ça que tu le fais. En tout cas, pas que je pense, que le vie, quand je te vois sur scène, c’est ce que moi j’essaie de faire aussi. Et en donnant un peu de moi, du coup, j’espère avoir un peu de vous. On est une interaction et on crée une relation.

 

Yadz Rambelontsalama  53:35

– Et moi et vous, ça donne nous. Tout à fait. C’est la première lettre, mon premier mot de cette keynote. Le titre de cette keynote, c’est nous. Tout ce que tu mets après, il est rare en fait. C’est d’abord nous. Est-ce qu’il y a un nous ?

 

Olivier My  53:49

– Non mais tout à fait. Parce que je te propose C’est que on s’arrête là.

 

Yadz Rambelontsalama  53:53

– Ça marche.

 

Olivier My  53:54

– Même si je sais qu’on aurait pu encore partir longtemps. Mais j’ai une dernière partie dans notre épisode que j’aimerais te partager.

 

Yadz Rambelontsalama  54:03

– OK.

 

Olivier My  54:03

– Et comme tu peux le voir, j’ai quelques petites questions. En fait, c’est des cartes. D’accord. Je ne sais pas si tu les connais d’ailleurs, mais si tu ne les connais pas, tu ne vas pas les connaître.

 

Yadz Rambelontsalama  54:12

– Je ne les connais pas, mais je les ai entendues dans tes précédentes… Là, voilà. Tu vas en découvrir quelques-unes. Ah oui.

 

Olivier My  54:18

– C’est marrant parce que tu vois, quand les autres, Tu l’entends ? Tu réponds à la question, c’est pas pareil. Attends, tu vas voir.

 

Yadz Rambelontsalama  54:24

– Là, tu es un peu plus inquiet de toi d’un coup, les trois alignés.

 

Olivier My  54:27

– Les trois alignés. Donc effectivement, comme tu le vois, il y a trois paquets. Parce que pour toi, je considérais que ça pourrait être intéressant d’avoir des questions sur le passé, sur le présent et sur le futur.

 

Yadz Rambelontsalama  54:38

– Ok.

 

Olivier My  54:40

– Donc, on va prendre d’abord ce premier paquet. Tu vas voir qu’il n’y en a pas beaucoup, beaucoup. Mais ce que je te propose, c’est de sélectionner dans ces questions-là. On va commencer par le passé. Je te laisse la retourner, nous la lire et puis y répondre.

 

Yadz Rambelontsalama  54:53

– Qu’est-ce qui te motive chaque jour qui ne dépend ni de l’argent ni de la pression du temps ? Waouh ! C’est mon 5 à 7. Dans cette ambiguïté, entre 5h du matin et 7h du matin, c’est le moment de ma vie où ça me motive en fait. Parce que c’est le moment de ma vie où le temps il est à moi. Il n’y a pas de pression du temps, il n’y a pas de pression de l’argent parce que je suis dans mon lit, éveillé, entre 5 à 7, et je fais déborder ma créativité, je choisis. Donc là c’est vraiment… Ce n’est pas renoncer, c’est préférer. Qu’est-ce que mon cœur préfère ? Je choisis un sujet ou des sujets et je laisse mon cerveau vagabonder sur ces sujets-là. Peu importe comment j’améliore ou comment je fais d’autres choses. Mais c’est mon moment 5 à 7. En ce temps-là, par exemple, avant Rupture 12-8, c’est 5 à 7 où j’écrivais, 5 à 7 où je vais challenger mes conférences, 5 à 7 où je vais sur mon produit réfléchir. Où va le produit sur moi-même ? Si je suis moi-même le produit, c’est quoi le sens de tout ça Yadz ? 5 à 7.

 

Olivier My  56:03

– Mais du coup, dans tout ça, ça veut quand même dire que tu es réveillé à 5h du mat. Et ça me motive, carrément.

 

Yadz Rambelontsalama  56:09

– Tu vois ? Du coup, là, je suis dans la motivation de retrouver demain matin à 5h. Me retrouver avec moi-même en fait. Je ne suis pas seul, je suis avec moi-même à 5h du matin. Et comment est-ce que je vais faire vivre ça, tu vois ? C’est à moi.

 

Olivier My  56:21

– Super. Ce que je vais faire, si tu le veux bien… C’est que moi, je vais prendre une autre question qui est dans le passé. Comme ça, on va un peu alterner. Une que toi, tu sélectionnes et une que moi, je sélectionne.

 

Yadz Rambelontsalama  56:32

– Et tu vois, moi, je voulais vraiment que tu participes avec moi. Ah, mais tu veux que j’y réponde ? Ah, mais carrément. Ah, merde.

 

Olivier My  56:39

– Moi, c’est que je vais me poser une question pour toi.

 

Yadz Rambelontsalama  56:42

– Faut bien que je le hack ton truc. Attends, c’est la première fois qu’on le fait à l’extérieur.

 

Olivier My  56:45

– C’est pour ça. Bon, du coup, je vais te donner les questions qui restent et je vais en sélectionner une. Si je veux vraiment jouer le jeu avec toi.

 

Yadz Rambelontsalama  56:52

– Là où il y a un nous.

 

Olivier My  56:53

– Oui, il y a un nous, mais après, moi, je n’avais pas prévu ces questions-là pour moi. Orange adoptons-nous. Très bien, j’en tire une. Alors, je lis la question. Qu’est-ce qui a du sens aujourd’hui pour toi qui n’en avait pas hier ? Tu vois, c’est le genre de question que j’aurais bien voulu te poser, tu vois. Je vais donner, moi, ma réponse. Je peux te donner après la main. Alors, je ne sais pas si je triche un peu, mais je vais revenir sur un sujet qu’on a abordé. C’est le fait de faire moins. Moi, j’ai toujours été dans le faire plus avant. J’ai toujours voulu être le premier. J’ai toujours voulu être en avance. J’ai toujours voulu tous ces genres de trucs-là, être devant. Et en fait, de plus en plus… Alors, effectivement, comme tu le dis, il y a plein de facteurs qui font aussi que maintenant, je réfléchis comme ça. Mais maintenant, je travaille à faire moins pour faire mieux, faire moins pour faire bien. accepter des fois que je ne peux pas faire aussi bien que d’autres personnes ou que je ne serai pas le meilleur ou tel truc. Et en fait, c’est tout à fait OK.

 

Yadz Rambelontsalama  57:55

– C’est top ça.

 

Olivier My  57:55

– J’essaie d’apprécier et donner du sens à ma propre humanité. Et je trouve que c’est déjà pas mal. C’est effectivement quelque chose que vraiment avant, ce n’était pas du tout dans ma manière de réfléchir.

 

Yadz Rambelontsalama  58:05

– Donc c’est mon tour là, c’est ça ?

 

Olivier My  58:07

– C’est pour toi.

 

Yadz Rambelontsalama  58:07

– Ouais, je vois ton regard en fait. C’est là où je vais te décevoir parce que… J’en ai deux en fait. Très bien. Le premier, c’est le luxe. Donc avant, ça prenait des proportions d’avoir la montre luxueuse, d’avoir le luxe de ci, le luxe de ça. Pour me rendre compte que finalement, c’est ça qui tue le monde. Finalement, c’est une recherche de perfection. J’avais encore vu récemment des glaçons qu’on met dans des piscines à Dubaï. Mais vraiment, quoi. Vraiment. Et tu te dis, c’est la villa de luxe, c’est le luxe. C’est de voir la piscine et tout. Vraiment, quoi. Et maintenant, ça n’a… plus de valeur, voire même, tu vois, de tenter, c’est ridicule comme l’exemple que je viens de prendre, mais il y en a tellement, il y en a tellement dans le truc, et de se dire que finalement, le vrai luxe, c’est cette conversation qu’on a là, toi et moi, tu vois, et que nous avons avec l’audience qu’on aura par rapport à ça, ce seront les bonnes personnes, en fait, et tu vois, c’est ça le vrai luxe, en fait, c’est d’aller se dire, vas-y, on se partage un petit verre d’eau, parce que, tu vois, on a du soleil sur la peau, c’est chouette, tu vois, C’est ça finalement le vrai luxe que nous avons appris à oublier. Parce qu’on a appris en fait. On a appris à faire autrement. Des petits, c’est quoi la marque de tes chaussures ? Mais qu’est-ce qu’on s’en fout en fait ? Je veux dire, marcher pieds nus pour ressentir toutes les sensations, c’est ça le vrai luxe en fait. Et on a oublié, tu vois.

 

Olivier My  59:22

– Rien que, quelle est la note que tu as eue ? Mais ça c’est tout un débat.

 

Yadz Rambelontsalama  59:26

– C’est tout un débat ça, ouais.

 

Olivier My  59:27

– Quand on commence à évaluer tout ça, finalement on se dit qui vraiment on est. Effectivement, par rapport à quoi ? Par rapport à des gens qui ont construit quelque chose. est-ce qu’on a eu notre mot à dire ? Peut-être pas Bref, tu vois, il y a toute cette conversation à avoir, mais malheureusement, on ne va pas commencer maintenant.

 

Yadz Rambelontsalama  59:41

– Non, non, non. Et donc, j’ai dit que j’en avais deux. Et le deuxième, c’est l’énergie, mon énergie. Avant, l’énergie débordante.

 

Olivier My  59:49

– Parce que tu disais.

 

Yadz Rambelontsalama  59:50

– Et quand j’ai eu le blackout que tu décrivais tout à l’heure, là, tout d’un coup, je me suis rendu compte que, mince, la vraie valeur, c’est cette énergie, en fait. Et du coup, cette énergie, elle est à combien de pourcents ? Je me la pose tout le temps. Et je la pose à mon équipe. Et je la pose pendant ma keynote à tout le monde en disant, recentrons-nous sur notre énergie et comment est-ce que tu en prends soin finalement parce que courir après le plus de le perfectionnement et tout ça, ça te te bouffe de l’énergie et pourtant les choses comme marcher pieds nus dans l’herbe ça te recharge en énergie c’est vraiment ça en fait, écouter les oiseaux c’est une mélodie qui te recharge, ou qui peut te recharger en fonction de tu vois, c’est cette énergie ça n’avait pas de valeur avant et ça prend maintenant toute la place centrale dans ce que je fais Merci.

 

Olivier My  1:00:36

– Super. Je regarde juste le timing qu’on a. Et au vu du timing qu’on a, je ne suis pas sûr qu’on puisse faire deux autres questions.

 

Yadz Rambelontsalama  1:00:44

– D’accord.

 

Olivier My  1:00:45

– Du coup…

 

Yadz Rambelontsalama  1:00:45

– Tu te rebavardes, c’est ça ?

 

Olivier My  1:00:46

– Au contraire, j’aurais voulu discuter beaucoup plus avec toi.

 

Yadz Rambelontsalama  1:00:49

– Ok, avec plaisir. On peut discuter et faire un deuxième chapitre. Voilà.

 

Olivier My  1:00:52

– On pourra refaire un deuxième chapitre. Du coup, pour aujourd’hui, ce que je te propose, c’est qu’il reste deux paquets.

 

Yadz Rambelontsalama  1:00:57

– Ok.

 

Olivier My  1:00:58

– D’accord ? Il y a un paquet qui correspond plutôt à des questions sur le présent et plutôt des questions sur le futur.

 

Yadz Rambelontsalama  1:01:03

– Bon bah tout est gagné, c’est futur Futur ?

 

Olivier My  1:01:06

– Vu que tu as hacké le jeu et que du coup je me dis que je vais essayer d’y répondre aussi au moins comme ça, ça nous laisse de l’espace à tous les deux avant qu’on s’arrête Je vais te laisser choisir deux cartes et tu décideras donc tu nous liras les deux Qui sera pour toi.

 

Yadz Rambelontsalama  1:01:21

– Qui sera pour moi ?

 

Olivier My  1:01:22

– On peut faire comme ça, si tu veux.

 

Yadz Rambelontsalama  1:01:24

– La première, qu’aimerais-tu accomplir dans les cinq prochaines années ? Et l’autre ? Si tu devais savoir faire quelque chose, entre parenthèses, non surnaturel, en claquant des doigts, ce serait quoi ? Pourquoi ? Comment tu as choisi toutes ces questions en fait ? Parce que c’est wow !

 

Olivier My  1:01:43

– Je les ai choisis par rapport à un ensemble de critères qui était extrêmement prédéfini avant qu’on se rencontre. Non, c’est pas du tout vrai. En fait…

 

Yadz Rambelontsalama  1:01:54

– Moi, je bois tes paroles en plus, tu vois. Non, non, en fait.

 

Olivier My  1:01:56

– La manière dont je choisis les questions, c’est toujours par rapport aux conversations que l’on a avant qu’on démarre l’épisode et à l’impression que j’ai dans la relation que l’on a. Donc le genre de questions que moi, j’aimerais bien que tu…

 

Yadz Rambelontsalama  1:02:08

– Que je te pose, quoi, c’est ça ?

 

Olivier My  1:02:09

– Non, que toi, tu… Je voudrais te poser.

 

Yadz Rambelontsalama  1:02:13

– J’essaie, j’essaie, j’essaie, j’essaie. Franchement, on peut avoir un autre set de cas. Si je devais savoir faire quelque chose, mais je crois que je choisis celle-là et moi je te donne l’autre merci, bravo alors redonne nous la question si tu devais savoir faire quelque chose non surnaturel en claquant des doigts ce serait quoi, pourquoi ? franchement c’est jouer du piano parce qu’en fait quelque part dans toute cette aventure que je vis, je me rends compte que faire de la musique, déjà il y a plusieurs dimensions dans le faire de la musique tu vois, et piano ça fait toujours un truc classe. Il y a cette notion, tu vois… Alors je sais, on peut rentrer dans les débats, est-ce que le piano est plus complexe que la guitare ? Parce que la guitare, c’est à plusieurs dimensions aussi. On ne va pas rentrer là-dedans, mais c’est juste sur cette notion de faire du piano. Il y a toujours ce côté… Après, une fois que tu as su jouer du piano, il y a tout après cette dimension, savoir jouer et faire du piano debout, et pourquoi ? Parce que c’est comme si tu arrives à dompter quelque chose de complexe, parce que c’est complexe t’as plein de touches, t’as plein de trucs en fait t’arrives à dompter ça en fait et en faire quelque chose de waouh sans aller dans le virtuose mais même tu vois, on peut tomber dedans et tu vois c’est vraiment ça à partir de rien, tu veux vibrer des choses et tout d’un coup t’arrives à c’est ça moi que j’aimerais savoir c’est pas surnaturel, je pense que j’ai non c’est pas surnaturel.

 

Olivier My  1:03:49

– Si tu veux, je t’apprendrai.

 

Yadz Rambelontsalama  1:03:50

– Chouette. Ouais, cool. Et bien, avec plaisir.

 

Olivier My  1:03:53

– Très bien, je pourrais te montrer.

 

Yadz Rambelontsalama  1:03:54

– Et tu sais quoi, ce qui serait chouette, c’est que moi, je prends la guitare, toi, tu fais le piano. Et tu vois comme à la gare, les gens qui jouent spontanément à la gare, qu’on fasse un truc spontané comme ça. Je ne sais pas si tu as une piano à queue, tu ne pourras pas le trimballer dans tout le temps. C’est un peu plus dur à sortir. Voilà, c’est ça.

 

Olivier My  1:04:09

– Quoique.

 

Yadz Rambelontsalama  1:04:10

– Faisons une conférence. On l’a déjà fait. Faisons une conférence avec le piano, la guitare, tout ça.

 

Olivier My  1:04:14

– Et bien peut-être pour une prochaine fois En tout cas c’est peut-être un teaser Challenge mais en tout cas on l’a déjà fait à deux où j’ai ramené mon piano et on a fait un truc avec Christophe Kéroumen je sais te trouver un endroit où il y a un piano Oui, effectivement, ce serait mieux parce que je me rappelle de l’avoir trimballé en nature et tout, ce n’était pas évident, mais c’est un autre exercice. En tout cas, faire du piano, super. C’est intéressant parce qu’effectivement, c’est vraiment considéré comme un instrument orchestre, pas juste un instrument, mais un instrument orchestre qui peut se suffire à lui-même, etc. Mais finalement, quand tu joues à plusieurs, tu crées toujours quelque chose de mieux. Carrément. Ça, c’est top. Je réponds très rapidement à la mienne. Vas-y. Qu’aimerais-tu accomplir dans les cinq prochaines années ? J’avais une idée claire tout à l’heure et puis maintenant je me suis emporté dans le piano, donc je ne sais plus. Mais si je devais réfléchir à chaud, vraiment, ce que moi j’aimerais accomplir, c’est faire plus de ce que j’aime avec les gens que j’aime.

 

Yadz Rambelontsalama  1:05:07

– Ok.

 

Olivier My  1:05:07

– Donc ça peut paraître bateau.

 

Yadz Rambelontsalama  1:05:09

– Non.

 

Olivier My  1:05:10

– Mais en réalité, c’est quelque chose qui moi me parle depuis surtout cette année, parce que du coup, j’ai commencé à lancer des choses qui sont vraiment de ma propre personnalité. et je vois que ça résonne avec d’autres gens et au final c’est là que je pense que je m’épanouis le mieux et que probablement je suis le plus pertinent parce que forcément je fais quelque chose qui me ressemble et je crée un écosystème autour de moi de gens que j’apprécie et donc en fait je pense qu’on peut créer quelque chose ensemble aussi donc si dans les futures années j’arrive à faire plus de ce que j’aime avec les gens que j’aime entre guillemets, puis quand je dis j’aime bien sûr c’est très ouvert.

 

Yadz Rambelontsalama  1:05:40

– Je pense que je serai déjà très content je retrouve la justesse dans ce que tu dis j’adore, tu vois ce côté avec le temps, avec les gens, ouais la justesse même.

 

Olivier My  1:05:52

– En tout cas merci pour cet échange qui fut très sympa. Je pense que le podcast Unplugged à l’extérieur va faire des petits parce que c’était quand même très sympa. C’est validé. La prochaine fois, ce sera dans des petites chaises longues au bord d’un lac. Un truc comme ça, tu vois. Yas, du coup, si des personnes veulent te contacter parce qu’elles ont envie de prolonger la conversation, comment est-ce qu’elles peuvent faire ?

 

Yadz Rambelontsalama  1:06:18

– Sur LinkedIn, il y a mon calendrier qui est plugé à mon agenda. Eh bien, sentez-vous libre, en fait, de caler 30 minutes et on peut converser. Ou alors, laissez-moi un message et puis je vous rappelle dans la foulée.

 

Olivier My  1:06:32

– D’accord, très bien.

 

Yadz Rambelontsalama  1:06:33

– C’est simplement que ça, en fait.

 

Olivier My  1:06:34

– De toute façon, je mettrai toutes tes infos.

 

Yadz Rambelontsalama  1:06:36

– Super.

 

Olivier My  1:06:37

– Et libre aux personnes de venir découvrir la belle personne que tu es.

 

Yadz Rambelontsalama  1:06:41

– Oh, merci, mon ami. Merci pour cette invitation. Franchement, ça me touche. C’est génial ce qu’on a réussi à faire là.

 

Olivier My  1:06:46

– Et puis, bah…

 

Yadz Rambelontsalama  1:06:47

– Dans ce cadre-là, en plus. Oui.

 

Olivier My  1:06:48

– Dans ce cadre-là. Et puis, surtout, on n’est pas à l’abri qu’on fasse un deuxième épisode. plein de choses à faire quand même. Donc, merci encore pour tout ça. Super. Et puis, à très bientôt.

 

Yadz Rambelontsalama  1:06:57

– OK, à bientôt. Salam. Au revoir tout le monde.

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